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Tome vingt-deuxième.
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N A J

que l’on croyois présider aux fontaines &aux rivières. Vvye\ NYMPHE & Dieu.Ce mot dérive du grec ,je coule, oude >íeJ ® , jcséjourne.

Strabon dit que les naïades étoient desprêtresses de Bacchus.

Nonnus prétend que les naïades étoientmères des satyres ; on les peint assez or-dinairement appuyées fur une urne quiverse de I’eau , ou tenant un coquillage àîa main. On leur offroit en sacrifice deschevres & des agneaux avec des libationsde vin , de miel, & d’huile ; plus souventon se contentoit de mettre sur leurs autelsdu lait, des fruits & des fleurs ; mais cen’étoit que des divinités champêtres, dontîe culte ne s’étendoit pas jusqu'aux villes.On diíiinguoit les naïades e n naïades pota-milles & en naïades limnades ; celles-ciétoient les nymphes des étangs ou desmarais du mot • , un étang , un lac ; les

potamides étoient celles des fleuves & desrivières, leur nom étant dérivé de sr«r*/wr,fleuve. ( G)

N A J AS-NAIDE , ( Hìst. nat. Botan. )nom donné par Linnaeus au genre de planteappelé par Vaillan & Micheli fluvialis :voici ses caractères. II produit des fleursmâles & femelles distinctes. Le calice par-ticulier des fleurs mâles est d’une feulefeuille de forme cylindrique tronquée à labase, s’appétissant vers le sommet, & dontia levre est divisée en deux segmens oppo-sés , panchés en arriéré. La fleur mâle estcomposée d’un seul pétale, qui est untuyau de la longueur du calice, partagéen quatre quartiers ; il n’y a aucune éta-mine, mais le milieu de la fleur produitune boísette droite & oblongue. La fleurfemelle n’a ni calice ni pétale, mais feu-lement un pistil, dont le germe ovoïde setermine en un style délié ; les stigmatesfont Amples, le fruit est une capsule ovalecontenant une feule graine de même fi-gure. Linnast gen. plant. 443. (D. /.)

NAIF. Voye{farticle NAÏVETÉ.

NAIKS OU NAIGS, f. m. ( Hift. mod. )c’est le nom fous lequel on désigne dansquelques parties de l’Indostan les noblest^u premiers officiers de fêtât ; c’est lamême chose que naïres , Voyez cet article.

NAIM , ( Géogr. sacrée . ) ville de laTome XXII.

N A I.67)

Palestines peu éloignée de Capharnaum ,& où Jesus-Christ ressuscita le fils u’uneveuve , dans le temps qu’on le portoit enterre. Luc , chap. vij. f. 11. Naïm étoitentreEudor & Thœbor,à u stades de cedernier endroit. ( D. J.)

N AIMA, ( Géog. ) village d’Afrique auroyaume de Tripoli, dans la province deMacellata , fur la côte. Je ne parle de cevillage que parce qu’il est le tombeau desPhilenes , ces deux illustres frétés, quis’immolerent pour leur patrie , & à qui lesCarthaginois avoient consacré des autels.Naïma est donc la petite ville que les an-ciens apelerent Philenì vicus.

NAIN, f. m. ( Physique. ) on nommenain quelqu’un qui est de taille excessive-ment petite ; cc siecle m’offre , pour for-mer cet article, deux exemples vivans denains, tous deux à peu près de même âge,& tous deux fort différens de figure , d’es-prit & de caractère. L’un est le nain de S.M. le roi Stanislas, & l’autre est à îa fuitede madame la comtesse de Humiecslta,grande porte-glaive de la couronne dePologne.

Je commence par le nain de S. M. le roide Pologne, ducdeLorraine.il fe nommoitNicolas Fery ; il est né le 19 novembre1741 ; fa mere alors âgée de 3 f ans a eutrois enfans dont il est l’ainé. Malgré toutesles apparences ordinaires, elle ne pouvoicfe persuader d’être groste,lorsqu’elle le fut decet enfant ; cependant au bout de neuf moiselle le mit au monde, après avoir souffert1 les douleurs de l’accouchement pendant' deux fois vingt-quatre heures ; il étoitlong dans fa naissance , d’environ neufpouces, & pesois environ quinze onces.Un sabot à moitié rempli de laine lui ser-vit, dit-o n , de berceau pendant quelquetemps, car c’est le fils d’une paysanne desmontagnes de Vosges.

Le 2,5 juillet 174 6 , M. Itasl , médecinde la reine duchesse de Lorraine le mesura ,& le pesa avec grande attention ; il pesoit,étant nud, neuf livres sept onces. Depuis cetemps-là il a porté fa croissance jufqu’àenviron trente-six pouces. II a eu la petitevérole à l’âge de trois mois ; son visagen’étoit point laid dans son enfance, tuaitil a bien changé depuis.

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