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privative en latin ; dignus , mot positif, 1indignas , mot privatif ; décoras , inde-corus ; fanus , insanus ; violât as , ìnvio-latus ; felix , félicitas Ù féliciter , d’oùìnfelix , infelicitas & infeliciter : quelque-fois le n final de in, fe change en Z &en r , quand le mot positif commencepar l’une de ces liquides, & d’autres foisen m , si le mot commence par les la-biales b, p & m ; légitimas , de-là illegiti-mus pour inlegitirnus; regularis, de là irre-gularis; pour inregularis ; bellum , & de-làirnbelhs pour inbellis ; probe , d’où improbèpour inprobè ; mortalis , d’où immortalispour inmortalis .Nous avons transporté dansnotre langue les mots privatifs grecs &latins , avec les particules de ces langues ;nous disons anomal, abîme, indigne , in-décent, infenfe', inviolable, infortune,illégitime , irrégulier , &'c. mais fi nousintroduisons quelques mots privatifs nou-veaux , nous suivons la méthode latine &nous nous servons de in.
Ainsi la principale différence entre lesmots négatifs & les mots privatifs, c’estque la négation renfermée dans la signi-fication des premiers, tombe fur la pro-position entiere dont ils font partie & larendent négative ; au-lieu que celle quiconstitue les mots privatifs, tombe furl’idée individuelle de leur signification,fans influer fur la nature de la propo-sition.
A l’égard de nos négations, non tkne, ily a dans notre langue quelques usages quilui font propres, & dont je pòurrois grossircet article ; mais je l’ai déjà dit, ce quiest propre à certaines langues, n’eli nul-lement encyclopédique ; & je ne puis icien faveur de la nitre , qu’indiquer les re-marques 389 & ->06 de Vaugelas, celledu P. Bouhours fur je ne F aime , ni ne FeJ-time, tom. I. pag. 89. & fart de bienparler françois 10m. il. pag. 355. re-marque fur ne ( B. E. R. M. ) -
N E GIN U T H , ( Critiq. sacrée. ) ceterme hébreu qui fe trouve à la tête dequelques pfeaumes, signifie ou des instru-mens à corde que l’on touchoit avec lesdoigts , ou dés joueurs d’instrumens.(D. J.)
J 1 ÉGLIGER, v. act. ( Alg . ) on em-
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ploie ce mot dans certains calculs , pourdésigner l’omistion de plusieurs termes ,qui étant fort petits par rapport à ceuxdont on tient compte, ne peuvent donnerun résultat sensiblement différent de celuiauquel on arrive en omettant ces termes.
Cette méthode est principalement d’11-fage dans les calculs d ’approximation ,voyei Approximation. Et elle est engénéral fondée fur ce principe , que sion a une quantité très-petite x, les termesoù entrera le quarté x x de cette quantitéseront très-petits par rapport à ceux oùentrera la quantité simple x ; en effetxx est incomparablement plus petit quex , puisque x x est à x : comme x est â1 , & que x est supposés une très-petitepartie limitée. A plus forte raison lestermes où fe trouveroit xi, x* , sonttrès-petits par rapport à ceux qui contien-nent x. Ainsi on néglige tous ces termes ,ou au moins ceux qui contiennent lespuislànces les plus hautes de x.
Cette méthode a été employée avec suc-cès par les Géomètres , pour la solutionapprochée d’un grand nombre de pro-blèmes ; cependant on ne doit l’employerqu’avec précaution : car si , par exemple ,le coefficient du terme qui renferme xx,étoit fort 7 grand par rapport à celui duterme qui renferme x, il est visiblequ’on ne pourroit négliger le terme où estxx, fans s’expofer à une erreur considé-rable. II est de même certaines questionsoù une très-petite quantité négligée mal-à-propos, peut produire une erreur con-sidérable. Par exemple, une petite erreurdans le rayon vecteur d’une planète , peuten produire une fort sensible dans la posi-tion de l’apogée ou du périgée de cettemême planète, parce que près de l’apogéaou du périgée les rayons vecteurs font sen-siblement égaux. Une autre erreur qu’xlfaut éviter , c’est de supposer mal-à-pro-pos dans le calcul, qu’une quantité duitêtre fort petite ; par exemple , si on avoitV Fax-Fx-i, 3 étant une quantité sort pe-tite, il est clair qu’on ne devroit traiteri 2 comme très-petite par rapport à 2 ax—xx , que tant que zax— xx a une valeuçconsidérable ; car si x est presque = Za,alors zax—xh , est presque—o , & alors 1