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îa latine est irréconciliable. Les Latins ai-meroient mieux s’allier à des paysannes,qued’e'pouserdes demoiselles grecques ; c’elt cequi leur a fait obtenir de Rome la dispenseRe se marier avec leurs cousines-germaines.Les Turcs traitent tous ces gentilshommesfur un même pié. A la vue du moindre beyde galiote , les Latins & les Grecs n’ose-roient paroître qu’en bonnets rouges ,comme les forçats de galere, & tremblentdevant les plus petits officiers. Dès que lesTurcs se font retirés, la noblesse de Naziereprend fa premiere fierté : on ne voit quedes bonnets de velours , & l’on n’entend :parler que d’arbres généalogiques. Les unsse font descendre des paléologues ou desComnenes ; les autres des Justinian , des ■G rimai di, de Summaripa ou Sommerives.Le grand-seigneur n’a pas lieu d’appréhen-der de révolte dans c.ettè île. Dès qu’unLatin se remue, les Grecs en avertissentle Cadi ; & fi un Grec ouvre la bouche,Je Cadi fait ce qu’il a voulu dire avantqu’il l’ait fermée-
Les dames y font d’une vanité ridicule :on les voit venir dans la campagne aprèsles vendanges suivies de trente ou qua-rante femmes, moitié à pié, moitié fur desânes ; l’une porte fur fa tête des serviettesde toile de coton , ou quelque jupe de famaîtresse ; l’autre marche avec une pairede bas à la main, une marmite de grès,ou quelques plats de fayance. On étale furle chemin tous les meubles de la maison ;.& la maîtreíiè montée sur une méchanterosie , entre dans la ville comme entriomphe à la tête de cette troupe. Les en-fans font au milieu de la marche ; ordinai-rement le mari fait l’arriere-garde. Lesdames Latines s’habillent quelquefois à lavénitienne : l’habit des Grecs est un peudifférent de celui des dames de Míla.
Il y a dans la ville de Nazie des jésuites,des capucins & des cordeliers qui exercenttous la médecine. Voilà les docteurs quicomposent cette faculté , & dans la capi-tale , & dans le reste de file. ( D. J. )
Naxos, ( Ge'og. aní. ) ou plutôt Nazus,ancienne ville de la Sicile , fur la côteorientale de cette île. C’est aujourd’huiCartel-Schifo. II ne faut pas confondre ,somme a fait M. Spont, cette ville de Sicile
N A Y Si r
avec celle de Nua-osdans l’Archipel. C’està Nazus en Sicile que les peuples de filaEubée avoient dreíïe un autel à Apollon.
Polybe, l. IK. c. zzziij. parle de Naxos ,ville de l’Acarnanie, que les Œtoliens en-levèrent aux Acarnaniens.
Enfin Suidas parle d’une ville de Naxosdans l’îLe de Crete.
N AY, ( Ge’og r. - ou NÉ, riviere deFrance. Elle prend fa source à'Mqints-Fonts en Angoumois, entre dans la Sain-tonge, & se jette dans la Charente , ehfcre'Cognac & Saintes, ‘‘
NAYBES, ( Hift. mod ) c’est ainsi quedans les îles Maldives on nomme desprêtres, fur qui le roi se repose de tousles foins de la royauté. Ainsi les naybesréunissent la puissance spirituelle & -tempo-relle , & jugent souverainement de toutesles affaires , chacun dans son gouverne-ment. Ils ont sous eux des magistrats nom-més catibgs , qui rendent la justice en leurnom, & qui sont auffi tirés de Tordre sa-cerdotal. Le chef des Naybes fe nommePandiare. 11 est le souverain pontife & lepremier magistrat de la nation : ceux quicomposent son conseil le nomment mocou-ris ,• il est obligé de les consulter dans lesaffaires importantes,
N AYS , ( Hiji. mod. ) c’est ainsi qu’otínomme dans le royaumede Siam, les chefsou officiers qui commandent aux troupes.II y en a sept especes , distinguées par dif-férentes dénominations , suivant le nom-bre des soldats qui sont sous leurs ordres.Le souverain ne leur donne point de solde,vu que tous les sujets sont ou soldats ouesclaves. II fe contente de leur fournir desarmes, des esclaves, des maisons, & quel-quefois des terres, qui retournent au roiaprès la mort du nays à qui il les avoitdonnées. Ces dignités ne sont point héré-ditaires ; & les enfans d’un homme enplace se trouvent réduits aux fonctions lesplus viles pour gagner leur subsistance. Lesnays s’enrichislènt par les extorsions qu’ilsfont souffrir au peuple , que le despotelivre à leur avidité , sans que les opprimésaient de ressource contre leurs oppres-seurs.
§ NAZALE , f. f. & adj. ( Gram-maire. B elles-Lettres. ) On appelle voyelleKkkkkz