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muances serviront encore long-temps à ladésolation des commençans. (í)
MUBAD ou MUGHBAD, (Hist. anc.)nom que l’on donnoit autrefois chez lesanciens Perses au souverain pontife , ouchef des mages, sectateurs de la religionde Zerdusht ou Zoroastre. Foye{ Ma-GISME.
MUCAMUDINS , ( Géog. ) peuplesd’Afrique , qui sont l une des cinq coloniesdes Sabéens , qui vinrent s’établir danscette partie du monde avec Melek-Ifiriqui,roi de l’Arabie heureuse. Ils font une tri-bu des Béréberes, occupent la partie laplus occidentale de l’ancienne MauritanieTan gitane, & habitent les montagnes dugrand Atlas dans retendue des provincesde Héa , de Suz , de Gézula & de Maroc ;la ville d’Agmet est leur capitale. ( D J. )
MUCHLI, {Géogr.} bomg de la Morécdans la Zaconie , entre les sources de !’ Al-phée, à 6 lieues S. O. de Napoli de Bo-ni anie. On conjecture que c’est l’ancienneTégée ; mais la conjecture est bien hasar-dée , car Polybe qui parle beaucoup deTégée, ne marque point précisément lasituation. V. TegÉE. (D. J.)
M u CID AN, ( Geog.) en latin Mulcedi-num , petite ville de France en Périgord,qui avoir été autrefois bien fortifiée parles calvinistes. Elle est à ; lieues de Péri-gueux, & à 4 de Bergerac. Long. 18 , iz.lat. 45 ,6.{D.J)
MUCILAGE , f. m. ( Chim. Pharmac.Mat. tned. ) efpece de corps muqueux , vé-gétal , qui fe distingue par la propriété des’aílimilcr l’eau de maniéré à constituer avecelle une efpece de gelée tenace, letua , &visqueuse, par la parfaite insipidité , &par le moindre degré d’aptitude à la fer-mentation vineuse. Cette substance estexactement analogue à la gomme. Voye[Muqueux, Vin & Gomme.
Le mucilage réside principalement dansplusieurs racines, comme dans celles detoutes les mauves, de la guimauve, dunénuphar, de la grande confoude, le bulbede lis blanc, Sec. & dans les écorces ouenveloppes listes & épaisses de plusieurssemences émulsives , comme dans cellesdes pépins des fruits, principalement des«oings, dans celles des semences de psylliumiTome XXIÍ
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de lin , Sec. l’herbe & les fleurs de malva-cées en contiennent auílì une certainequantité, mais il y est moins nud que dansles racines & les semences dont nous ve-nons de parler.
Cette substance est employée à titre deremede , tant intérieurement, qu’extérieu-rement, & elle est regardée comme l’é-mollient, relâchant, lubréfiant par excel-lence. On ordonne donc pour l’intérieurles décoctions ou les infusions d«.s substan-ces mucilagineuses , dans les inflammationsdu bas ventre , des reins, de la vessie , lespremiers temps des gonorrhées virulentes,le crachement de sang, les pertes des fem-mes , le tenefme , la dissenterie, les diar-rhées par irritation, les coliques bilieuses& inflammatoires , la passion iliaque , l’an*deur d’urine , la colique néphrétique , lafievre hectique & le marasme , le scorbut,le rhumatisme , les érésipeles , contre lesvenins corrosifs , Sec. excepté dans ce der-nier cas, la dissolution de mucilage ne doitpoint être trop chargée ; car elle est très-dégoutante lorfqu’elie est trop chargée.
Quant à l’usage extérieur on emploieaussi la décoction des substances mucilagi-neuses qu’il est permis de rendre plus satu-rée pour cet usage ; on en imbibe des lin-ges ou des flanelles que l’on applique sucles tumeurs inflammatoires, ou bien onapplique quelques-unes des substances mu*alagineufes ; l’oignon de lis par exemple ,convenablement préparé. Voye{ Lis, Mat,med. On fait avec les décoctions mucilagi-neuses des injections qu’on porte dans su-rette , dans le vagin, contre l’inflamma-tion ou les ulcérés de ces parties ; on enbassine la vulve dans les démangeaisonsqui s’y font sentir quelquefois , & qui sontordinairement très - incommodes : on lesdonne en lavement dans le tenefme & laconstipation ; on en bassine les gerfuresdes mamelles, de l’anus, Sec. les hémor-rhoides douloureuses : on les emploie endemi-bain , en pédiluve , Sec.
Le mucilage réduit sous consistence degelée est employé en pharmacie commeexcipient dans quelques préparations offi-cinales solides, telles que les trochisques ,les tablettes, Sec. Retirer un mucilage & leréduise fous cgttcconsistence, c’est ce qu’on