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derniers battus & réduits en tables très-
plates, & des autres débités en feuilles
ties-minces.
L’on peut, pour ainsi dire , distinguercomme deux sortes de placage ; l’un quiest le plus commun, ne consiste qu’enquelques compartimens de diíFérens bois ;l'autre où il y a beaucoup plus d’art,représente au naturel des fleurs, des oi-seaux & d’autres choses semblables : ce-lui-ci s’appelle proprement marqueterie.On ne va parler dans cet article que duplacage par compartiment.
Le bois destiné au placage se débiteavec la scie à refendre , en feuilles en-viron d’une ligne d’épaiffeur. Pour ledébiter, les bûches ou les planches, sui-vant le bois qu on emploie, se mettentdans ce qu’on appelle /a presse à scierdebout , dont on peut voir la descriptionà Varticle des presses. Les feuilles se cou-pent en bandes & se contournent en dif-férentes figures conformes au dessein qu’ons’est proposé ; & après que les joints enont été régulièrement faits , & qu’ellesont été mises d’épaísseur & de largeuravec diíFérens rabots propres à cet usage,on les colle sur un fond de bois bien secavec de forte collé d’Angleterre.
Quand toutes les feuilles font plaquées ,jointes & collées , on les met dans unepresse , si ce font de petits ouvrages; ous’ils font grands , on les laisse fur l’établi,& les ayant couverts par dessus de quel-que ais , ou morceau de planche propor-tionné à l’ouvrage, on les ferre avec desgoberges , c’est-à-dire , avec des perchescapables de faire un peu de reslòrt, dontun bout touche au plancher de la bouti-que , & l’autre porte fur 1 ais qui cou-vre l’ouvrage. Afin d’affermir davantageles goberges & qu’elles serrent plus for-tement le placage , on les calle avec unmorceau de bois taillé en coin.
Après que la colle est parfaitementseche, & qu’on a levé les goberges, onacheve l’ouvrage , d’abord avec de petitsrabots dont le destòus du fust est garnid une plaque de fer, & ensuite avec lesoutils qu’ils nomment racloirs.
Comme quelques-uns de ces rabots ontdes dents à-peu-près semblables à celles
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des limes ou des truelles bretées,' on Ie£emploie plutôt pour limer le placage quepour le raboter.
Les racloirs qui sont des morceauxd’acier ou de fer bien acérés , bien tran-chans & assutés fur une pierre à huile ,fervent à emporter les raies ou breturesque les rabots ont laissées.
L’ouvrage raclé fe . polit avec la peaude chien marin, la cire, la brosse & lepolissoir de presse, qui est la dernierefaçon qu’on lui donne. Diction, du Com.{D. J.)
PLACARD , f. m. ( Jurisprud. ) signi-fie ordinairement quelque chose que l’onaffiche publiquement.
A la chancellerie dans les greffes, onappelle un acte expédié en placard , celuiqui est écrit fur une feule feuille de pa-pier ou parchemin non ployée, & quin’est écrite que d’un côté.
On appelle aussi placards les ordonnan-ces des anciens souverains de Flandres &de Brabant.
Ces placards sont la plupart en fla-mand ; il y en a pourtant quelques - unsen françois : il y en a quatre volumesde ceux de Flandres, & autant de ceuxde Brabant. Le conseil d’Artois a dansson dépôt des registres des placards.
Ceux qui ont précédé la conquête, oucession des places des ressorts du parle-ment de Flandres, sont observés à moinsque le roi n’y ait dérogé depuis.
Anselme en a fait un répertoire , in-titulé code belgique , & un commentairefur les placards les plus importans, in-titulé tribonian belgique.
Zypasus , introdua. ad. notit. juris belg.en rapporte plusieurs. II dit, n. 6. queles placards n’obligent pas les sujets dechaque province en particulier, s’ils n’yont été spécialement publiés.
Le plus important de tous ces pla-cards est l’édit perpétuel des archiducsAlbert & Isabelle, du n juillet 1611.Anselme l’a commencé , & Romilius afait un commentaire fur l’article neufseulement. Voye\ l’injìit. au dr. belgUque de Ghevnet. (A)
Placard , ( Affiche d’Hollande. )ce mot se dit en Hollande des affiches