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citerai que trois : Geldenkaut ( Gérard ) enlatin Geldenhaurius , tenoit un rang parmiles íavans hommes du seizieme fìecle. llétoit plus connu fous le nom de fa patrie ,que fous celui de la famille , car Erasme <kla plupart de íès contemporains, Rappel-lent toujours Géraldus Noviomagus. 11 fedistingua dans la poésie & l’art oratoire ,ce qui lui gagna les bonnes grâces de Maxi-milien de Bourgogne , qui Renvoya à Vit-temberg pour examiner Rétat de Réglife. Ilrevint de ce voyage si fort enchanté de ladoctrine des protestans, qusil changea dereligion & quitta son pays ; mais ne sachantoù s'établir , il alla d J abord à Wurms, en-suite à Strasbourg , à Ausbourg , & finale-ment à Marbourg , où il enseigna la Théo-logie. Il mourut de la peste en 1541, à Râgede íòixante ans. Il a écrit en latin une kìjlo-ria Batavica , une hijìoria Germanice inferio-ris , & une vie de Philippe de Bourgogne.Les réticences & les palliatifs qiRon remar-que dans ce dernier ouvrage , doivent nousapprendre à nous défier des histoires com-posées par des domestiques comblés des bien-faits de leurs maîtres.
Cajìnius ( Henri ) s’est acquis une gloiredurable entre les savans hommes de son sié-cle. On loue beaucoup Ion traité du droitcanon, fmnma juris canonìci ; mais ses anti-ques leciiones , imprimées en 4 vol. in-fol. for-ment un recueil de littérature bien autre-ment recherché & véritablement instructif.Henri Caniíìus étoit neveu du jésuite de cenom ; il mourut en 1609.
Noodt ( Gérard ) célébré professeur enDr o’t à Nimegue , lieu de sa naistance , en-suite à Francker , & enfin à Leyde , a pu-bRé d'excellens ouvrages de jurisprudence ,recueillis & imprimés en 1724 , en z vol.in-folio. Il a porté dans ces matières un espritphilosophique, & ne s'est pas borné commefont d’autres, à la simple étude des lois ro-maines , comme si toute la fa geste y étoitrenfermée, ou plutôt comme si le droit con-sistoit en décisions arbitraires. Il est mort enj725 à soixante-d:x-hu:t ans. ( D. J.)
Nimegue , le quartier de ( Géogr .) con-trée de la Gueldre , bornée au N. par lequartier de Velweu, à Rorient par le com-té de Bergue Sc le duché de Clèves, au midipar le Brabant, Sc à loccident par laHol-
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lande. Cette contrée est partagée en six pré-fectures ; elle contient cinq forteresses où ontient garnison, plusieurs terres seigneuriales,& deux villes , qui font Tiel Sc Bommele.{D. J.)
NIMETACUM, ( Géog. anc.) Ritinéraired’Antonin met cette ville entre MinariacumSc Cameracum , à 18 mille pas de la premiè-re, & à 14 mille de la seconde : Meyer pré-tend que ce soit Mainy dans la châtelleniede Lille, mais Ortélius est mieux fondé à direque ce doit être Lens en Artois. (D. J.)
NIMETULAHIS ou NIMETULAHI-TES , f. m. pi. ( Hiji. mod. ) forte de reli-gieux Turcs ainsi nommés de mmetulahi „leur premier chef ou fondateur. Ils s’assem-blent la nuit tous les lundis pour célébrer pardes cantiques Runité de Dieu , Sc glorifierson nom. Ceux qui veulent être reçus dansleur ordre pa fient quarante jours de fuiterenfermés dans une chambre , Sc réduits àtrois ou quatre onces de nourriture par jours.Pendant cette retraite , ils ssimaginent voirDieu face à face , & que toute la gloire duparadis leur est révélée. Lorsque le temps deleur solitude est expiré , les autres freres lesmeneur dans une prairie, où ils dansent au-tour d’eux & les font aussi danser. Si danscet exercice le novice a quelque vision , ceque le mouvement, joint à la foiblesse decerveau causée par le jeûne, ne manquejamais d occasionner ; il jette ion manteauen arriéré & ie laisse tomber la face contreterre , comme s’rl étoit frappé de la fou-dre. Le supérieur s'approche, fait quelquepriere pour lui ; Sc lorsque le sentiment luiest revenu , il se releve les yeux rouges Scégarés , avec la contenance cRun ivrogne oucRun insensé, Sc communique fa vision ausupérieur ou à qnelqu'autre personnage versédans la Théologie mystique ; après quoi, ilest censé du nombre des nìmetulalus. Guer.mœurs des Turcs , tom. I.
NIMPTSCEí, (Géog.) petite ville d’Alle-magne , au duché de Silésie , dans la prin-cipauté de Rrieg , entre Franckenstein &Bressan. Este ie défendit bien vaillamment en1431 & 1434 , contre les troupes de Sigis-mond. Long. 34. g 8 . lat.yi. 10.
Lohenstcin ( Daniel Gaspard de ) naquitdans cette ville en 1635, & mourut en1683 ; c est le Corneille des Allemands â