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Le sérail du capitan-pacha qui commandetoute Fîîe , & une partie de la Béotie, estbâti sur ce détroit. Vans ? endroit où ledétroit est le plus resserré , on traverse deBéotie dans l’île par un pont de pierres decinq petites arcades, & qui n’a guere quetrente pas de long. Voyei de plus grandsdétails dans Spcn, voyage de we'grepont,& dans Corneille, description de la Morée.
Négrepont, détroit de, ( Géog.)petit bras de mer qui sépare l’îîe de rve-grepont de la Livadie en terme ferme. V.Euripe. (D. J.)
WEGRERIE,s. f. ( Co f mm. d’Afrique.)lieu où ceux qui font le commerce desNegres , ont coutume d’enfermer leursesclaves, soit sur les côtes d’Afrique , jus-qu'à ce qu ils puissent les embarquer, soitdans les iles Antilles & autres endroitsoù ils les débarquent, jusqu’à ce qu’ilsaient trouvé marchand; d’autres disentcapíiverie.
NEGRIER , s. m. ( Commerce. ) onappelle navires ne'griers , vaisseaux né-gr.ers , bâtimens négriers , ceux qui serventau commerce des Negres, & avec lesquelsles nations européennes qui font ce né-goce fur les côtes d’Afrique, font la traitede ces esclaves pour les transporter & lesaller vendre aux iles Antilles , & dansquelques endroits du continent de l’Amé-rique espagnole. Voy. NEGRES, aicì.de Comm. (G )
NEGRILLQ , f. m. ( Minéralogie. )c’est ainsi que les Espagnols de l’Amé-rique nommtnt une substance minéraleque l’on tire de quelques mines d’argentdu Chily ; il est noir & assez semblableà du mâche-fer ; quand il est mêlé deplomb , on le nomme plomoronco.
NEGRILLON , s m. ( Commerced’Afrique. ) on nomme négrillons dansle commerce des esclaves, les petits negresde l’un ou de î’autre sexe qui n’ont pasencore pafle dix ans : trois enfans de dixans sont deux pieces d'Inde, & l’on comptedeux enfans de cinq ans pour une piece.
NEGRO , ( Géogr. ) en latin Niger ouTanager , riviere du royaume de Naples,dans la principauté citérieure. Elle a fasource aux frontières de la Basilicate , àquelques milles de Policastro , &. finit par
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la jetrerdans la riviere de Selo.( D. /.)
NEGUNDO , íùb. m. ( Hifi. nat. Bot .exot. ) arbre des Indes orientales, donton distingue deux especes ; l’une est ap-peflée mâle ., & l’autre femelle. Le mâleest de la couleur d’un amandier ; ses feuil-les sont faites comme celles du sureau ,dentelées fur les bords , & fort velues. Lafemelle croît à la même hauteur que lemâle ; mais ses feuilles sont plus rondes ,fans dentelure , semblables à celles du peu-plier blanc : les feuilles des deux eípecesont l’odeur & le goût de la sauge , avecplus d’acreté & d’amertume. Il suintependant la nuit sur ces feuilles une seveou suc blanc, qui s’évapore au lever dusoleil. Leurs fleurs ressemblent à celles duromarin ; & les fruits qui leur succèdent,ressemblent au poivre noir , excepté queleur goût n’est point si âcre , ni si brûlant.{D. J.)
NÉGUS, ( Hift.) c’est le nom que lesEthiopiens & les Abyssins donnent à leursouverain : ce mot signifie roi dans la lan-gue de ces peuples. Ce prince prend îui-même le titre de negufa nagast ^aitiopia ,c’est-à-dire , rois des rois d’Ethiopie. LesAbyssins croient que les rois qui les gou-vernent descendent de la reine de Saba ,qui étant allée à Jérusalem pour admirerla sagesse de Salomon , eut, dit-cn , dece prince un fils appelle Meniiehech dequi sont venus les negus , ou rois d’Ethio-pie , qui occupent aujourd’hui le trône.Ce prince fut, dit-on, élevé à la cour durci Salomon son pere , d'où il amena plu-sieurs docteurs juifs, qui apportèrent laloi de Moïse dans fes états : les rois d’E-thiopie ont depuis embrassé le Christia-nisme. Les anciens rois d'Ethiopie four-nissent un exemple frappant de l’abus dupouvoir sacerdotal ; Diodore de Sicilenous apprend que les prêtres de Meroe ,les plus révérés de toute FEthiopie, or-donnoient quelquefois à leurs rois de sotuer eux-mêmes ; & que ces princes doci-les ne manquoient point de se conformerà cet ordre qui leur étoit signifié dc lapart des dieux. Le même auteur dit quece pouvoir exorbitant des prêtres durajufqu’au régné d’Ergamenes, qui étant unprince guerrier , marcha à la tête d’une