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qui íont environ 45 iiv. argent de France, 1à proportion de leur qualité , pour la livrechinoise qui est de 20 onces. Les observa-tions les plus exactes nous apprennent queces nids sont faits par des oiseaux de merparfaitement semblables à ceux que l’onnomme martinets ou hirondelles de. mer furles côtes de France ; ils les forment avecune matière gluante & tenace qui leur sortdu bec, Sc qu’ils attachent peu-à-peu furles roches des bords de la mer , où la cha-leur du soleil leur donne de la consistance.On croit communément que la matière dontces oiseaux se servent pour cela, est une ef-pece d’écume qui naga à la surface de lamer, que ces animaux combinent & tra-vaillent avec une matière qui vient de leurestomac. Ces nids d'oiseaux , lorsqu’ils sontsecs , ont une consistance à peu-près sem-blable à celle de la corne ; mais lorsqu’ilsont été bouillis , soit dans de Feau, loir dansdu jus , soit dans du bouillon de viande ,ils ressemblent à des cartilages de veau ;ceux qui sont d'une couleur blanche sontles plus estimés ; on fait moins de cas deceux qui sont rougeâtres, Sc le prix en estbeaucoup moindre. Les Chinois regardentles nids d’oifeaux comme un aliment très-nourristant, très-propre à fortifier Sc à resitaurer , fans charger l’estomac.
Voici ce que le Dictionnaire du commer-ce dit de ces nids ; il les met parmi l’efpeced’épicerie la plus estimée à la Chine < 5 e dansroutes les Indes orientales. Elle Ce trouve auTunquin & à la Cochinchine , mais parti-culièrement dans le royaume de Champa,qui est situé entre l’un Se l’autre. Les oiseauxqui font ces nids pour y pondre Si couverleurs .œufs, sont assez semblables de figureà des hirondelles, Lorsqu’ils sont en amour,iris jettent par le bec une espece de bave te-nace Sc gluante , qui est la matière dont ilsbâtissent leurs nids , & dont ils les attachentaux rochers en appliquant certe substancevisqueuse par diverses couches l’une furl’autre , à mesure que les premieres se sè-chent. Ces nids sont de la forme d’une mé-diocre cuillier, mais avec des bords plusélevés.
Il y a tant de ces sortes de nids , qu’onen rassemble tous les ans une quantité pro-digieuse, qui íç portent preíque tous à la
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Chine, où ils se vendent à raison de fa taclsle cent, ce qui fait environ 100 ducats d’Es-pagne. On les croit excellens pour l’esto-mac , & ils donnent aux mets qu’on enassaisonne un goût délicieux. (D. J.)
Nids , ( Htjì. nat. Minéral. ) on appelledans le travail des mines, mines par nids,minera nidulans , la mine qui fe trouve parmalles séparées & qui n’est point par filons.Voye^ Marrons & Rognons. (—)
Nid-de pie , ( Milit. ) c’est dans la guer-re des lïeges , un petit logement que fontles aíïìégeans lur le haut de la breche àFangle flanqué d’un bastion d’une demi-lune , &c. (Q)
NIDAU OU NIDOW , ( Géog. ) ville d°Suisse dans le canton de Berne , capitaled’un bailliage de même nom, avec un châ-teau. Elle est dans un terrain bas & fertilefur le lac de Bienne , à 6 lieues N. O. deBerne, 21 S. O. de Zurich. Longit. Z4. 55.lat. 47. iz.
Le bailliage de Nidau comprend une di-xaine de paroisies. U a été autrefois un comté,dont l’abbé de Longuerue donne l’histoiredans fa description de la France.
NIDDA, ( Géog. ) petit comté d’Alle-magne dans les états du landgrave de Hes-se-Darmstar. Scn chef-lieu a le même nom,& est situé fur la petite riviere de Ntdda ,qui va fe jetter ensuite dans le Mein.
NIDDUI, ( Critique sacrée. ) ce mot hé-breu lignifie excommunié , séparé. C’étoit lamoindre sorte d’excommunication usitéeparmi les Juifs ; elle éloignoic cependantun homme de tout commerce civil, mêmed’avec fa femme Sc d’avec ses domestiques,qui ne pouvoient s’approcher de lui plusprès de quatre coudées : elle duroit trentejours, si le coupable se repentoit ; sinonon la prolongeoit selon le besoin jusqu’àquatre-vingt-dix jours: lorsque dans cetintervalle 1 excommunié ne fatisfaifoit pas,il tomboit dans le cherem , qui étoit la deu-xième espece d’excommunication , & de làdans la troisième appellée schammata , quiétoit la plus grave de toutes. (Z). J.)
N IDE , ( Géog . ) riviere de Lorraine for-mée de deux autres nommées la Nide fran-co i se Sc la Nide allemande. Ces deux riviè-res s’étaiic jointes, n'ont plus qu’un seul lir,
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