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!*boratoîres, en combinant f acide nitreuxà l’alkali volatil.
Le nitre de houssage n’est pas une especeparticulière de nitre : cette dénominationest déduite d’une circonstance très-acciden-telle : savoir , de ce que ce nitre a fleuri ous'est cristallisé sous la forme de fleurs ou deneige, à la surface de certaines roches, <voûtes, murailles, &c. & qu’on a pu le ra-masser en houssant, ou balayant, en ratis-sant , &c.
L’acide nitreux combiné avec dissérentessubstances métalliques, constitue proprementdiverses autres eípeces de nitre; mais ce n’estpas fous ce nom que ces sels font connusdans fart. Il en est fait mention dans lesarticlesparticul. des Métaux & Demi-me-taux , dans Xarticle général Substancesmétalliques , & dans Xarticle Nitreuxacide , a la fuite de celui-ci.
Il est au contraire plusieurs substancessalines connues dans fart fous le nom denitre , & qui font très-improprement nom-mées , puisqifelles ne renferment point leprincipe propre ou essentiel du nitre , lavoir,f acide nitreux. Ces sels font le nitre fixe oufixé, le nitre vitriolé, le nitre antimonié, &c.Il fera fait mention de ces sels dans la fuitede cet article.
Le nitre par excellence , le nitre le plususuel, tant pour les usages de la Chimieque pour ceux de la Médecine & des Arts,est comme nous savons déjà insinué, le nitrede la premiere espece , le nitre appellé par-fait , le nitre à base alkaline tartareule : c'estauíïì sur celui-là que tombent les principauxproblèmes que les Chimistes ont agités furf origine, la nature , les propriétés du nitre ;on ne s'est occupé des autres especes que pardes considérations secondaires. Ce fera aussice nitre parfait qui fera f objet premier &principal de cet article.
La meilleure méthode de procéder à lasolution de la premiere question , que nousvenons cf indiquer ; c'est fans doute d’expoíèrd'abord les connoissances positives incontes-tables de fait que nous avons fur les lieux ,les matrices, les sources du nitre , & fur lesmoyens de f en retirer & de le préparer.
On prend, pour préparer le nitre vulgaire,les terres des étables, des creux à fumier,des mares, des basse-cours, des caves, &
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fur-toUt de celles quil font voisines des follesde latrines, les plât ras & gravois, sur-toutdes vieux édifices, les débris des murs d»terre , & sur-tout du. torchis , dont sont bâ-ties les cabanes des paysans dans plusieursprovinces , ou qu'an éleve exprès dans plu-sieurs contrées d'Allemagne pour la généra-tion du salpêtre.
Voici comme on traite ces matières daníf attelier de f arsenal de Pans, d'après ladescription rapportée dans le Traité d’Artil-lerie de M. S. Remy.
Le salpêtre se fait de la terre qui se prendLdans les caves, celliers, granges, écuries ,étafcles, grottes, cavernes , carrières , 8 cautres lieux.
On se sert aussi de plâtras & gravois, pro-venant de la démolition de ces mêmes bâti-mens, que son réduit en poudre à force de lesbattre & écraser.
L’attelier où íè fait le salpêtre à f arse-nal de Paris , est un lieu vaste & élevéen façon de halle , soutenu de plusieurspiliers.
U y a 126 cuviers dans cet attelier.
Ces cuviers font presque semblables à ceuxqui fervent à couler la léssive ; ils font néan-moins plus petits , disposés en plusieurs ban-des , élevés de terre environ de deux piés.Comptons que l'on ne charge tous les joursque 24 cuviers, que son appelle de cuite ,ainsi cela ne doit pafler que pour urt attelierde 24 cuviers ; & pour exempter de veiller& mettre de l'eau fêtes & dimanches, on necharge que ces 24 cuviers , comme on va,l’expliquer.
En paíîant on peut remarquer que parchaque attelier de 6 cuviers un íàlpétrierne peut avoir qu'un homme de ville , quiest celui qui va chercher les matières euville, avec la bandouilliere du íàlpétrier auxarmes du roi & du grand maître autour de faceinture.
Imaginons-nous que l’on n’a point en-core travaillé. Sur ce pié l’on forme troisbandes de 8 cuviers chacune , on metdeux boisseaux comble de cendre de boisneuf au fond de chaque cuvíer de la pre-miere bande, & son emplit de terre le restedu cuvier.
Une plus grande quantité de cendre man-geroit le salpêtre ; l’on met un bouchon deM m m m m m 2