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inférieurs. Ce3 derniers composent principa-lement les narines; le cinquième fait lapartie antérieure & moyenne de la cloisonqui sépare ^intérieur du ne{ tn deux cavités,dont les narines sont feutrée. Ces deux ca-vités ne íont pas feulement formées par ladisposition particulière des deux os supé-rieurs du ne%_ & des cartilages dont je viensde parler , les os maxillaires unis ensemble& ceux du palais en font aussi une portionconsidérable ; f os sphénoïde & Pttmoïdeconcourent aussi avec le vomer à la forma-tion des parois des cavités du ne^ ; & lajonction de fetmoïde avec le vomer fait laportion oííeufe de la cloison des narines.
On considéré plusieurs choses dans cha-que cavité du m 7 C On voit dans la partiesupérieure la portion cellulaire de f os et-moïde , & dans finférieure , les os spon-gieux. On y découvre aussi les embouchuresdes sinus frontaux dans les cellules de f osetmoïde ; celle des sinus maxillaires de cha-que côté, entre la portion cellulaire de f osetmoïde & les lames inférieures du ne^ &les embouchures des sinus sphénoïdaux ,s’apperçoivent dans la partie postérieure &inférieure du ne[. On découvre outre celadans le ne{ les orifices des conduits lacri-maux & des incisifs, & enfin la communi-cation des cavités du ne\ avec le gosier.
Il faut remarquer que chaque cavité dum\ se trouve tapissée d“une membrane spon-gieuse j nommée pituitaire. Cette membranerecouvre aulsi les cellules de f os etmoïde ,les os spongieux ou lames inférieures du ne{>Sc les parois intérieures des sinus & desconduits lacrimaux & incisifs, & elle estparsemée dans toute son étendue de plusieursgrains glanduleux, qui soumissent fhumeurmucilagineufe dont elle est continuellementabreuvée. C“est principalement fur la por-tion de cette membrane , qui recouvre lescellules de fos etmoïde, que viennent s“é-panouir les filets de la premiere paire desnerfs, & quelques rameaux de la cinquième,qui reçoivent les impressions des corps odo-rans, & les transmettent jusqu'à famé pourla sensation de f odorat.
Les artères .qui fe distribuent au ne ^, luiviennent des carotides, & les veines vontfe décharger dans les jugulaires.
Le n est pas feule ment f organe de
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i’odorat, il sert encore à la respiration , àdonner plus de force au son , à modifier lavoix & à la rendre plus agréable , tant parfa cavité, que par celle des sinus qui yrépondent.
Cette partie du visage varie beaucoup engrandeur & en figure dans les divers lujetsdès le moment de leur naistance. Les Negres»les Hottentots, & quelques peuples de f Asiebien di stère n s des Juifs, ont presque tous ler.e^ camus, écaché. La plupart des anato-mistes prétendent que cette camufité vient defart , & non de la nature. Comme les Né-grestes, suivant le récit des voyageurs, por-tent leurs petits enfans iur le dos pendantqu “elles travaillent, il arrive qu“en le haustánt& baissant par secondes, le ne[ de f enfantdoit donner contre le dos de la mere , &cs’aplatir insensiblement. Indépendammentde cette raison, le P. du Tertre rapporte qu oles Negres écrasent le ne\ à leurs enfans, Scleur prestent aulsi les levres pour les rendreplus grofles ; ensorte que ceux à qui son n'afait ni f une ni f autre de ces opérations, ontle élevé 8c les levres aulsi minces que ksEuropéens.
Cela peut être vrai des Negres du Séné-gal ; mais il paroi t assez certain que danspresque tous les autres peuples negres , lesgrosses levres, de même que le ne[ large Scépaté sont des traits donnés par la nature ,qu on a fait servir de modele à fart qui esten uíage chez eux & parmi d’autres peu-ples , d’écacher le ne{ , & de grolsir les le-vres à ceux qui ont reçu la naistance aveccette perfection de moins. Comme c“est dansla forme plate qu “il s font consister la beautédu ne[ , le premier soin des mer^s aprèsleur accouchement , est d“aplatir le nc^de leurs enfans , pour qtfils ne soient pasdifformes à leurs yeux, tant les idées debeauté font bifarres chez les peuples dela terre.
Plusieurs ne fe contentent pas de préférerPaplatisttment du ne[ à Ion élévation , ilstrouvent un nouvel agrément à fe percercette partie pour y palier routes sortes d“or~nemens de leur goût, & cet usage est fortétendu en Afrique & en Orient. Les Negresde la nouvelle Guinée traversent leurs deuxnarines par une efpece de cheville longue dsì trois ou quatre pouces. Les Sauvages de i»