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dames de la maison royale. Art du meunier,
par'M. Malouin , 1767 , in-fol.
Le vent, l’eau font tourner nos moulins :ce n’est plus de la farine que nous deman-dons à nos esclaves ; mais il faut qu’ils nousfournissent du sucre : ce qui leur coûte sou-vent des membres, & même la vie.
II n’y a point de moulins à vent en Italie •les pays chauds & voisins des tropiques nefont pas sujets aux vents variables &c impé-tueux que nous avons si souvent dans lenord , & fur lesquels est fondé l’usage desmoulins à vent ; mais on y supplée aisémentpar l’abondance dvs eaux. Voyage d'Italie ,par M. de la Lande , tome IV, page 49g. (c).
Moulin a bras vu Levant. Cesmoulins, qui font d’un grand usage dansle Levant font composés de deux pierresplates & rondes, d’environ 2. piés de dia-mètre , que l’on fait rouler l’une fur l’au-tre par le moyen d’un bâton qui tient lieude manivelle. Le blé «tombe fur la pierreinférieure par un trou qui est au milieu dela meule supérieure. Par son mouvementcirculaire , elle le répand sur la meule in-férieure où il est écrasé & réduit en fari-ne : cette farine Réchappant par le borddes mucles tombe fur une planche où on laramasse. Le pain que l’on en fait est demeilleur goût que le pain de farine moulueaux moulin à vent ou à eau. Ces moulinsne fe vendent qu’un gros écu ou unepistole.
Moulin a poudre a canon , voye{Poudre et Salpêtre.
Moulin a Tan , voye ç Tan.Moulin a Chaplets, voyq_ Pompe.Moulin a papeterie , voye\ Pape-tier.
Moulin a foulon , voye\ Manu-facture en Laine.
Moulin a tabac. Le tabac qu’onveut hacher est placé dans un mortier deforme cylindrique, dans lequel les pilons,armés de longs couteaux tranchans & bienaffilés tombent alternativement & coupentle tabac en tombant: mais comme les cou-teaux des pilons guidés par deux moisessuivent toujours la même direction, l’ondonne au mortier un mouvement circu-aire qui présente successivement à faction
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des couteaux les différentes parties dutabac.
Ce mortier est armé d’une crémaillèredentée en rochet dont les dents reçoiventl’extrémité d’un cliquet, ce cliquet estfixé à l’extrémité inférieure d’un chevronvertical avec laquelle il est articulé à char-nière. L’extrémité supérieure du mêmepoteau est de même assemblée à charnièredans l’extrémité d'une bascule sur un bou-lon qui la traverse auílì bien que la mor-taise pratiquée dans une des jumelles dela cage des pilons, à travers de laquelleon a fait passer une bascule. Une extrémitérépond vis-à-vis des levées fixées fur l’ar-bre horizontal destiné à l’élever quatrefois à chaque révolution ; ce qui fait baisseren même temps l’autre extrémité & parconséquent celle du chevron , dont le cli-quet pousse une des dents de la cramail-lere du mortier & le fait tourner fur soncentre d’une quantité proportionnée à ladistance d’une dent à l’autre.
Le même chevron est reçu dans la four-chette d’une bascule qui lui sert de guide& où il est traversé par un boulon ; cettebascule, mobile sur un boulon qui la tra-verse & le chevalet qui la porte, estchargée à son autre extrémité par un poidsdont l’effet est de relever le chevron ver-tical ; une des levées échappe l’extrémitéde la bascule supérieure, ce qui met enprise le cliquet ou pié de biche dans ladent qui fuit celle qu’il avoit poussée enavant lors de la descente du chevron : leslevées de l’arbre font au nombre de vingtpour chaque mortier ; savoir quatre pourchacun des quatre pilons armés de couteauxqui agissent dans le mortier, & les quatreautres pour la bascule du chevron. Les ex-trémités de toutes ces levées doivent êtredisposées en élice ou spirale, pour qu’ellesne soient pas toujours chargées à la foisdes poids qu’elles doivent élever ; cet ar-bre , dis-je , porte auílì un rouet verticaldont les alluchons conduisent une lanternefixée sur un treuil vertical. Le treuil porteune poulie qui y est fixée, laquelle aumoyen d’une corde sans fin qui l’embrasse& une des poulies pratiquée fur la fusée ,lui transmet le mouvement qu’elle a reçudu rouet. Cette fusée, fixée à une tige de