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leur ville au bourg voisin, à un de leursmois, aune divinité, à des fêtes solennellesqu’on lui avoit consacrées, & à un de sestemples qui setvoit d’asyle aux débiteurs. ■(D. J.)
MÚNYCHIE, (Géogr. anc.) munychiaou munychius poruts , l’un des trois portsd’Athenes. Ce port présentement aban-donné , avoit un bourg de même nom en-fermé par de longues murailles, qui s’éten-doient jusqu’au Pirée. On voir encore assezprès des côtes de la mer, des ruines devoûtes , de colonnes, de murailles, & desrestes de fondemens d’un temple. C’étoìtpeut-être celui de Diane , que l’hilfoire atant célébré , & qui servoit d’asyle à ceuxqu’on poursuivoit pour dettes. Les deuxautres fameux ports de l’Attique , étoientie Pirée, & Phalere. Voye{ PHALERE L>Pirée. {d. J.)
MUNICHIES, f. f. pi. ( Anùq. grecq. )fiSx>v;ci* ; fête annuelle qu’on célébrois àAthènes, & dans le port de même nom,le seizieme du mois Munychion , eni’hon-neur de Diane munychia. Poster vous indi-quera l’origìne & les cérémonies de cettefête dans ses archseol. grecq. /. II, c. xx, t. 1 ,y. 414 & fuiv. (D. J.)
MUNYCHION, f. m. (An iq. grecq.)ftmvziu-/, le dixieme mois de Tannée Athé-nienne ; il contenoit vingt-neuf jours, &répondoit, selon Potter & Giraldi , à lafin de notre mois de mars , & au com-mencement de notre mois d’avril. On l’ap-peloit Munychion , parce que pendant cemois, on célébrois à Athènes en l’honneurde Diane , les fêtes nommées Murtychies.{D. J.)
MUPHTI ou MUFTI , f. m. ( H/st,moderne. ) c’efl le chef ou le patriarchede la religion mahométane. II réside àConstantinople. Voy. MaHOMÉTISME.
Le muphti est le souverain interprète del’alcoran, & décide toutes les questions furla loi. Voy. Alcoran.
II a rang de hacha, & son autoritéest quelquefois redoutable au grand-sei-gneur lui - même : c’est lui qui ceintl’épée au côté du grand-seigneur, céré-monie qui répond au couronnement denos rois.
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Le peuple appelle le inuphtì , ls faiseur deloix , M oracle jugement , le prélat de f ortho-doxie, 8 c croit que Mahomet s’exprime par fabouche. Autrefois les sultans leconsultoientsur-toutesles affaires ecclésiastiques ou civi-les , sur-tout lorsqu r il s’agissoit de faire laguerre ou la paix;à son abord ils se levoientpar respect & avançoient quelques pas verslui ; mais le prince & ses ministres agissent:assez souvent sans participation, & lors-qu’il n’est pas agréable à la cour, on le dé-pose & on l’exile. Le grand seigneur ennomme un autre : on ne regarde pas mêmefa personne comme tellement sacrée, qu’onne ls mette quelquefois à mort. Ainsi en1705, Achmet III fit étrangler ! q muphtiOmar-Albouki & son fils, & Amurat IV,fit broyer vif un autre muphti dans un mor-tier de marbre qu’on conserve encore auchâteau des sept tours, en disant que lestêtes que leur dignité exempte du tran-chant de Tépée, dévoient être brisées parle pilon.
Lorsque le grand sultan nomme un mu-phti, il Tinstalle lui-même dans fa nouvelledignité, en le revêtant d’une pelisse demarte zibeline & lui donnant mille écu*d’or ; il lui assigne une pension pour sonentretien que le muphti grossit parles som-mes qu’il tire de la vente de certains offi-ces dans les mosquées royales. Au reste,il est chef de tous les gens de loi, commekadileskers, mollaks, imans, dervis,j II rend des décrets & des ordonnancesqu’on nomme fetfa , & font extrêmementrespectées. Voye^ Fetfa.
Tous les particuliers ont droit de con-sulter le muphti , & de lui demander sonsentiment dans toutes les occurrences sur-tout dans les matières criminelles. Pourcet effet, on lui remet un écrit dans lequelle cas est exposé sous des noms empruntés;par exemple , si l’on peut convaincre N.par bons témoins qu’il a contrevenu auxcommandement du sultan ou qu’il n’a pasobéi avec soumission à ses ordres, doit-ilêtre puni ou non. Après avoir examiné laquestion, le muphti écrit au bas du papierolul, c’est-à-dire, il doit être puni, ou bienolnia £ qui signifie il ne leserapas. Que si onlaisse à disposition le choix du supplice, i!écrit au bas de la consultation, qu’il re-Xxx %