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Tome vingt-deuxième.
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gele tout auífi vîte q«u’une autre eau.

( D. J. )

NESSA, ( Géog. anc. & mod. ) nomcommun à plusieurs villes : i Q . à uneville de Sicile dont parle Thucidide : 2°. àune ville de l’Arabie heureuse que Pline,lìv. vj. chap. xxviij■ met sur la cote dela mer : à une ville de Perse dans la

partie méridionale du Schirvan. Les Géo-graphes du pays mettent cette derniereà 84. deg. 45. de long. & à 38. deg. 40.de lut.

NESSELWANG, ( Geogr.) bailliagede l’évêché d’Augsbourg , dans le cerclede Souabe en Allemagne , il renferme unbourg de son nom, avec la ville de Fuessenui confine au Tyrol & à la Bavière.D. G.)

N ESTE , ( Ge'og .) petite riviere deïrance ; elle prend fa source vers le hautCominge, coule dans la vallée d’Auge ,Bt se jette enfin dans la Garonne à Mon-tréal.

N E S T É E S , f. f. pi. ( Littérat. )ivatta , de vvík , qui efì à jeun , c’étoitun jeûne établi à Tarente, en mémoirede ce que leur ville étant assiégée par lesRomains, les habitans de Rhégio pourleur fournir des vivres, s’abstinrent géné-reusement de manger tous les dixiemesjours , ravitaillèrent ainsi fur l’épargnede leur subsistance , la ville de Tarente ,& l’empêcherent d’être prise. Les Ta-xentins voulant laisser un monument deTextrémité à laquelle ils avoient été ré-duits , & du service signalé que leur avoientrendu les Rhégiens , instituèrent ce jeûnemémorable. {O. J.)

NESTOR , ( Myth. ) un des douze filsde Nelée, n’ayant pris aucune part à laguerre que son pere & ses freres firent aHercule en faveur d’Augias, resta seulde toute fa famille , & succéda à son pereau royaume de Pylos. Il etoit fort âgelorsqu’il alla au siégé de Troye , ou ilcommanda les Mefféniens. Un jour Hectorétant venu entre les deux armées dénertous les Grecs au combat, Nestor voyantque personne ne se présentoir pour, com-battre contre le prince troyen , s’écria:" Ah , grand Jupiter, que, ne fuis-je dans„ la fleur de la jeunesse où j’étois lorsquef> les Pyiiens & les peuples d’Arcadie se fai-

N E S

» soient une cruelle guerre fur les rives-„ du Céladon ? Le vaillant Ereuthalion» paroissoit comme un dieu à la tête des» troupes d’Arcadie , & défioit tous les.n plus vaillans ; mais personne n’osoit pa-» rostre devant lui. Honteux & las de ses» insultes, quoique je fusse le plus jeune» de l’armée , je me présente pour le com-» bat ; il méprise ma jeunesse , mais je le», combats avec tant d’audace , qu’enfin» Minerve secondant mes efforts, j’abats» à mes piés ce redoutable ennemi. Que» n’ai-je donc les forces que j’avois danso cette florissante jeunesse : Hector me» verroit bientôt voler à fa rencontre0 pour me mesurer avec lui n , Les re-proches du vieillard sont si efficaces, queneuf des généraux Grecs se présentent aussi-tôt. Nestor raconte ailleurs les succès qu’ileut dès ses premieres années dans la guerredes Pyiiens contre les Eléens. Mais au siégéde Troye il n’étoit plus que pour le conseil..Aussi Homere dit-il que c’étoit l’homme.le plus éloquent de son fìecle : toutes les.paroles qui sortoient de fa bouche , étoientplus douces que le miel ; elles étoient plei-nes de vérité, & marquoient fa grande,sagesse.

Nestor avoit déja vu deux âges d’hommes,.continue le poète, &: il régnois fur la troi-sième génération. Hérodote & d’autresauteurs évaluent un âge d’homme , ou unegénération , à trente ans ou environ ; &pour lors il n’y aura rien d’extraordinairedans la longue vie de Nestor , qui peut avoirvécu au-delà de quatre-vingt-dix ans ; cequi se justifie par la date des événemensque Nestor avoit vus: car il dit qu’il étoit»fort jeune du temps de la guerre des La-pithes contre les Centaures, & que ce-pendant il étoit en état de donner desconseils : il pouvoit donc avoir dès-lors en-viron vingt-ans : on compte à peu-près,soixante ans entre la guerre des Lapithes& la prise de Troye : ainsi Nestor , aufleZe de Troye , pouvoit avoir passé quatre-vingts ans. Mais Ovide fait dire à Nestor :» Personne n’a vu autant de choses que» moi ; puisque j’ai déja vécu deux siécles,& que je cours maintenant le troisièmeEt Hygin ajoute que Nestor jouit d’une silongue vie par le bienfait d’Apollon , quivoulut transporter sur lui toutes les années.