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«ont donné par les Botanistes à une especeremarquable de champignon de mer ,qu’on ne trouve jamais attaché à aucuncorps solide , mais qui est toujours lâche& en mouvement au fond de la mer.
Ce champignon a cinq pouces & demide hauteur , fur sept pouces de large à fabase , qui s’éleve insensiblement, & s’ar-rondit enfin en maniéré de calotte ou dedôme feuilleté en-dehors par bouquets,dont les lames sont coupées en crête decoq , & qui représente en quelque façonune tête naissante & moutonnée. Sa struc-ture intérieure est différente , il est can-nelé légèrement, & parsemé de petitsgrains & de quelques pointes obtuses ;la plus grande n’a pas plus d’une ligne delong.
On trouve plusieurs champignons demer de pareille structure dans la merRouge & dans le sein Persique ; mais ilsfont ordinairement forts petits, & n’ap-prochent pas du bonnet de neptune. Celuique Clusius a nommé sang us faxeus Nilimajor , est beaucoup plus applati, & res-semble à nos champignons ordinaires, sice n'est qu il est feuilleté en-dehors. Onen trouve quelques-uns, mais rarement,qui ont un petit pédicule qui les soutient.Ce pédicule est fort cassant ; cependant ilest à croire que dans leur naissance ilsétoient attachés au fond de la mer parquelque chose de semblable, & suivanttoutes les apparences, lorsqu’ils n’ont plusde pédicules, ils se nourrissent par le se-cours de quelque suc , que l’eau de la meroù ils trempent laisse insinuer dans leurspores. (D. J.)
Neptune, temple de, ( Ge'og. )ce dieu avoit en plusieurs lieux de laGrece des temples élevés en son honneur,qui donnoient le nom à ces mêmes lieuxNeptuni tempium, Strabon dit qu’il yavoit un temple de Neptune dans le Pélo-ponnese , un autre dans l’Elide , un autredans la Messenie , un fur l’isthme de Co-rinthe , un dans l’Achaïe , un à Gérestedans l’Eubœe , un dans l’ile de Ténos,l’une des Cyclades , un dans File de Sa-mos , un dans File de Calaurie , un à On-cheíìç dans la Bœotie, un à Poffidium
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fur la côte d’Egypte , ùc. car il seroittrop long de les nommer tous.
Neptunius mons , ( Ge’og. anc.)montagne de Sicile qui s’étend depuis lesracines de FEthna, jusqu’à la pointe deMessine. Solin en parle, & dit qu’au som-met il y avoit une guéritte , d’où l’onpouvoit voir la mer de Toscane & lamer Adriatique. On nomme aujourd’huicette montagne Spreverio monte.
NERA , (Ge'og. ) ou Ne'cro , ou autre-ment Banda , île d’Asie dans les Indes,la seconde des îles de Banda , à 24 lieuesd’Amboine. Les Hollandois y ont le fortNassau. Elle s’étend du N. au S. l’espacede trois lieues en fer à cheval, sera situéedans la partie occidentale de l’île en estla capitale & la seule ville. 146. Ço. lat.méridionale. 4. 30.
Nera la, (Ge'og.) riviere d’Italie,ou plutôt torrent, qui a fa source dansl’Apennin , un peu au-dessus de Monta-glioni, & qui après un cours de 40 à;o milles , va se perdre dans le l ibreà Guastanello , un peu au-deílus d’Orta.(D. J.)
tjNERAC , ( Ge'og. ) ville de France enGascogne, dans le Condomois, avec ungrand château bâti par les Anglois. LaBaise la sépare en deux parties, appelléesle grand & le petit Nérac. Il y a danscette ville un petit présidial, dont le siégéfut'établi en 1639. Ses habitans embraseserent le calvinisme dans le seizièmesiecle ; ils s’attachent aujourd’hui au com-merce. Ne'rac est à 3 lieues de Condom, zde la Garonne, 4 d’Agen , 153 S. O.de Paris. Long. 17. 58. lat. 44. 10. (D. J.}
NERE, f. m. (Chronograp.) espacede temps dont les Chaldéens faisoientusage dans leur chronologie. Ils divisaientle temps en sares, en ntres & soses. Lesare, suivant Syncelles, marquoit uneespace de trois mille six cens ans ; le nere.en marquoit six cens, & le fole soixante.-Cette maniéré de compter donne à ladurée des premiers regnes un nombrefabuleux d’années ; mais lorsqu’on ne re-garde les sares que comme des années dejours , & les neres comme de simplesheures, le- calcul des anciens auteurs nequadre pas mal au nombre d’années que