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dans l’étak d’embrasement ; telles que tou-tes les matières végétales , animales & mi-nérales , réductibles 8c actuellement rédui-tes en état de charbon , avec le soufre com-mun , & apparemment avec le phosphore,avec toutes les substances métalliques , ex-cepté les métaux parfaits 8c le mercure ; carces dernieres ne laissent pas leur phlogísti-que dans l’état d’embrasement. Il y a iciencore une singularité remarquable , c’estque le cuivre & le plomb étant mis avec lenitre dans l’état d'ignition , lâchent leurphlogistique, ou se calcinent ; vojej Cal-cination ; & que le nitre perd ion acide,ce qui est fesser propre de la détonnationdu nitre , avec les substances métalliques ;mais dans les deux cas dont nous parlons,cet effet a lieu fans détonnation , & fansdéflagration ou flamme sensible. Si quelquechimiste se propose jamais de retenir dusoufre artificiel nitreux , il paroît raisonna-ble d’employer à sa préparation le cuivre oule plomb.
O ailleurs , dans cette opération, le nitreperd donc , comme nous l’avons déjà insi-nué , un de ses principes , son acide. Sonautre principe plus fixe 8c inaltéré reste. LesChimistes Rappellent nitre fixe ou fixé. Il y aune feule substance , le soufre , qui enmême temps qu’elle donne du phlogistiqueau principe acide du nitre , agit auíïì parion propre acide fur la baie du nitre. Danscette détonnation , l’acide du nitre est enpartie diíïîpé fous la forme de soufre ni-treux enflammé, 8c détruit par cette in-flammation , & en partie chassé sous laforme de vapeur acide nitreuso , simple-ment dégagée par faction précipitante , oule plus grand rapport de l’acide du soufre,avec la baso alkaline du nitre. Il résolte decette nouvelle combinaison un nouveau selneutre , qui est un vrai tartre vitriolé, &qui est connu dans fart , fous le nom desel polychrefie de Glaser , & sous les nomstrès-impropres de nitre soufré , sulfuratum ,8c de nitre fixé par le soufre. Si c’est de l’an-timoine crud qu’on emploie au lieu du sou-fre , le résidu ou le produit fixe de cette opé-ration est encore le même sel , parçe quec’est principalement par son soufre que l’an-rrmoine agit alors , mais ce produit a unautre nom ; il est appellé , & encore très-
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îrftproprerstent, nitre antimonié, Poye ç Tar-tre vitriole,& Sel.
Il est encore à observer que la base dunitre détonné avec des substances métalli-ques , s’anime ou devient caustique , com-me quand les alkalis fixes quelconques sontconvenablement traités dans cette vue avecla chaux vive. Voye^ Chaux , Pierre acautère , Savon.
Si on exécute toutes ces détonnations dansles vaisseaux fermés , au moyen d’une cor-nue de fer tubulée , au bec de laquelle on aadapté une file de balons, voye\ les Planchesde Chimie : on retient divers produits vola-tils , connus dans fart sous le nom de chfiì.Foye^CLissus.
Les flux simples & ordinaires , em-ployés dans les travaux de la Docimasti-que , sont principalement formés de labase du nitre , fixé ou décomposé par ladétonnation avec le tartre. Voye^ Flux &Tartre.
On doit conclure de la théorie simpleque nous avons propofëe fur la déflagra-tion du nitre , que c’est au-moins gratui-tement qu’on s’est appuyé de la considéra-tion de ce phénomène, pour supposer que senitre , ou plus spécialement l’acide nitreux,contient du phlogistique dans fa composi-tion. Voye\ Nitreux Acide , a la fuite decet article.
La fixation du nitre par les substancesphlogistiques seules , ou par la dissipationsimple de son acide, est un des moyens d’a-nalyse du nitre: par ce moyen on démontreun de ses principes , savoir sa base , qui estl’alkali fixe tartareux, qu'il seroit beaucoupplus exact d’appellcr nitreux ou du nitre ;car ses expériences fur cette matière, quej’ai déjà annoncées , démontrent que toutalkali fixe artificiel, fans en excepter celuide soude , a préexisté sous la forme de nitre ,soit vulgaire , soit cubique , dans les subs-tances d’où on retire l’un 8c l’autre de cesalkalis.
L’autre moyen usité & démonstratif d’a-nalyse du nitre , c’est la distillation ; celui-làmanifeste son autre principe , son acide, 8cquelquefois aussi fa base.
Le nitre exposé seul dans ses vaisseaux fer-més , à la plus grande violence du feu , nelaisse échapper qu’une très-foible quantitéN nnnnn z