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Tome vingt-deuxième.
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» dans les granges : nous invitons ceux» qui voudront contribuer aux progrès de» ^agriculture à faire de nouvelles épreuves» pour s’alïurer de la réalité de la contagion» de la nielle ; mais nous les avertiííons de« íe garder de confondre la nielle propre-« ment dite , avec le charbon ; cette con-» fusion a jette en erreur jusqu'à présenti> plusieurs physiciens ». Pour moi, d’habi-les cultivateurs m’ont assuré plusieurs foisque la nielle est auíïl contagieuse que le char-bon 3 Se que si elle ne produit pas autant demal, c’est parce qu’elle est dissipée avant lesmoissons , ou parce qu’étant à découvert,Se par conséquent plus desséchée Se moinsonctueuse que celle du charbon , qui resterenfermée dans la pellicule des grains, elleest moins propre à s’attacher après la brosséde la semence , où les poils qui sont à l’ex-trémité opposée au germe la retiennent,lorsque le blé a le bout ou qu’il est mouche-té. Rajouterai encore une remarque parti-culière que j'ai eu occasion de faire, c'estque la nielle détruit plus facilement les épisdu froment que ceux de forge, parce quele calice Sc les enveloppes font plus tendres& moins adhérens au grain de froment queceux de forge. D'après cette structure , onvoit que la poussière de la nielle reste souventdans les balles de forge, d’où il est aise dela retirer ; dans cet état elle est en tout sem-blable à la poussière contagieusedu charbon,elle est aussi fétide, aussi grasse, aussi onc-tueuse ; elle a la même couleur marron ,parce qu’elle n'est pas aussi desséchée que lanielle ordinaire, qui est plus noire , Sc je fuisconvaincu quelle est contagieuse comme lecharbon.

Par tout ce qui a été dit ci-devant, il estmanifeste qu'il ne faut pas chercher f ori-gine de la nielle proprement dite (necrojzsjloralis) dans des causes externes, telles queles brouillards gras , les piquures d’insectes,les saisons pluvieuses &c. &c. mais que lacause est interne Sc qu'elle réside pour f or-dinaire dans la corruption de la semence ,soit que dans f origine cette semence pleined'un sire laiteux n'ait pas acquis ion entierematurité Sc qu’elle soit restée imparfaite ,soit que cette semence mûre, maïs encorefraîche Sc tendre , ait contracté de fhumi-di té dans la gerbe Sc qu’après avoir été cn-

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tassée elle sè soit tellement échauffée dans 1*grange , que non-seulement ses sucs laiteuxaient pu y acquérir de mauvaises qualités ,mais même que la moelle de la partie supé-rieure de la plantule séminale qui est desti-née à produire les fleurs Scies fruits , ait fer-menté au point de devenir aussi vicieuse; il n’ya point de lessive ni de recette qui puissentrendre à des semences ainsi altérées, la facultéde se reproduire qu’elles ont perdue par lamort des organes qui y doivent concourir.

On íe rappelle fans doute tout ce que j’aidit dans fanatomie particulière du grain defroment fur les parties diverses qui le com-posent Sc qui doivent concourir à la perfec-tion d’une semence destinée à íe reproduire.On sait que la plantule séminale douée detoutes ses parties, y est régulièrement agen-cée comme dans un réservoir par le con-cours déterminé des plus petites particulesqui servent à la former : elle y est nourrie ,elle s’y étend , se développe Sc devient aussicomplette qu’il est nécessaire pour se trouverdisposée à f accroissement qu’elle recevradans ion temps. La formation entiere Scle développement de cette tendre plante ,encore en semence , dépendent incontesta-blement d’une certaine direction Sc dispo-sition essentielle du tissu extrêmement fin descanaux Sc des sucs qui y coulent. Il est detoute nécessité que f ordre qui y régné nesouffre aucune atteinte depuis les premiersrudimens de fa formation, après qu’elle aété fondée , juíqu’àceque la semence en-tiere ait obtenu le véritable point de la per-fection qui lui convient. Plus les semencesfont tendres Sc petites , c’est-à-dire , pluselles sent distantes du point de leur maturi-té , plus les sucs qui y coulent doivent êtredéliés , fluides Sc tempérés, afin de se ré-pandre dans toute la substance de la tendreplantule séminale , en parcourant avec unemême régularité Sc une égale vîtelse les vais-seaux infiniment fins dans lesquels coulentces sucs. Supposons à présent des qualitéscontraires à celles requises pour f entiereperfection d’une semence destinée à se re-produire , Sc nous verrons alors qu’une se-mence imparfaite par défaut de maturité ,ou par la nature vicieuse des sucs qui y ontcirculé avant se maturité , ou par quelqu’au-tre cause postérieure qui en altéré l’orgasû-