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Cet homme respectable, que Fabbé V'elyparoît n’estimer pas asiez , eut peut-être unzele trop aveugle en prêchant une nouvellecroisade : mais le sage auteur de notre his-toire devoit ajouter que Foulques prêchaaussi contre le libertinage & Future ; beau-coup de femmes revinrent de leurs égare-xnens ; il dota des filles honnêtes, & ce quel’on peut regarder comme une espece demiracle de sa part , plusieurs de ces usuriersqu’il avoir eu le talent d’émouvoir , vinrent,dans ses mains , dégorger le fruit de leurslapines. Sargirus par M. d’Arnaud , Notepag. 40/}. ( C )
Neuilly, Nobiliacum , Nuilliacum ,
( Géogr. ) ancien village du Dijonois, dontl’églifc fut donnée à F abbaye de S. Etiennede Dijon en 801 , par Betto , évêque deLangres,
Les jardins vastes & ornés ont été plantés 'fur les dessins du célébré André le Notre, ily a 90 ans.
Nous ne parlons ici de ce village que pourrelever deux traits d’humanité & de bien-faisance dignes de servir de modele.
Cet endroit ayant beaucoup souffert desinondations de la riviere d’Ouche ( Oscara ) ,le seigneur Jacques-Philippe Fyot de la Mar-che , comte de Draci-le-Fort , ci-devantministre plénipotentiaire à Gênes, fit éclateren cette occasion fa générosité envers lesmalheureux habitans. Leur reconnoistanceles engagea à élever une colonne , qui consrate le bienfait & la reconnoistance : on y litce s inscriptions.
Au nord. A u Dieu
QUI EXAUCE LA PRIERE DU PAUVRE,VŒU SOLEMNEL DES HABITANS
de Neuilly ,
LE 30 JUILLET I77O.r A test. En MÉMOIRE DES BIENFAITS DE
Pieu qui a préservé cette paroisse
DE LA FAMINE , ET DES
INONDATIONS QUI ONT DÉSOLÉ CETTEPROVINCE. .
r Ausud. Non oderis laboriosa opéra
ET RUSTICATIONEM CREATAM AB
Altissimo, E-ccl,
N E U
De T ouvrier aciij qui cultive la terre ,Citoyens ejìime[ les foins laborieux ;
Dieu luì-même créa cet art fi nécessaireQu exercent dans nos champsdes bras laborieux,
A l* ouest. Dieu trÉs-bon Écoutez lescris DU CŒUR
QUE VOUS FORMEZ EN NOUS , ETDAIGNEZ RÉPANDRE
VOS BÉNÉDICTIONS SUR J. PHILIPPE FyOTde la Marche , Seigneur de Neuilly ,
NOTRE PERE ,
ET SUR SES ENFANS.
Ce généreux seigneur, à Fimitation du belétabliílément de la rose de Salenci, par St.Médard, vers J30, accorde chaque annéeun prix d’une médaille d’argent au garçonjugé par les peres de famille , le plus sage &le plus laborieux du village.
Un jeune homme estimé dans le pays,eut le malheur de se noyer dans l’Ouche en1769, en conduisant un charriot de foin,quelque temps avant la distribution de lamédaille. Celui qui Fobtint, jugeant le dé-funt plus digne de la recevoir, Fattacha àun rameau orné de rubans, qu’il alla placerfur la tombe de son ami, au grand étonne-ment des affistans , en disant : “ Je te la» rends, mon cher ami, tu la méritois» mieux que moi ».
Cette fondation , aussi honorable au sei-gneur , qu’utile à ses justiciables, à déjàproduit des fruits, & une espece de révolu-tion dans les mœurs. Sur la médaille très-bien frappée , on lit au milieu d’un côté, ala vertu. Áu-destus est une couronne étoilée,accompagnée de deux palmes : de Faunecôté, au travail. Au-destus une couronned’épis, & à côté deux cornes d’abondance.Sur Fexergue , Dieu aide les bons.
Ce seigneur descend de Guillaume Fyot& d’Eudette deSenlisen 1381: ce Guillaumeéroit frere de Jean Fyot, précepteur & con-festeur du dauphin Charles, fils aîné du roiCharles VI , dont il devint maître-d’hôtel.On voit à S. Roch à Puis, Pépitaphe dePhilippe-Claude Fyot de la Marche, seigneurde Clémencey , mort lieutenant-général desarmées du roi en 1750. Le frere & le neveude M, de Neuilly fout morts depuis peu à