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huileux , que nos parfumeurs appellentJíaâe.
Outre les myrrhes liquides , les anciensdistinguoient pluíieurs fortes de myrrhesolide ou en malle , entre lesquelles Galienregardoit la myrrhe troglodityque pour lameilleure , & après elle la myrrhe min-réenne, minnaea , ainsi nommée des Min-néens , peuples, de l’Arabie heureuse, queStrabon , /. XVI, p. 798. met furies côtesde la mer rouge. Enfin , Diofcoride faitmention d’une myrrhe de Béotie , maison ne la connoìt point du tout aujour-d’hui.
La myrrhe donc , myrrha , qfs. ’S.sotáDioíc fàpf'ts Hippocratis mor.. des Arabes,cil un suc résineux , gommeux , en mor-ceaux fragiles de différentes grandeurs ;tantôt de la grosseur d’une noisette oud’une noix , tantôt plus gros ; de couleurj.aune , rousse ou ferrugineuse , trans-parens en quelque maniéré, & bri Han s.Quand on les brise , on y voit des veinesblanchâtres à demi - circulaires ou sphé-roïdes ; son goût eíì amer, aromatique ,avec un peu d’âcreté , qui cause, des nau-sées. Quand on la pile , elle donne uneodeur forte , qui frappe les narines ; &quand on la brûle , elle répand une. agréa-ble fumée.
Myrrhe, ( Chimie , Pharmacie- & Mat.,médis. ) on doit choiíir celle qui est fria-ble , légere , égale en couleur dans toutesles parties , fans ordures, très-aromati-que, d’un roux foncé & demi-tranfpa-rente ; la. plus mauvaise est celle q.ui estnoire , pesante & sale.
II s’ensuit de fa qualité de gomme-réíine,yoyei GoMME-RÉSINE , qu’elle ne doitêtre soluble cju’en partie dans l’eau , dansî’efprit de vin rectifié , & dans les huiles.Elle fe dissout cependant en entier, oupeu s’en faut, dans l’efprit de vin tartarifé,& presque entièrement dans la liqueur quife sépare du blanc d’œuf durci , que l’onfait résoudre ou tomber en deiiquiumavec la myrrhe , en les exposant ensembledans un lieu humide ; opération qui fournitce qu’on appelle très-improprement dansles boutiques , huile de myrrhe par défail-lance. C,es deux derniers, phénomènes mé-ritent á'à<î «H'úUtfS PV de nouvelles
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observations, & ils font très-singuliers'*si ce qu’en ont dit les auteurs est conformeà la vérité : selon l’analyfe de M. Car-theufer, une once de belle myrrhe estcomposée de sept gros de substance gom-meuse inséparablement barbouillée d’un petlde résine & d’huiie , de deux scrupules &quelques grains de résine chargée d'huileeílentielle & d’environ douze grains d’or-dure absolument insoluble. La myrrhechoisie , distillée à seau , donne au rap-port deFred Hoffman, qui prétend avoirexécuté cette opération le premier. Ohs.phys. chim. I. I, obs. 5. environ deux d tag-ines , & même la plus parfaite , juíqu'àtrois dragmes par livre d’huile essentielle ,dont une partie est plus pesante que l’eau.
& une autre partie nage à fa surface.
La myrrhe est un des remedes que les.anciens ont le plus célébré, Lc que les.modernes ont a uni compté parmi les mé-dicamens. les plus précieux. Elle poíìèdetoutes les qualités des gommes résines àun degré que l’on peut appeler tempéré oamoyeu , qui permet de f employer dans tous.les sujets & dans tous les cas où les gom-mes résines font indiquées-: dire de ce re-mède , que les anciens <k les modernesl’on t également célébré, c’est assez faire,entendre qu’ils lui ont attribué .^générale-ment toutes les vertus. Celles qui font le.plus reconnues font fa qualité stomachi-que, roborante , apéritive & utérine ; auffison usage ie plus fréquent est pour donneirdu ton à l’estomae, pour fondre les obs-tructions , surtout bilieuses ; pour rani-mer , & fur-tout pour faire couler les ré-glés ; on la dorme rarement feule, maison la fait entrer fort communément dansles piìlules ou bols stomachiques, fondans,emménagogues, & dans les préparations-officinales, dont la vertu dominante estd’être cordiale ou excitante. Les qualité»bezoardique &’antiputride, ne font sou-dées que fur des préjugés : la derniere sur-tout qu’on a estimée fur Pufage que les.anciens faifoient de la myrrhe dans les ern-baumemens, est on ne peut pas plus pré-caire, voyej^ Embaumement &Mumieìla vertu vulnéraire & cicatrisante est com-mune à la myrrhe & à tous les sucs balsa-miques ,, liquides & concrets j mais uotr-£-