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Tome vingt-deuxième.
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quêtons sont de quatre piés de íbngu«ur.

MOUSSE , mufcus , f. f. ( Hist. n ui )genre de plante qui n’a point de fleurs,Sc dont les feuilles font d’une forme par-ticulière. Tournefort, injì. reiherb. Voye[Plante.

Les moujses d’arbres ne font pas des plan-tes moins parfaites, que celles qui s’élèventà la plus grande hauteur , car elles ont desracines, des branches , des fleurs & desgraines, quoi qu’en semant leurs grainesl’art humain n’ait pu parvenir encore à lesmultiplier.

Les Botanistes divisent ces sortes deplantes en divers genres, fous lesquels ilsconstituent plusieurs efpeces différentes,& même si nombreuses, que dans les envi-rons de Paris M. Vaillant en comptoit jus-qu'à 137 , mais comme elles n’ont aucunebeauté , encore moins d’utilité, il feroit inu-tile d’en faire rémunération. Que dis-je ? ilfaudroit trouver lesecret de détruire toutesces sortes de plantes si nuisibles, qui viventaux dépens des arbres , les rendent mala-des & les font périr , en dérobant, en inter-ceptant leur feve par une infinité de petitesracines.

11 semble d’abord que quand les arbresfont attaqués de la moujfe , il ne soit pas sidifficile d’y remédier, & qu’il ne s’agit qued'arracher cette moujfe , fur-tout dans untemps de pluie , où elle est détrempée &s’enleve plus facilement ; mais outre quef opération feroit longue & ennuyeuse ,elle n’a qu’un succès fort imparfait , carla moujfe s’attache si étroitement à Par-bre , qu’il est impossible de l’extirper assezbien pour l’empêcher de repousser bientôtaprès.

M. de Ressons a fait part à l’académie dessciences en 1716, d’un autre moyen pluscourt & plus sûr.. Avec la pointe d’uneserpette il fait une incision en ligne droiteà l’écorce de f arbre malade jusqu’au bois,& depuis les premier es branches jufqu’âfleur de terre ; cette longue plaie fereferme au bout d’un certain temps ,après quoi l’écorce reste nette & garantiede moujfe pour toujours. Voici quel estl’effet de ce remede , qui du premier coupd’œil ne parois pas avoir un grand rapportaumal.

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Les graines de la moujfe ne s’attachent al’écorce d’un arbre que parce qu’elies entrouvent la surface raboteuse , & parceqfelles s’y peuvent loger en certains

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4 u ‘<es conlervent ; ce qui fait les inéga-• s > l'écorce, c’est que la feve n’ycircule p. s> à, moins n’y circule pas assezlibrement . [ á vie nt qu’eîle s’amaííe enplus glande q^nriré dans de certains en-droits, & qu eu y forme des éminencesou de gros tubecc, eSi L > incision d

plus de liberte a , scve . d e „monte dle gonfle trop.,, ^

elle-meme un obstacle a le mouv eme».- -mais en relâchant l’écorcç, o. facilite cemouvement : ensuite la feve aya, c pris uncours libre, & s’étant ouvert tous les - a nauxde l’écorce , elle continue de s’y mouvoiravec aisance, même après que l’écorce estrejointe. Enfin l’écorce ayant alors unesurface unie, les graines de moujfe n’y trou-vent plus de prise. On voir assez que cequi défend les arbres de cette dangereuseplante étrangère, doit aussi les faire profiterdavantage.

Le remede de M. de Ressons ne prévientpas feulement cette maladie des arbres ,mais encore il guérit ceux qui en font atta-qués ; car la feve fe distribuant mieuxdans l’écorce après l’incision, ne fe porteplus tant dans les racines de la moujfe Scautres plantes parasites ; elles périssent parfamine.

Quand fincision a été faite, la fentes’élargit comme si on avoit déboutonnéun habit trop ferré : c’est que la fevecommence à étendre l’écorce dans le sensde son épaisseur plus qu’elle ne l’étendoicauparavant ; enfin la cicatrice fe faitd’elle-mêrae, du moins au bout de deux ans dansles arbres en vigueur & qui onr l'écorce laplus épaisse.

Le temps de l’opération est depuis marsjufqu’à la fin d’avril ; en mai les arbresauroienttrop de feve, & l’écorce s’entr’ou-vriroit trop. II faut faire l’incision du côtéle moins exposé au soleil, la trop grandechaleur empêcheroit la cicatrice de ferefermer assez tôt. Si cependant aprèsl’incision la fente ne s'élargit point, &c’est ce qui arrive aux arbres qui font fur leretour, Sc dont l’écorce çst trop drue poux