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écrivent le nom de cette ville en françoisMuret , & en latin Murellum. Pierred’Arragon ayant prisle parti des Albigeois,& étant assisté des comtes de Toulouse ,de Foix & deComminges, assiégea cetteplace avec une armée formidable ; mais ellefut taillée on pieces dans tine sortie que fitSimon de Montfort, & le roi d’Arragonlui-même y perdit la vie. Muret ne contientguere aujourd’hui qu’un millier d’habitans.Elle est fur la Garonne à 3 lieues au dessusde Toulouse. Long. ig, 5 ;lat. 43,30- (D. J.)
MUREX , {hìfi. nat. Conchyl.) coquillagedont le nom se rend souvent en françoispar celui de rocher ; mais nous avons mieuxaimé lui conserver son nom de murex. Obti-nuit nomen muricis htxc concha ob figuramquœ reprœjentat saxorum afpera ; ea-Jern pari -ter voce exprimitur bellica clavaferreis aculeishorrida quam eximiì refert tejìa aámodumcrajfa , mberculisque horrida & afpera propèfummitatem , à latere dextero sulcata & au-rita ; de forte que murex & tribulus signi-fient la même chose ; tribulus veut direchauf -trape , cheval de frise > terme de for-tification.
Le murex est une coquille univalve,garnie de pointes & de tubercules , avecun sommet chargé de piquans , quelque-fois élevé y quelquefois appîati ; la bouchetoujours alongée , dentée , édentée ; la le-vre ailée, garnie de doigts , repliée, déchi-rée ■, le fût ridé , quelquefois uni.
Quoique le caractère générique desmurex soit d’avoir la bouche oblongue ,garnie de dents , & tout le corps couvertde pointes on de boutons, avec une têteélevée , & une base alongée , on y remar-que encore quatre caractères spécifiquesqui déterminent des efpeces essentiellesdans ce genre : i°.le murex qui n’a pointde pointes,. & qui a des ailes; x°. Y araignéequi a des pointes, des doigts ou crochetsremarquables , & que plusieurs naturalistesappellent aporrhaïs ou lu m b. s ; ; °. la troi-sième eípece ou les casques qui fort devrais, murex triangulaires c’est ainsi queplusieurs auteurs les ont nommées ; laderniere est un murex tout cannelé, fanspointes ni ailes ni boutons » avec la tetep’ate : !a bouche dentelée & oblongue dumurex ua détermine le genre*
MUR
A l’aspect de quelques casques, sur-tontdeceux dont la robe est unie , on leur refuse-roi t une affiliation avec les murex ; leur corpsdénué de pointes, semble d’abord leur dé-fendre l’entrée dans cette famille : mais i onchangera d’avis, si l’on examine leur bou-che oblongue & garnie de dents, c’est lepremier caractère des murex ; ensuite leurcorps uni, coupé d’une excroissance sail-lante, & souvent d’un repli mince & très-sensible vers la bouche , dénote l’appa-rence de quelques tubercules. Enfin , dansles circonvolutions d’une tête peu éle-vée , on voitlanaisiancedeplusieurs pointes& trois gros replis íaillans interposés dansleur contour : en faut - il davantage pourêtre de vrai murex, à la vérité moins hérissésque les autres ?
Comme le mot de murex fe prend pourtoute couleur de pourpre , on en fait unnom générique dont les pourpres ne fon£qu’une efpece ; de-là est venu la confu-sion des différens genres qui fe trouventdans la famille des buccins. Virgile dit 1
Tyrioque ardebat murîce lana.
parce que le suc de ce poisson fervoit chez lesanciens à teindre leurs robes de pourpre ,& que ceux de Tyr y excelloient. FabiusCohunna distingue le murex du pourpre &du bucc’n ; il est vrai que la distinction estjuste , mais il ne l’a pas faite avec son génieordinaire. II dit que fa pourpre rapporte labelle couleur de pourpre ; que le murex estcouvert de pointes & de tubercules ; & quele buccin fe distingue par ses circonvolu-tions longues & lisses; cependant i°. il nedevoit pas ignorer que la couleur pourprefe tire également du murex comme de lapourpre, & même de quelques efpeces debuccins; z° qu’il y a des murex qui onttrès-peu de pointes & de tubercules; 3;®,que tous îes buccins ne font pas hsses. Sîcet habile homme eût cherché d’autres ca-ractères p’us essentie's, il eût peut-êtreprévenu les erreurs que son autorité a faitnaître fur cette matière.
Comme la famille des murex est d’unetrès-grande étendue, il est à propos d’ertformer des divisions prises des marques gé-nérales communes à un certain nombressespçcvs, i°. Quelques-uns sonc toutgarq