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Tome vingt-deuxième.
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Addam urles AJìce domitas , putfumque Ni-

phatem ,

Fidentemquefugâ Parthum , verjifquesagittis,

Et duo rapta manu dà’erfo ex hofle tropcea.

" J’y ajouterai les villes qu’il a soumises» en Asie , les peuples qu'il a vaincus, ceux» du mont Nipkate , ôt les Parthes qui s'as-» lurent fur leurs fléchés qu'ils lancent en» fuyant, & les deux victoires qu'il a rem--- portées lui-même fur deux ennemis fort» éloignés l'un de l'autre ». (D. J.)

Niphates , ( Géog. anc. ) fleuve d’Armé-nie du même nom que le mont Niphatc.Lucain fait mention de ce fleuve : il dit,lib. III, v. 2.45 , que les Arméniens occu-pent les rives du Nipkate qui roule des pierres :

Armeniufque tenens volventem faxa Nipha-tem.

Juvénal, Satyre vj, v. 40g , parle ainsides débordemens de ce fleuve :

Rumores ìUa recentes

Excipit ad portas , quosdam facit , ifteNiphatem

In populos , magnoque illiccun 3 a arva teneri

Diluvio.

Enfin Horace, Odejx , /. II, v. zo , dit :Cantemus Augujli tropceaCcesaris , & rigidum NiphatemMedumque fiumen gentibus additumVictis , minores volvere vortices.

“ Célébrons par nos vers les nouveauxr> exploits d'Auguste : chantons le Tigre &» PEuphtate , qui roulent leurs eaux avec» moins d'orgueil, depuis qusil les a ajoutés» à nos conquêtes ».

Je dis que le Nipkate est le Tigre, & quele fleuve des Medes est PEuphrate; car puis-que Horace joint le Nipkate avec le fleuvedes Medes , il paroît qusil ne s’agit point icidu mont Nipkate : comme le Tigre tiroir seseaux du Nipkate , il en a pris quelquefois lenom vers ía source, avant que d'entrer dansla Mésopotamie ; & ce qui confirme cetteconjecture , c'est que le Tigre est íujet audébordement que Juvénal attribue au fleuveNipkate. (D. J.)

NIPHON , ( Géog. ) grande île ou pres-qu'île de POcéan oriental, & la plus con-sidérable partie de Pempire du Japon. LesChinois disent Zipon , mot qui signifie kTome XXII,

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commencement du soleil. Il doit son origine àPidée qu’avoient les Japonois & les Chi-nois , que les îles du Japon étoient les pre-mières éclairées du soleil. Quoique propre-ment Niphon ne soit que la plus grande deces îles, cependant son nom s'étendit dansl'usage à tout le vaste empire que nous ap-pelions Japon. Voye% Japon.

NIPISSIGNIT , ou nepegiguit;

( Géog. ) rivière de l’Amérique soptentrio-nale en Gaspésie ; elle Ce jette dans le golfede íàint-Laurent, à l'extrémité de la baiedes Chaleurs.

NIQUET , f. m. ( Monn. de France. )petite monnoie blanche qui valoit autrefoisdeux deniers tournois. “ Sous Charles VI,

» dit Monstrelet, on forgea des doubles» qui eurent cours pour deux deniers tour-» nois, regnerent environ trois ans tant>' feulement, & furent en commun langage» nommés liquets ». (D. J.)

NIREUPAN , ( HiJÎ. mod. Mytkol.) sui-vant la Théologie des Siamois, des peuplesde Laos & du Pégu , il y a dix-huit mondesdistcrens par lesquels les âmes des hommesdoivent valser successivement. Neuf de c êsmondes sont des séjours fortunés ; c'est leneuvieme qui est le plus heureux de tous.Les neuf autres mondes sont des habitationsmalheureuses, & c'est le neuvieme sur-toutqui est le plus infortuné. Mais quelle quesoit la félicité dont on jouit dans le neuvie-me des premiers mondes , elle ne fera pointéternelle, ni exempte d’inquiétudes, ceuxqui y sont étant sujets à la mort. Suivant cesIndiens , si l’ame après ces différentes trans-migrations, est parvenue à la perfection parses bonnes œuvres dans chaque nouvellevie , alors il n'y a plus aucun des mondesheureux qui soit digne d'elle , & l'ame jouîtdu Nireupan , c’est-à-dire qu'elle jouit d’uneinactivité & d’une impassibilité éternelles ,& n’est plus íùjette à aucune transmigra-tion ; état qui peut paflèr pour un véritableanéantissement. C'est dans cet état que lesSiamois prétendent que fe trouve leur dieuSomna-Kodom, & tous les autres dieux quisont les objets de leur culte. Selon eux, lapunition des méchans fera de ne jamaisparvenir au Nireupan. La voie la plus sûrepour obtenir ce bonheur est de se faire ta-lapai n ,, c’est-à-dire moine. Quelques-uns pal