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Tome vingt-deuxième.
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§;8 N E U

Auguste en i ro; : ce qui a été suivi d’untraité fait avec S. Louis Pan 1159 , par le-quel Henri III roi d'Angleterre , renonça àses prétentions fur la Normandie , & auxdroits qu'il pouvoit exerter fur l’Anjou ,dont avoit été pourvu en nzj , Charles,frere de S. Louis, qui a fait la branche descomtes de Provence , rois de Sicile. Voye{Etats formés en Europe, par d'Anville , in-4 0 , 1771. (C)

Neijstrie, ( Géog. ) centre de l'Italie,entre la Ligurie & l’Emilie : les Lombardss’étant rendus maîtres d’une partie de l’Ita-lie , donnerent à l’imitation des François ,les noms de Neustrie & àéAujìrafie à uneportion de leurs conquêtes. Ils appellerentAuftrafie la partie qui étoit à Porient, &Neujìrie ou Hespérie , celle qui étoit à Poc-cident, & taillèrent à la Toscane son anciennom. (0.7.)

NEUTRALITÉ , f. f. ( Droit polit.) étatdans lequel une puistance ne prend aucunparti entre celles qui font en guerre.

Pour donner quelque idée de cette matiè-re j il faut distinguer deux fortes de neutra-lité , la neutralité générale , & la neutralitéparticulière.

La neutralité générale , c’est lorsque fansêtre allié d’aucun des deux ennemis qui fefont la guerre , on est tout prêt de rendreégalement à Pun & à Pautre, les devoirsauxquels chaque peuple est naturellementtenu envers les autres.

La neutralité particulière , esc st lorfqu’onsscst particulièrement engagé à être neutrepar quelque convention , ou expresse outacite. La derniere forte de neutralité , estou pleine & entiere , lorsque Pon agit éga-lement à tous égards , envers Pune & Pau-me partie ; ou limitce , enforte que Pon fa-vorise une partie plus que Pautre , à lscgardde certa ; nés choses sc de certaines actions.

On ne fauroit légitimement contraindrepersonne à entrer dans une neutralité parti-culière , parce qu'il est libre à chacun defaire ou de ne pas faire des traités & des al-liances , ou qu'on ne peut du-moins y êtretenu , qu’en vertu d'une obligation impar-faite. Mais celui qui a entrepris une guerrejuste , peut obliger les autres peuples à gar-der exactement la neutralité générale , c’est-

à-dixe, à ne pas favoriser son ennemi plus

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que lui-même. Voici donc à quoi fe rédui-sent les devoirs des peuples neutres.

Ils font obligés de pratiquer égalementenvers Pun & Pautre de ceux qui font enguerre , les lois du droit naturel, tant ab-scisses que conditionnelles, soit qusclles im-posent une obligation parfaite ou seulementimparfaite ; s'ils tendent à Pun d'eux quel-que service d’humanité , ils ne doivent pasle refuser à Pautre ; à moins qu'il n'y ait

? [uelque raison manifeste qui les engage àaire en faveur de Pun quelque chose quePautre n'avoit d'ailleurs aucun droit d'exi-ger. Mais ils ne sont tenus de rendre lesservices de l'humanité à aucune des deuxparties, lorfqu’ils s'exposeroient à de grandsdangers en les refusant à Pautre, qui a autantde droit de les exiger. Ils ne doivent fournirni à Pun ni à Pautre les choses qui servent àexercer les actes d'hostilité, à moins qu'ilsn'y soient autorisés par quelque engagementparticulier ; & pour celles qui ne sont d'au-cun usage à la guerre , si on les fournit àPun , il faut auíïi les fournir à Pautre. Ilsdoivent travailler de tout leur possible àfaire enforte qu'on en vienne à un accom-modement , que la partie lésee obtienne sa-tisfaction , & que la guerre finifle au plutôt.Que s'ils fe font engagés en particulier àquelque chose, ils doivent l'exécuter ponc-tuellement.

D'autre côté, il faut que ceux qui font enguerre observent exactement envers les peu-ples neutres, les lois de la fodabilité, qu'ilsn'exercent contre eux aucun acte d'hostilité ,& qu'ils ne souffrent pas qu'on les pille ouqu'on ravage leur puys. lis peuvent pour-tant , dans une extrême nécessité , s'ernpa-rer d'une place située en pays neutre ; bienentendu qu’auss-tót que le péril sera paílèon la rendra à son maure , en lui payant ledommage qu’il en aura reçu. f r oy. Buddée ,FAcmenta Philosopkicce praéìicx, Puffendcrf,Itv. II, ch.vj ; tk. Grotius, liv. III, ch. jù xvij. {D. J.)

NEUTRE, adj. ce mot nous vient dtrlatin neuter , qui veut dire ni l‘un ni Vautre :en le transportant dans notre langue avecun léger changement dans la terminaison »nous en avons conservé la signification ori-ginelle , mais avec quelque extension 5 ;neutre veut dire, qui n est xû de lun ni de