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Tome vingt-deuxième.
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feuilles ; la nielle demeure cachée pendantce temps-là dans l’intérieur de la plante,lans fe trahir par aucun íîgne suspect ; lafigure, la grandeur, la situation , la cou-leur , Codeur, le goût, l'éclat & 1 accrois-sement , demeurent, à l'égard du reste dela plante , frappée de nielle , dans un étatmaturel & parfait, pareil à celui des autres ;& la nielle qui demeure cachée dans les pe-tites partiçs les plus tendres de la fleur, quine font pas encore développées, n’est pascapable , tant que les fleurs ne font pas ou-vertes , de troubler le mouvement régulier2 k la filtration des sucs dans le corps entierde la plante. Malgré les recherches multi-pliées de M. Gleditsch , il n'a pu trouveraucun signe extérieur qui pût lui faire dis-cerner , avant le développement de l’épi,les plantes attaquées de ce mal incurable.J’ai cependant avancé dans ma Dijsertationsur 1‘Ergot , imprimée & distribuée par ordredu gouvernement, que son connoît long-temps avant le développement des partiessexuelles, & lorsque l'épi est encore dans lefourreau, ceux qui doivent être attaqués decerte maladie. M. Lenoir, ancien pâtissierà Dijon , qui donna , il y a huit à dix ans,à M. Joly de Fleury , un petit mémoire sitrles causes de la nielle & du charbon, rap-porte qu’un laboureur lui dit qu’il connois-Toit, dès que les blés ont trois ou quatrefanes, les plantes tarées qui dévoient pro-duire des épis niellés ou chat bon nés ; il luifit remarquer en effet que ces plantes avoientîes fanes ondulées, & qu’elles étoient'd’unvert plus brun, plus foncé, & moins luisantque les autres ; le fait confirma l'observation,les plants remarqués produisirent tous desépis niellés ou charbonnés. Ginani vientencore à l'appui de ces observations , ilprétend que dès le mois d’aviil il est aisé dereconnoître les plants suspects, parce que íatige qui renferme l'épi niellé dans ses enve-loppes est plus grosse à cet endroit que lestiges saines , attendu que l’épi niellé estcontourné & plus gros que les autres, cequ’il a confirmé en ouvrant plusieurs de cestiges. Spighe filiggim.se erano piu grojfe delle

cltre .On voit quelquefois la tige fe

gonfler au point de fe déchirer en cet endroit,fi ved.de ordinariamente ... fquarciareilgambola d ove t ra chiufa la spig^a délia filìgginc uscirc

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la medefima ialsue ajìuccio esollevarjî , p. 8x& 8g : il prétend même , pag. $4 , qu'onvoit sortir de temps à autre de la tige atta-quée , qui renferme les épis niellés, unefumée légere qui fait élever la liqueur duthermomètre : il ajoute au même endroitque la maladie commence toujours à l’exté-rieur de la plante, en quoi il se trompe imais cette derniere idée tenait à l’explicationde son svstême sur les causes de la nielle quiest insoutenable : ainsi je n'cn parlerai plus.

Pour en revenir au sentiment particulierde M. Gleditsch, en supposant avec lui,comme il est vrai, que dès que les tigesprincipales sont affectées, les autres germesqui panent de la même plante , & tous lestuyaux qui en procedent les ont également til seroit difficile d’affirmer que les feuilles &autres parties de la même plante, ne soressentent en rien de l’ulcere gangreneuxqui ronge les épis dans leurs enveloppes, &qu’on ne peut découvrir aucun signe exté-rieur qui l’annonce. M. Duhamel vientencore à l’appui de mon opinion : il pré-tend , tome J , page gOfj de ses Klémens , quela nielle n’affecte pas l’épi seul, & que toutela plante s’en trouve un peu affectée quandelle a fait de grands progrès. M. sillet ob-serve aussi que le haut de la tige des piesniell's , à un demi-pouce au-dessous del’épi , n’est pas communément bien droit >que si on coupe cette tige à deux ou troislignes au-dessous de l’épi, on la trouve en-tièrement remplie de moelle, à la différencedes tiges saines dont l’ouverture est grandecn cet endroit. M. sillet en conclut qu’il ya un engorgement dans le haut de la tigedes piés niellés. Tous ces dérangemens dansl’organifàtion intérieure , ne peuvent man-quer d’affecter dès le commencement lereste de la plante avant qu’elle ait épié , &d’altércrsa couleur, ainsi que M. Lenoir l’aobservé , d’après le laboureur qui lui en íitfaire la remarque.

Quoi qu’il en soit de cette remarque, quipeut être importante pour l’hisioire de lanielle , M. Gleditsch ayant transplanté plu-sieurs tiges gâtées qui avoient des rejettons& de nouveaux germes, elles reprirent àl’ombre ; & en ayant coupé quelques-unesjusqu’aux deux derniers nœuds, celles-ciproduisirent des tiges' nouvelles, qui furent