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Cette organisation n éclaircit guere le mys-tère de nos sécrétions. Mais comment le par-fum s’est-il séparé de la masse du sang ?Quelle a été cette manipulation ? C’est-làce principe des sécrétions, ce point d’ana-tomie que les plus grands maîtres de sartn’ont encore pu mettre en évidence. Ils neretireront de-cette nouvelle organisationaucune nouvelle lumière pour développercet ancien mystère. Tout se réduit ici àla seule différence de la conformation ex-térieure de la glande, de la forme de sonrécipient, & du reste de la conduite durecrément d’avec les glandes ordinaires :différences dignes d'etre observées, d’ëtrecomparées avec ce qu’on trouve dans l’hom-me & dans les animaux , pour connoîtreles divers moyens employés pour les mê-mes opérations. Nous devons nous entenir là , jufqu’à ce que ces variétés mieuxconnues, nous taisent voir les autres avan-tages qu’on en peut retirer.
Le parfum ríefi jamais plus fort que quandil ejl récent. Les grains glanduleux & lespremieres vésicules du musc font de vraismamelons, & de vrais entonnoirs où lapommade se forme, se ramasse dans lesfollicules & dans le sac.
Elle s’est trouvée d’une force extraordi-naire cette pommade deux jours après lamort de notre musc : observation contraireà ce qu’en ont publié plusieurs auteurs furla foi des marchands & des voyageurs, quiassure que la pommade est fort puante lors-qu'on la retire de l’anìmal, & qu’en vieil-lisant dans ses bourses, elle prend peu-à-peu le parfum & la qualité de musc , tou-jours plus fort à mesure qu’il est gardé pluslong-temps.
Cette erreur doit être imputée â la façondont on détache les bourses : les chasseursqui ne font pas anatomistes, ouvrent enfaisant cette opération le gros boyau & lesdeux poches qu’il a à ses côtés, qui donnentune liqueur d’une odeur extrêmement puan-te ; ils ouvrent & enlèvent le boyau , &ces deux poches ; ils les renversent pourenfermer le parfum; ils les lient & lesferrent comme une bourse de paysan, pourl’empêcher de s’échapper. Son odeur ,quoique forte, ne perce point à travers laçoche qui est sort épaisse, ôc enduite exté-
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rieuremenÉ des matières fécales & d’unéliqueur puante , la mauvaise odeur qui estau dehors se dissipe avec le temps, au lieuque le musc bien enfermé ne perd rien , &se fait sentir fortement à la premiere ouver-ture du sac.
II est constant que le parfum durant lavie du musc & d’abord après sa mort, estd’une violence extrême.
11 réside dans le seul organe qui le filtre &qui le contient. Plusieurs personnes ont ciuque toutes les parties de l’animal fournis-saient une odeur de la même nature ; maison a tout lieu d’assurer , qu’elle réside uni-quement dans la pommade & dans l'organequi la filtre & la contient: fi les autres,parties en ont quelque impression , elleleur est étrangers, c’est la pommade quila leur a donnée : voici des expériences quile prouvent.
M. de la Peyronie a coupé une portiondu j-oumon , du foie, de la rate , &• dedivers muscles : il a imbibé une petiteéponge fine du sang & de l’humidité, qu’ila trouvé dans la poitrine & dans le basventre de l’animal. II a-renfermé toutes ces.parties dans différentes armoires ; il les avisitées soigneusement tous les jours, jus-qu’à ce qu’elles ayent été pourries ou dessé-chées ; elles n’ont “jamais donné d’autresodeurs que celle du sang, ou d’une chairordinaire pourrie ou desséchée , sans le.moindre parfum de musc.
LaJìruSure particulière de Vorgane formece parfum. La qualité des ali mens peu t aug-menter la production de la pommade; ellepeut même fortifier ou affoiblir I’odeur duparfum. Cet animal ne vivoit que de viandecrue, & le parfum qu’il fournissoit avecabondance étoit excessivement fort ; il y apourtant apparence que les diverses prépa-rations que les alimens, quels qu’ils soient,reçoivent dans le corps de l’animal, ouplutôt la structure singulière du couloir ,à travers lequel la sécrétion du parfum sefait, y contribue plus que toute autre cause.
C’est par cette raison qu’il y a des per-sonnes qui exhalent une odeur musquéedans certaines parties glanduleuses & chau-des du corps : M. de la Peyronie connois—soit un homme de condition, dont le des-,sous de faisselle gauçhe répandait durant.