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effet de I’exercice à ce'ui du bain froid ,pourvu que cette action ne soit pas exces-sive , & qu’elie soit suivie des soins , desménagemens que l’on doit avoir , aprèscette forte de bain. Voye[ BAIN FROID ,cecon. anïm. Voye\ aussi la dissertation deM. Raymond, médecin à Marseille , sur lebain aqueux simple , qui a remporté le prixde l’académie de Dijon en 17p.
On observera ici, en finissant, qu’il nefaut pas confondre la natation, , qui estfaction de nager, avec une sorte de natation,qui .dans lésons des anciens, étoit une ma-niera de so baigner dans un vase beaucoupplus grand que les baignoires ordinaires :c’est ce qui est désigné par les grecs fousîe nom , qui est auífi rendu en
latin par le mot de natatio , selon qu’on letrouve dans les œuvres de Galien , lif>. 11 ,de temp. cap. ij , où cette sorte de vase estencore appelée dexamene. Voy. Gorrh. pag.rvr . ( M. d’Aumont. )
NATCHEZ , ( Géographie .) peuple de
Amérique septentrionale dans la Loui-siane , fur le bord oriental du Miíîìstìpi, & à jenviron So lieues de l’embouchure de ce* fleuve.
Si l’on croît les relations, le gouver-nement de ces peuples sauvages est despo-tique. Leur chef dis pose des biens de tousses sujets, & les fait travailler à fa fantaisie ;ils ne peuvent lui refuser leur tête ; il estcomme le grand seigneur ; lorsque l’héritierprésomptif vient à naître, on lui donnetous les enfans â la mamelle pour le servirpendant sa vie ; vous diriez que c’est legrand Séfostris. Ce chef est traité dans facabane avec les cérémonies qu’on feroit àun empereur du Japon ou de la Chine. Lespréjugés de la superstition , dit Fauteur deï’esprit des loix , sont supérieurs à tous lesautres préjugés, & ses raisons â toutes lesautres raisons. Ainsi, quoique les peuplessauvages ne connoiísent pas naturellementïe despotisme, ce peuple-ci le connoît : ilsadorent le soleil ; & si leur chef n’avoit pasimaginé qu’il étoit le frere du soleil , ilsyi’auroient trouvé en lui qu’un misérablecomme eux.
Lorsqu’un de ces sauvages meurt, sesparens viennent pleurer la mort pendant«n jour entier : ensuite on le couvre deTome XXII.
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fes plus beaux habits , c’est-à-dire , qu’onlui peint les cheveux & le visage, & qu’onl’orne de ses plumages ; après quoi on leporte dans la fosse qui lui est préparée ,en mettant à ses côtés une chaudière &quelques vivres. Ses parens vont, dès lapointe du jour , pleurer fur fa toste, plusou moins long-temps, suivant le degré dej parenté. Leur deuil consiste à ne pas sepeindre le corps, & à ne pas se trouver amcassemblées de réjouissance.
Le P. de Charlevoix qui vit leur templedu soleil en 1721 , dit que ç’étoit une especede cabane longue , avec un toit couvertde feuilles de latanier. Au milieu de cetemple il y avoir fur le fol qui étoit desimple terre , trois bûches disposées entriangle , & qui brûloient par les boutsqui te touchoient, ce qui remplissait defumée le temple, où il n’y avoir point defenêtre.
En 1730 , les François firent la guerreaux Natche [, en tuerent un grand nom-bre , & les dispersèrent tellement, qu’ilsne font plus un corps de nation. Ils raserontensuite leurs villages & leur temple du soleil.{D. J.)
NATEL, ( Gêog .) ville de Perse, située ,selon Tavernier, à 77 11 ,40 , de long. sous
N ATEMBES*",' ( GSogr.anc. ) peuple dela Libye intérieure ; il étoit, selon Pline ,liv. IV, ch. vj , plus au nord que la montagneUsargala, *
N AT ES, en A natomìe , est un terme donton se sert pour exprimer deux protubérancescirculaires de la substance du cerveau , quisont situées derriere la moelle alongée pro-che le cervelet. V. Cerveau & Moelle.
( L. )
NATHAN, qui donne, ( Hist. sacr. )fils de David , qui fut pere de Mathata.
Le prophète qui parut dans Israël dutemps de David, qui déclara à ce princequ’il ne bâtiroít point de temple au Sei-gneur , & que cet honneur étoit réservéà son fils Salomon. Ce même prophètereçut ordre de D:eu d’aller trouver Davidaprès le meurtre d’Uri, pour lui reprocherson crime, & l’adultere qui y avoir donnélieu. Nathan lui rappela son crime sous! I une image empruntée, en racontant à ce
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