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culté qui dérange les idées qu'on s’etl estfaites fur d’autres bâtimens , ôc qui devientencore plus embarrassante, loríqu’à la mêmeinscription on a suivi, comme dans celle-ci,des arrangemens différens pour les mêmeslettres : méprises, si Ion doit les appellerainsi, dont il n’est aisé de s’appercevoir qu’a-près la découverte de ^inscription.
M. Séguier , au-bout de plusieurs tenta-tives ingénieuses dont on trouvera le dé-tail dans fa dijfertation , a découvert, à n’enpouvoir douter, qu’il y avoit anciennementfur la façade de ce temple ^inscription sui-vante : savoir, à la premiere ligne sur lafrise :
C. CAESARI. AVGVSTI. F. COS.
L. CAESARI. AVGVSTI. F. COS.
DESIGNATO
& à la seconde ligne sur l’architrave :PRINCIPIBVS. IVVENTVTIS
Cette inscription appartenoit aux filsadoptifs d’Auguste , ôc tout ce que les an-ciens monumcns nous apprennent de cesprinces, nous confirme d’une maniéré au-thentique les titres ôc les qualités qu’ils por-tent dans ^inscription de Nîmes,
Il ne faut pas s’étonner que l’on ait pouliela flatterie jusqu’à élever aux fils d’Augusteun temple de leur vivant, puisque leur pereen avoit plusieurs ; ainsi des enfans qu’il ai-moit tendrement ( ses héritiers présomptifs)dévoient partager avec lui les mêmes hon-neurs. Enfin l’édifice de Nîmes servoit à cetteville de moyen pour faire la cour à Auguste,en honorant la mémoire de deux princes sichers à l’empereur , ôc enlevés à la fleur deleurs ans.
M. Séguier parle ensuite du bronze, descrampons ou tenons des lettres, de la façonde les sceller en plomb, de l’impression quele métal a laissé en certains endroits dumur, des trous qu’on a faits pour l’attacher ;détails dans lesquels nous ne pouvons en-trer ici , mais qui font connoître que Fau-teur a étendu ses recherches à tout ce quipouvoir le mener à la vraie connoiíïance del’inscription.
Il finit sa dijfertation en observant, quemalgré la magnificence du bâtiment defilmes , les caractères de l’inscrìption n’ont
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t 1 point cette élégance ôc cette belle proportiont que l’on remarque dans ceux d’un âge qui: succéda bientôt à celui-ci, quoique les mé-> dailles de ce même temps en offrent de meil-; leur goût. (D. J.)
Observations fur íarticle précédent. Cetteville a 40000 âmes, selon l’abbé Expilli,tandis que dans l ’article qu’on vient de lireon ne lui en donne pas zoooo,
J’ai pasie trois jours en cette ville, ôc onm’a allure qu’il y avoit 35a 40000 personnes,dont près de la moitié étoient protestans.
On découvrit sous François I, la médaillefrappée à l’occasion de Rétablissement de lacolonie Nîmoife, quiportoit Col. nem , avecun crocodile attaché à un palmier : le roimarque dans ses lettres-patentes de 1535 ,qu’il donne ces nouvelles armes à la ville ,tant en considération de la vénérable anti-quité , dont il avoit toujours été amateur ,que pour 1 estime qu’il avoit pour Nîmes .Pendant son fëjour, en 1 j 3 5 , il visita curieu-sement tous les beaux monumens d’antiquitéqui décorent cette ville.
Les habitans érigèrent à cette occasioncette fameuse colonne, au haut de laquelleest placé un salamandre, avec cette inscrip-tion : Franc. F. Reg. P. P. M. P. Q. Ne-maus. D. D. c’est-à-dire , Francisco I Fran -corum Régi , Pat ri Patrice , MagiflratusPopulusque Nemaufi dtdicârunt. Que cemonument est honorable à François I, ôcau goût des habitans de Nîmes !
La magnifique fontaine à laquelle on tra-vaille depuis 1744 , ôc où on a découverttant de morceaux curieux de la belle anti-quité , a été décrite par M. de la Ferriere ,chanoine de la cathédrale, & dont M. l’abbéExpilli a donné un bon abrégé dans sonarticle de Nîmes.
Pourquoj ne pas ajouter aux illustres Nî-mois, les noms de Seguier, de Léon Menard,tous deux de l’académie des Inscriptions ôcBelîes-Lettres de Paris ; ( ce dernier a fait1 *Histoire de Nîmes en 7 vol. i/2-4 0 . publ. en1750 & ann. suiv. On ne peut reprocher àce livre instructif que son excessive prolixité.M. de Maucomble, dont j’ai parlé en l 'art.de Metz , en a donné un excellent abrégé •z'/z-8°, en 1767; ) ôc sur tout du célébré EspritFléchier, qui a illustré ce siégé épiscopal parses vertus, fa charité ôc sc s ouvrages ?
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