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Tome vingt-deuxième.
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M U s

en partie voisin de la peau. On ì’appelleausii cutané externe. Vaye £ CUTANÉ.

Ce nerf naît de l’union de la quatrième& de la cinquième paire cervicale & deleur communication collatérale avec latroisième & la sixième paire ; í! va gagnerle muscle coraco brachial : le perce obli-quement, & descend tout le long du bras& de savant-bras en jetant plusieurs silets,& en Rapprochant de la peau ; il va fe ter-miner anx tégumens de la partie inférieuredu poignet, à ceux du pouce & de la con-vexité de la main , & communique avecun rameau du nerf radical.

M U S C U L U S, f. m, f Histoire a.tic. )machine dont les anciens fe fervoient dansl’attaque des places pour faciliter les ap-proches, & mettre à couvert les soldats.C'étoit un mantelet ou gabion portatiffait en demi-cercle , derriere lequel fetenoit le soldat , ou travailleur, & qu’ilfaifoit avancer devant lui par le moyen desroulettes fur lesquelles cette machine étoitsoutenue. M. le chevalier de Folard, quidans son Commentaire sur Polybe , a décritainsi cette machine, s’y moque agréable-ment du docte StWechius, qui prenant àla lettre le mot mufculus, en a fait uneboëte quarrée soutenue fur quatre piés , &renfermant un reílort qu’on faifoit joueran moyen d’une manivelle, pour dégrader& miner les murs de la ville assiégée.

MUSE DU CERF, ( Venene. ) c’est lecommencement du rut ; & muser fe dit descerfs, lorfqu'ils commencent à sentir leurschaleurs & entrer en rut ; alors ils vontpendant quelques jours la tête basse le longdes chemins & des campagnes: on dit alorsque les cerfs commencent à muser , celadure cinq ou six jours.

MUSEAU , f. m. ( Gramm. ) il fe ditdu nez de certains animaux ; ainsi la beletteau long museau , &c.

MUSEAU, ( Serrurerie . ) c’est la partiedu paneton de la clé dans laquelle les râ-teaux passent. Le museau recreufé est refen-du en long pour recevoir une broche poséesur la couverture de la serrure , & commu-nément de la même épaisseur que la porte.

MUSEAU, terme de rivière , se dit du de-vant du nez d’un grand bateau-foncet. Mu-seau se dit aussi d’une corde que l’on ferme

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à terre pour empêcher que le devant d’unbateau ne s’en éloigne. Voye^ CoUTER.

MUSÉE, f. m. ( Gram. ) lieu de la villed’Alexandrie en Egypte, où l'on entrete-nois, aux dépens du public, un certain nom-bre de gens de lettres distingués par leurmérite, comme l’on entretenait à Athènesdans le Prytane les personnes qui-avoientrendu des services importans à la république.Le nom des muses, déesses & protectricesdes beaux arts, étoit incontestablement laj source de celui du musée.

Le musée situé dans le quartier d’Alexan-drie appelé Bruchion, étoit selon Strabon,un grand bâtiment orné de portiques & degaleries pour fe promener, de grandes sallespour conférer des matières de littérature ,d’un failon particulier où les fa vans man-geoient ensemble. Cet édifice étoit un mo-nument de la magnificence des Ptoleméesamateurs & protecteurs des lettres. '

Le musée avoir ses revenus particulierspour I’entretien des bâtimens & de ceuxqui 1 habitaient. Un prêtre nommé par lesrois d Egypte, y présidoit. Ceux qui demeu-raient au musée, ne contribuaient pas seu-lement de leurs foins â I’utiliréde la biblio-thèque; mais encore par les conférencesqu’iîs avaient entr’eux, ils entretenaientle goût des belles-lettres, & excitaientl’émulation ; nourris & entretenus de toutce qui leur étoit nécessaire , ils pouvaientfe livrer tout entiers à l’étude. Cette vieheureuse & tranquille étoit la récompense,& en méme temps la preuve d u mérite &.de la science.

On ne fait positivement si le musée futbrûlé dans l’inrendie qui consuma la biblio-thèque d’Alexandrie, lorsque Iule-Césarassiégé dans le Bruchion , fut obligé demettre le feu à la flotte qui étoit dans le' port voisin de ce quartier. Si le musée futenveloppé dans ce malheur, il est certainqu’il fut rétabli depuis ; carStrabon qui écri-voit fa géographie fous libéré, en parlecomme d’un édifice subsistant de son temps.

Quoi qu’il en soit, les empereursromaínsdevenus maîtres de l’Egypte, fe réser-vèrent le droit de nommer le prêtre quiprésidoit au musée , comme avoient fait lesPtolemées.

L’exnperçur Claude fonda encore u»Ffff i