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Tome vingt-sixième.
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derniers battus & réduits en tables très-

plates, & des autres débités en feuilles

ties-minces.

Lon peut, pour ainsi dire , distinguercomme deux sortes de placage ; lun quiest le plus commun, ne consiste quenquelques compartimens de diíFérens bois ;l'autre il y a beaucoup plus dart,représente au naturel des fleurs, des oi-seaux & dautres choses semblables : ce-lui-ci sappelle proprement marqueterie.On ne va parler dans cet article que duplacage par compartiment.

Le bois destiné au placage se débiteavec la scie à refendre , en feuilles en-viron dune ligne dépaiffeur. Pour ledébiter, les bûches ou les planches, sui-vant le bois qu on emploie, se mettentdans ce quon appelle /a presse à scierdebout , dont on peut voir la descriptionà Varticle des presses. Les feuilles se cou-pent en bandes & se contournent en dif-férentes figures conformes au dessein quonsest proposé ; & après que les joints enont été régulièrement faits , & quellesont été mises dépaísseur & de largeuravec diíFérens rabots propres à cet usage,on les colle sur un fond de bois bien secavec de forte collé dAngleterre.

Quand toutes les feuilles font plaquées ,jointes & collées , on les met dans unepresse , si ce font de petits ouvrages; ousils font grands , on les laisse fur létabli,& les ayant couverts par dessus de quel-que ais , ou morceau de planche propor-tionné à louvrage, on les ferre avec desgoberges , cest-à-dire , avec des perchescapables de faire un peu de reslòrt, dontun bout touche au plancher de la bouti-que , & lautre porte fur 1 ais qui cou-vre louvrage. Afin daffermir davantageles goberges & quelles serrent plus for-tement le placage , on les calle avec unmorceau de bois taillé en coin.

Après que la colle est parfaitementseche, & quon a levé les goberges, onacheve louvrage , dabord avec de petitsrabots dont le destòus du fust est garnid une plaque de fer, & ensuite avec lesoutils quils nomment racloirs.

Comme quelques-uns de ces rabots ontdes dents à-peu-près semblables à celles

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des limes ou des truelles bretées,' on Ie£emploie plutôt pour limer le placage quepour le raboter.

Les racloirs qui sont des morceauxdacier ou de fer bien acérés , bien tran-chans & assutés fur une pierre à huile ,fervent à emporter les raies ou breturesque les rabots ont laissées.

Louvrage raclé fe . polit avec la peaude chien marin, la cire, la brosse & lepolissoir de presse, qui est la dernierefaçon quon lui donne. Diction, du Com.{D. J.)

PLACARD , f. m. ( Jurisprud. ) signi-fie ordinairement quelque chose que lonaffiche publiquement.

A la chancellerie dans les greffes, onappelle un acte expédié en placard , celuiqui est écrit fur une feule feuille de pa-pier ou parchemin non ployée, & quinest écrite que dun côté.

On appelle aussi placards les ordonnan-ces des anciens souverains de Flandres &de Brabant.

Ces placards sont la plupart en fla-mand ; il y en a pourtant quelques - unsen françois : il y en a quatre volumesde ceux de Flandres, & autant de ceuxde Brabant. Le conseil dArtois a dansson dépôt des registres des placards.

Ceux qui ont précédé la conquête, oucession des places des ressorts du parle-ment de Flandres, sont observés à moinsque le roi ny ait dérogé depuis.

Anselme en a fait un répertoire , in-titulé code belgique , & un commentairefur les placards les plus importans, in-titulé tribonian belgique.

Zypasus , introdua. ad. notit. juris belg.en rapporte plusieurs. II dit, n. 6. queles placards nobligent pas les sujets dechaque province en particulier, sils nyont été spécialement publiés.

Le plus important de tous ces pla-cards est lédit perpétuel des archiducsAlbert & Isabelle, du n juillet 1611.Anselme la commencé , & Romilius afait un commentaire fur larticle neufseulement. Voye\ linjìit. au dr. belgUque de Ghevnet. (A)

Placard , ( Affiche dHollande. )ce mot se dit en Hollande des affiches