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petits ruisseaux qui paraissent n’avoir pasd’autres sources.
En échange, les moujses ne font quel-quefois que trop nuisibles; diverses efpe-ces d 'hypnum se multiplient facilement dansles prés froids & maigres & y étouffentles autres herbes. On les regarde aussi com-me nuisibles aux arbres fur lesquels elless’établissent ; on a cru qu’elles étoient desplantes parasites qui vivent aux dépens deîa seve de l’arbre qui les porte ; le vrai estcependant qu’elles ne peuvent point insi-nuer dans l’écorce des arbres leurs foiblesracines, qu’elles ne croissent que dans lescrevasses déja formées, & ne se nourrissentque du fin terreau qui s’y forme : cepen-dant il peut arriver qu’elles nuisent acci-dentellement , en retenant l’eau des pluies& lui donnant lieu d’alrérer l’écorce parson séjour. Ainsi quand la moujfe s’établitfur un arbre, il convient de l’en ôter leplus qu’il est possible, choisissant pour celaun temps humide, & passant un couteaude bois fur l’écorce asièz rudement pourenlever la mousse, mais enforte que l’onn’entame pas l’écorce jusqu’au vif. Quandce sont de jeunes arbres, il suffit de lesbien frotter avec de gros draps de laine. Sicela ne suffit pas, après avoir raclé la mousse,il faut faire une incision dans toute la lon-gueur de l’arbre, qui aille jusqu’au bois:il faut toujours la faire du côté le moinsexposé au soleil ; la trop grande chaleurempêcherait la cicatrice de se fermer. Letemps de faire cette opération , est depuismars jufqu’àlafin d’avril: en mai, les arbresauraient trop de seve. Après i’incision,la fente s’élargit, parce que la seve étendl’écorce , & la plaie se ferme au bout dedeux ans.
Un auteur moderne a dit que l’on areconnu en Finlande qu’on peut donnerde la mousse aux bœufs & aux brebis, enhiver, dans une disette de foin. Pour cela,on ramasse la mousse vers la saint Michel,& on la met en monceaux dans la campa-gne , fans la serrer, parce qu’attirant beau-coup d’humidité, & la conservant long-temps , elle pourrirait dans les greniers.On n’en apporte chez foi, qu’autant quel’on peut en consommer pendant huitjours. Après savoir bien nettoyée du fableTome XXI I.
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qu’elle peut contenir, on la lave dans deseau bouillante la veille du jour que l’ondoit en donner aux bestiaux. 11s ont de lapeine à s’y accoutumer ; mais on jette unpeu de sel ou de farine dans l’eau chaude»dont il faut l’humecter dans le temps qu’onla leur dnnne ; par là, on releve le goûtde la mousse, Sc on excite l’appétit des ani-maux. On leur en fait manger le matin ;& lorsqn’ils ont été abreuvés , on leurdonne, comme à l’ordinaire, du foin &de la paille. On a remarqué que cettenourriture rend leur chair plus succulente,& leur fumier de meilleure qualité ; maison ne peut en faire usage que pendant l’hi—ver : au printemps, la trop grande humiditéqu’elle contient , nuirait à la santé dubétail. ( D. )
La nature n’a rien fait d’inutile : la moussedont les bruyères font couvertes en Lapo-nie, fournit en été & en hiver la nourri-ture nécessaire aux rennes. En Bothnieseptentrionale elle sert au bétail, mêléeen hiver avec le fourrage. En hiver, leLapon repose dans un lit fait avec de lamousse aux ours. La mousse de marais sert decouche, de lange, de coussin aux enfansLapons ; elle est plus douce que la foie &sert à garantir le corps de l’âcreté de su-rine. L’Istandois se prépare des mets nour-rissans avec de la mousse qui croît chez lui.Les François donnent au vin de Pontacla couleur la plus foncée par le moyen dela mousse marine. Presque toutes lesefpecesde mousse contiennent une couleur. ( C. )
Mousse, ( Marine. ) Fcye^CORALLINE.Mousse grecque,o^Lilacde terre,lauscavi , ( Jardinage. ) plante bulbeusetrès-basse, dont il y a cinq especes : lajaune hâtive , la tardive , la blanche , &la vineuse ; la jaune tantôt hâtive, tantôttardive , a dans le milieu de fa tige jusqu’cnhaut quantité de petites fleurs longifettesfaites en forme de grappes & de bonneodeur ; les autres especes ne diffèrent quepar la quantité de fleurs blanches & vineu-ses qui ne sentent rien.
La cinquième espece , qui est le lilac deterre, est appelée uva ramoja.
MOUSSE , terme de Chirurgie , espece debandage simple & inégal. V. Bandage.
La mousse ou bandage obtus se fait, lors*
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