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Mais il ne faut pas oublier Billaut, ( Adam )connu (bus le nom de maître Adam , menui-sier de Nevers sa patrie, vivant fur la fin durégné de Louis XIII. Cet homme singulier,fans lettres &sans études, devint poè'te dansfa boutique. On l’appelloit de son temps leVirgile au rabot. En effet , ses principauxOuvrages font le rabot , les chevilles , le vile-brequin , Sc les autres outils de son métier.Enfin, dit M. de Voltaire, on ne peut s’em-pêcher de citer de lui le rondeau suivant,qui vaut mieux que beaucoup de rondeauxde Benferade.
Pour te guérir de cette fciatìque ,
Qui te retient comme un paralitique
Entre deux draps fans aucun mouvement :
Prends-moi deux brocs d'un fin jus de sar-ment ,
Puis lis comment on les met en pratique :
Frends-en deux doigts & bien chaud Les ap-plique
Sur l’épiderme où la douleur te pique ,
Et tu boiras le rejìe promptementPour te guérir.
Sur cet avis ne fois point hérétique ;
Car je te fais un ferment autentique
Que fi tu crains ce doux médicament ,
Ton médecin , pour ton soulagement ,
Fera l’ejjai de ce quil communiqueFour te guérir.
Maître Adam étant venu à Paris pour unprocès , au lieu de plaider , fit des vers à lalouange du cardinal de Richelieu , dont ilobtint une pension. Gaston , frere de LouisXIII, répandit aulTì fur lui ses libéralités. IImourut en i66r. (D./.)
NEVEU , f. m. ( Jurifpr. ) fratrìs ou fo-roris filius ; est le fils du frere ou de la sœurde celui dont on parle ; de même la nieceest la fille du frere ou de la sœur. Les ne-veux Sc nieces font parens de leurs oncles& tantes au troisième degré , selon le droitcivil , Sc au deuxième , selon le droitcanon. L’oncle Sc la niece , la tante Sc leneveu , ne peuvent se marier ensemblesans dispense, laquelle s’accorde même dif-ficilement.
Suivant le droit romain , les neveux en-fans des frétés germains concourent dans lasuccession avec leurs ondes, freres germains
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du défunt ; ils excluent même leurs onclesqui font seulement consanguins ou utérins.Nov. 118 , cap. iij.
Dans la coutume de Paris , & beaucoupd’autres semblables, Ponde & le neveu d’undéfunt succèdent également, comme étanten même degré. Coutume de Paris , art. 33Q.
( A )
NEUF, adj. ce qui n’a point ou peu ser-vi. Une étoffe neuve , une toile neuve , unhabit neuf.
Dans le commerce de bois de chauffage jon appelle bois neuf celui qui vient par ba-teau Sc qui n’a pas flotté. Voye^ Bois. Dic .tionnaire de Comm. (G)
Neuf, ( M.iréchall. ) On appelle chevalneuf celui qui n’a été ni monté ni attelé. PióSc quartier neuf. Voye%_ Piá 6" Quartier.
I. Neuf , ( Arithmétique. ) c’est le der-nier ou le plus grand des nombres expriméspar un seul chifre. On peut le concevoirou comme le produit de ; multiplié parlui - même , ou c omme la so mme des troispremiers termes 1 -f- 3 -+- p de la fuite desimpairs : d'où il résulte également ( VoyeçImpair ) qu’il est un quarté dont 3 est laracine.
Deux propriétés Pont rendu célébré , Scfont encore l’admirarion de ceux qui n’enpénétrent pas le mystère.
1. Premierepropriété. La somme des chi-fres qui expriment un multiple quelconquede 9 , est elle-même un multiple de 9 ....Comme réciproquement tout nombre dont lasomme des chifres est un multiple de 9,exprime lui-même un multiple de 9. 6 3 ,par exemple ( multiple de 9 ) donne pourla somme de ses chifres 6 -j- 3 = 9.... 378.
( autre multiple de 9 ) donne 3+7 + 8= 18 = 9 X • 6’c.
Pareillement si on écrit au hasard unefuite de chifres en nombre quelconque ,pourvu seulement que leur somme soit 9 ou 'l’un de ses multiples, comme 1107, 8 S a ,
11115 , < 5 v. 011 est assuré que le nombre ré-sultant se divise exactement par 9.
3. Seconde propriété. Si l’on renverse l’or-dre des chifres qui expriment un nombrequelconque , la différence du nombre direéiau nombre renversé , est toujours en mulr;tiple de 9.
Z 2 z z z x