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sortes de crimes, & en particulier à celuides fréquens avortemens. Le maître pouréviter de perdre tout à la fois son enfant &sa négresse, en donnoit Iui-même le conseil;&. la mere tremblante de devenir esclaveperpétuelle , l’éxécutoit au péril de sa vie.(D. J.) (a)
MULBRACHT , ( Géogr. ) ce n’eflqu’un petit bourg d’Allemagne au duchéde Juliers ; mais c’est la patrie d’HenriGoltz , illustre artiste , fils c!e Jean Goltz,renommé par son habileté à peindre sur leverre. Quoiqu’il ne fût point inférieur àson pere à cet égard, il s'est rendu parti-culièrement célébré par quantité de beauxouvrages de peinture qu’il a destinés à laplume dans son voyage d’Iealie , & qu’ila gravés ensuite au burin. Voye\ son arti-cle au mot Graveur. Les noms de cesgrands maîtres nous font bien autre-ment chers, que ceux des électeurs & desprinces, qui n’ont rien fait pour les arts.(D. J.)
MULCIBER , ( Mytholeg. ) surnom deVulcain chez les Latins ; ce surnom nepouvoit échapper à Milton , en appli-quant la fable de la chute du ciel que fitVulcain à celle des mauvais anges : mais ilfaut dire comme ce poete peint cette terri-ble chute.
la Aufoniam land
Men cals d’him Mulciber , and how hesell
From heaven they fabled , thrown by angryJove
Scheer o er the crystalbattlementsfrom morn
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To rtoon he fell ; from noon to dewy eve ,
A fumme’rs d.'ay ; and with the fettingsunDropt from the línith , like àfalling farOn lémnos , the JEgéan ijle.
(D. J.)
MULCTE , f. f. ( Jurisprudence. ) fgdit au palais pour amende ; & mulâer ,pour condamner ou imposer à uneamende.
MULDAU le , ( Géogr. ) rivière deBoheme ; elle a sa source dans les monta-gnes qui séparent la Boheme du duché deBavière , reçoit dans son cours plusieursautres petites rivières, & va se perdre dansl’Elbe, un peu au dessus de Melnick. 11 nefaut pas confondre le Muldau avec la Mul-de , ni la Multe. Foy. Mulde & Multe.(D. J.)
MULDE la , ( Géogr. ) rivière d’Alle-magne , qui prend fa source dans la par-tie méridionale de la Misnie , passe àZwikaw, & après avoir grosti ses eauxde celle de la Multe , elle va se rendredans l’Elbe, auprès de la ville de DessaW.(D. J.)
MULE , f. f. efpece de chaussure à l’ursage des femmes & des hommes. Celle desfemmes est un soulier sans quartier , tk àtalons plus larges & plus plats. Celle deshommes, est un soulier fans courroie, & àtalons tout à fait bas. Le pape a au bout defa mule une croix d’or, qu’on va baiser avecun grand respect. Mule vient de mulleus ,chaussure des rois d’Albe , & ensuite desPatriciens,
Mule , ( Chirurgie .) efpece d’engelure
(a) II eût fans doute été à souhaiter pour les bonnes mœurs & peur la population desblancs dans les colonies , que les Européens n’eulfent jamais senti que de indifférence pourles Négresses ; mais il étoit moralement impossible que le contraire n’arrivât ; car les yeuxse font assez promptement a une différence de couleur qui se présente sans cesse, & lesjeunes Négresses font presque toutes bien faites , faciles & peu intéressées. On ne peurcependant s’empêcher de convenir que de ce désordre il ne soit résulté quelques avan-tages réels pour nos colonies, i®. Les affranchissemens des mulâtres ont considérablementaugmenté le nombre des libres , & cette dalle de libres est , fans contredit, en tout temps,le plus sûr appui des blanc* contre la rébellion des esclaves : ils en ont eux-mêmes ; &pour peu qu’ils soient aisés , ils affectent avec les Negres la supériorité des blancs , à quoiil leur faudroit renoncer si les esclaves sceouoient le joug ; & en temps de guerre , lesmulâtres sont une bonne milice à employer à la défeníe des cotes , parce que ce sontpresque tous des hommes robustes & plus propres que les Européens, à soutenir lesfatigues du climat, a 9 . La consommation qu’ils font des marchandises de • France , en quoiils emploient tout le profit de leur travail, est une des principales ressources du com-merce des colonies, (AA<)