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Tome vingt-deuxième.
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ment du cœur. II n’en est pas de méme desnerfs qui groísistènt en plusieurs endroits,& forment des tumeurs qu’on nomme gan-glions. Les vaisseaux sanguins ne commu-niquent ensemble que dans leurs rameaux ;les nerfs se rencontrent à la sortie ducrâne , du canal de* l’épine, ou dans sescavités. Leur exiiité, leurs entrelacemens,leurs engagemens dans les membranes, &les ligamens qu’iìs trouvent fur le pastâge ,en rendent la poursuite très—difficile ; ilsse dérobent pour lors aux recherches desmains & des yeux des meilleurs anato-mistes , & avant que de se cacher , ils nefournisient pas moins de jeux de la naturedans leurs décours, que les vaisseaux san-guins qu’ils accompagnent ; mais il nousdoit presque suffire d’en faire la remar-que , & d’en citer quelques exemples pourpreuve : un détail étendu seroit plus en-nuyeux que profitable , & les réflexionsque nous avons faites ailleurs fur cettematière en général , trouvent ici leurapplication. Nous ajouterons encore qu’ilne faut compter en observations réellesde jeux des nerfs , que fur celles desgrands maîtres de l’art ; telles font lestables nevrologiques d’Eustachius.

La division générale du nerf maxillaireen trois , n’est pas toujours constante ; carle premier de ces rameaux fous orbitai-res , donne quelquefois un filet aux dentsmolaires .supérieures.

Le nerf moteur externe donne quelque-fois un filet nerveux double , & le nerfde la sixième paire est quelquefois réel-lement double , ou fendu en deux , avantson engagement dans la diire-mere.

Les filets postérieurs du tronc gauchedu plexus pulmonaire font quelquefois plusconsidérables que les filets antérieurs dutronc droit.

Les deux nerfs accessoires de la hui-tième paire jettent quelquefois des filetsfans communication avec le ganglion , niavec le plan antérieur.

L’union & le mélange plexiforme descinq gros nerfs vertébraux, varient sou-vent dans les cadavres, ainsi que les sixnerfs brachiaux qui en naissent , varientdans leur origine. Le nerf médian estdans quelques sujets formé par l’union

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de deux seules branches , au lieu detrois.

Les nerfs de l’os sacrum se comptent parpaires , dont le nombre augmente' quel-quefois. L’entrelacement de la troisièmepaire souffre aussi ses jeux.

Le nerf de la huitième paire que Winf-low appelle sympathique moyen , & d’au-tres la paire vague , donne comme onfait, une branche qui communique avecla neuvieme paire ; mais on a vu dansquelques sujets, cette branche communi-quer avec le ganglion supérieur du nerfintercostal.

La paire occipitale , nommée la dixiernepaire de JVillis , a une origine différentedans plusieurs sujets ; quelquefois cetteorigine est double , & perce la dure-mereavec l’artere vertébrale , comme Eustachil’a dépeinte. Tab. 17. fig. 2.

L’origine du nerf intercostal est encoreune question. On peut, peut-être , regar-der le filet qui vient de la sixième paire ,comme son principe , parce qu’on observequelquefois par un jeu de la nature , queles filets du nerf ophthalmique , nommépar M. Winstow nerf orbitaire , ne s’yj oignent pas. Ce ne-’/’intercostal forme dansle bas-ventre un ganglion très-confidéra-ble , qu’on a nommé mal-à-propos fémi-lunaire , puisque sa forme varie autantque sa grosseur. Le ganglion sémi-lunairedroit & gauche, sont quelquefois réunisen un seul ; quelquefois on en rencontretrois , quatre , & davantage.

Au reste , tous les plexus hépatiques,fpléniques, méfentériques, rénal, hypo-gaífriques, qui viennent des filets du troncde l’intercostal, varient si fort dans leurdistribution , leur grosseur , & leur nom-bre , que ceux qu’on observe d’un côté,sont pour l’ordinaire très-différens de ceuxqu’on observe de l’autre ; de sorte qu’iln’est pas possible de décrssede telles varié-tés, qui font peut-être la cause de plusieursmouvemens sympathiques particuliers àcertaines personnes, & que d’autres Ré-prouvent point au même degré.

Ajoutez que tous les nerfs de la moelleépiniere , qu’on nomme cervicaux , aunombre de sept paires , grossissent aprèsavoir percé la premiere enveloppe, &