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Tome vingt-deuxième.
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couverts de plantes aromatiques ou fur !ebord de la mer ; tels font les moutons com-muns de la baffe Provence, d u bas Lan-guedoc , de la partie la plus tempérée desCévenes -, & du Rouífdlon.

Les moutons de Ganges, en bas Lan-guedoc , & ceux de la plaine de la Grau ,en Provence , font les plus renommés ;mais les jeunes moutons qu’on éleve en cepays dans les baífes-cours, qu’on y nourrità la main , qui croissent & qui engraissentprodigieusement, dont la chair devientpar-là singulièrement tendre & délicate ,& qu’on envoie au loin , comme des objetsde luxe : ceux-là, dis-je, auxquels appar-tient précisément la célébrité , ne valentpoint, a beaucoup près les moutons duméme âge , élevés tout franchement dansles landes des mêmes pays, & moins en-core les moutons moins jeunes : c’est à troisou quatre ans qu’ils font les meilleurs qu’ilest possible. Plus jeunes, comme les mou-tons domestiques de Ganges, qu’on mangeà l’âge d’un an ou dix- huit mois, leur chairn’est pas faite ; plus vieux, elle commenceà sécher, à durcir. Le mouton qu’on apporteà Paris, de Beauvais , des Ardennes &du Préfalé , près de Dieppe , a le mémedéfaut que le mouton engraissé de Ganges ,que d’ailleurs il ne vaut point à beaucoupprès ; il n’est que gras & tendre , au lieuque le bon mouton commun de nos provincesméridionales est en même-temps tendre ,succulent, & d’un goût agréable & relevé,& il donne du bon bouillon. On dit queles moutons désistés de l’Amérique, qu’ony éleve fur le bord de la mer , surpassentencore les meilleurs dont nous venons deparler , en délicatesse , en faveur, & enfumet.

Toutlemonde fait que la chair d emoutonse mange rôtie, bouillie , grillée, & fousla forme de différens ragoûts. De quelquefaçon qu’on l’apprête, c’est toujours uneexcellente nourriture; les piés, le foie,les tripes, le poumon & le sang de cetanimal, qui font aussi des alimens usités,ne méritent que les considérations diététi-ques générales qu’on trouvera aux articles,foie des animaux , piés des animaux , tripesdes animaux , poumons des animaux , sang ,diete. Voye\ ces articles.

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La graisse solide ou suif de mouton estemployée quelquefois à titre de médicalment ; plusieurs auteurs en conseillent l’tf-fage intérieur contre la dyssenterie , makcette pratique est peu suivie.- Ce fuisentre dans la composition de quelques em-plâtres & onguens , par exemple , dansl’onguent de la mer de la pharmacopée deParis, ùc. le fiel de mouton est recommandécontre les taies des yeux : la laine & lagraisse de cette laine ou cesipe font comptéesencore parmi les médicamens. V. L AINE&(Esipe. (b)

Mouton du Pérou, camelusperuanus.glama , ou lhama diclus , animal quadru-pède qui a beaucoup de rapport au chameauen ce qu’il rumine , qu’il n’a point de cor-nes , qu’à chaque pie il a deux doigts &deux ongles, & que la plante du pié estrecouverte par une peau molle. Le moutondu Pérou a six piés de longueur depuis, lesommet de la tête jufqn’à la queue , &quatre piés de hauteur depuis terre jusquefur le dos ; il a les oreilles assez longues,la tète alongée , la levre supérieure fen-due , & les yeux grands ; le train de der-rière est plus élevé que celui de devant.Ces animaux font blanc , noirs ou bruns ;d’autres on k toutes ces couleurs. Les Pé-ruviens donnent à ceux-ci le nom da mo-romoro. Foyeç le régné animal divisé en sixclasses , par M. Breílon. V. QUADRUPEDE.

Moutons , f. m. pi. ( Hydraul. ) enfait de cascades, ce font des eaux que l’onfait tomber rapidement dans des rigoles ,& qui trouvant pour obstacle une tablede plomb dans le bas, fe relevent en écu-mant. ( K )

MOUTON , f. m. pecus , oris , ( terme deBlason. ) animal qui paroît dans l’écu deprofil ôc passant.

Le mouton est le symbole de la douceur ,& de la vie champêtre.

De Barjac de Castelbouc en Vivarois ;de gueules au mouton passant d! or , accompagnéen citesd > un croissant d'argent.

Duchilau en Poitou ; de sable à trois mou-tons passant £ argent. ( G. D. L. T. )

Mouton , f. m. Machine à enfoncerdes pieux en terre.

MOUTONS DE DEVANT , terme deCharron , cs font les deux. montans, qui.