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rnuhdik accompagne les mines d’étaîn, quedans la province de Cornoùaiiles il con-rient une grande quantité de cuivre ; queles exhalaisons qui en partent font nuisiblesaux ouvriers des mines ; que cependantl’eau qui fort dans les mines , après avoirpassé fur cette substance , est un bon vul-néraire & guérit les bleíiùres que les ou-vriers fe font. Voye^le dictionnaire de Cham-bers , au mot Mundick.
Par tous ces caractères, on voit que lemundick n’est autre chose que la pyrite ,dont le soufre & le fer font la base, lapyrite arsenicale est d’une couleur blanche,la pyrite jaune est souvent très-ríche encuivre ; les exhalaisons de la pyrite arseni-cale ne peuvent être que nuiiibles ; sou-vent les pyrites martiales font couvertesd’une croûte d’ochre ; & le vitriol, dontla pyrite est la mine , est très-astringent &par conséquent peut être propre à guérirles blessures. Voyez PYRITE. f —)MUND 1 FICATIF ou MUNDIFIANT,fe dit en Médecine des remedes dé ter tifs,digestifs, defficatifs, cicatrifans & vul-néraires.
Ainíi cette forte de remede sert à plu-sieurs fins. Les emplâtres ou onguensmu/2-dificanfs font ceux qui détergent &c dessè-chent, & nettoyent les ulcérés de deuxefpeces : savoir, les purulens & les sanieux.Voyei ULCERE.
Les principaux ingrédiens de ces em-plâtres font la gentiane, Paristoloche, l’é-nula campana, & les herbes vulnéraires.Voyei Détergent ouDétersif , & fur
tout Y article V ULNERAIRE.
Lemtmdifìeaiif d’ache efiun des meilleursque nous ayons en pharmacie. D’ailleurstous les onguens & les baumes ont unevertu qui approche de celle des mundificatifs.royei Ache.
MUNDUS, ( Littérat . ) nom qui futdonné au fossé que Romulus fit creuser ,quand il eut pris le parti de bâtir la villede Rome. Oa tira fur ce fossé une lignepour en marquer l’enceinte, & le fonda-teur traça lui-même un profond sillon furla ligne qui avoir été tirée pour régler lecircuit des murailles. Voilà quelle fut l’o-rigine de cette ville qui devint la maîtressedn monde, enforte que le fossé de Roma-
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lus, 6c l'univers, , n’eurent en latin
qu’une même dénomination. [D. J.)
MUNGO, f. m. ( Hift. nat. Bot.exot. )Garcias dit que c’est une graine des Indesorientales, de la grosseur de celle de lacoriandre seche , noire dans fa maturité ,& si commune à Guzarate ík à Décan ,qu’on la donne à manger aux chevaux : iln’a point décrit la plante qui produit cettegraine, mais c’est une efpcce de phaféoleque Ray nomme phafeolus oclocaulis , doncla tige est droite , haute de trois piés, por-tant des feuilles & des fleurs semblables àcelles de notre haricot. Ses gousses contien-nent les graines dont parle Garcias, & lesOrientaux font cuire ce légume avec dubeurre. (D. J.)
MUNI A ou MINIE, ( Géog. ) ancienneville d’Egypte, fur le bord occidental duNil; c’est vraisemblablement le Lycopolis deStrabon. On fait dans cette ville des bar-daques ou pots à l’eau, très - estimés auCaire pour leur façon & pour la qualitéqu’ils ont de rafraîchir l’eau : mais ce n’estpas le seul endroit du monde où l’on fabri-que de pareils vaisseaux ; on en fait auMexique , & mieux encore à Patna dansles Indes orientales, roye^. GARGOU-LETTE.
A une heure de Munia , en remontantle Nil, on découvre au haut de la monta-gne, du côté de l’orient, les fameusesgrottes qui commencent de la basse Thé-baïde, & qui continuent le long de cettemontagne jufqu’à Momfallot. Le pere Vanf-feb dit qu’il compta trente quatre de cesgrottes de file, mais que l’enrrée de la plu-part étoit bouchée par la terre qui étoictombée d’en haut. Lcng de Munia, 49, rp»lat. 2S, iç. (D. J.)
MUNICH, {Géog.) Les Allemands écri-vent Monchen , mot qui veut dire h s. moi-nes , en latin, Monachiurn ; ville d’Alle-magne en Bavière , dont elle est la capitale& la résidence ordinaire des électeurs.
Henri, ducde Saxe & de Bavière, fondacette ville en 961, selon Aventin , qui afait l’histoire du pays. Ce prince la bâtiefur le terrain des moines de Schafïelar„Othon IV la fit ceindre de murailles en.1 - t7-
Le palais électoral est un des plus grands»