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Tome vingt-sixième.
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r P L A

i j c ..° mîr > en ce m ent, son milieu , " tin,à dàúbution à Fordonnance 6e ces partiesprincipales, leur rapport, leur encu.ai.nLMent. ,

Us doit être 1s premier travail de lotatsur, du poste-, du philosophe , de otpnen , de tout homme qui se P™?°‘ e c ! eseite un tout qui ait de l’eniemble- & Qv

la régularité.

Un homme qui n écrit que de capriceP ar Pensées détachées , comme Mon-l a S n e dans ses Essais , peut n avoir qn uneintention générale ; il est dispensé de setracer un pian. Mais dans un ouvrage outout doit se lier, se combiner comme dansune montre , pour produire un ester com-it’nn, est - il prudent de se livrer a songeme sans avoir son plan sous les yeux ?c e st cependant ce qui arrive aster sou-vent aux jeunes écrivains , & sur-toutdansle genre où ce premier travail bien méditéieroit k plus indispensable.

>ênetrons dans le cabinet d'un poète ha-& dp 1 a f - r’ ? vo y°ns-le occupé du choix

^deladispostnondùmsejet.

& rP, sl CÎ - l:e ^oule d’idées que la lecturecellp m ex ,l on ìse présentent, il lui vientnourrice Ur , P . ateur ' stni de deux enfansfils ’ ne seit plus lequel est son

éteindre la race.'* ^ lëgldme d ° nt il veUt

cette masse d'idées ,la dp 1 un / u ) e t tragique; il la pénétré,

. ve oppe , & voici à-peu-près comment*ÍX a CS eUX i en ^ ans peuvent avoir été con-■ n u , s P ar ^ eur nourrice ; mais si la nour-IV «, n E plus, on est fur que le secret dec range est enseveli avec elle : le nœud▼anrp a? c d ? dénouement. Si elle est vi-ceut du u s ce Pdble de crainte, Faction neplice fera Ctre suspendue : l’aspect du sup-& timide. L e U nn a > OU ? r A ce témoin foibletere de cette P f ECe eta Uit donc îe carac-

îa voûte. Elle ador" 1 ? V C ° mme la clef dedéteste la îyra, m i e ' ''■« ses maître- ,

tine an secret. Ce ATf sran n’est qu’ambitie„ xtio« n’est pas à ,én,b,e°'l7^.k Lmêêtre barbare au point d’ìmmoler son filsplutôt que de risquer que so n ennemi ne luiéchappe, & trancher aussi le nœud de l’intri-Tome XXfJ.

P L A J $

gue. Que fait le poète? Au puissant motif deperdre riiéritier du trône ihoppole Famourpaternel , ce grand ressort de la nature ;

& par-Ià, voyez comme son sujet devientpathétique & fécond. Le tyran va sur deslueurs de sentimens, fur des soupçons &des conjectures, balancer entre ses deuxvictimes & les menacer tour à tour. Maisfi Pun des deux princes étoit beaucoup plusintéressant que l'autre par son caractère,il n’y auroitplus cette alternative de craintej qui met Famé des spectateurs à l’étroit , &

I qui rend la situation íi pressante & si ter-rible : ie poète qui veut qu’on frémissepour tous les deux tour à tour , les faitdonc vertueux Fun & Tautre ; & dès-îorsnon feulement le tyran ne lait plus lequelchoisir pour son fils, mais lorsqu il veutse déterminer, aucun des deux ne consentà l’çtre. De cette combinaison de carac-tères naissent comme d’elles-mêmçs ces bel-les situations qifon admire dans Hérachus ,

Devine fi tu peux , ct chofis fi tu l’ofis.....

O malheureux Phocas! ô trop heureuxMaurice !

Tu retrouves deuxfils pour mourir après toi ;Et je n en puis trouver pour régner après moi.

Comment s’est fait le double échange quitrompé deux fois le tyran ? fur quelsindices chacun des deux princes peut-il secroire Héraclíus ? Par quel moyen Phocasles va-t-il réduire à la nécessité de déciderde son choix ? quel incident, au fort dupéril, tranchera le nœud de Fintrigue »& produira ía révolution ? Tout cela s'ar-range dans la pensée du poete , comme l’eûtdisposé la nature elle-même si eîie eût mé-dité ce beau plan. C’est ainsi que travailloitCorneille. II ne faut donc pas s’'étonner sil'invention du sujet lui coûtoit plus queFexécutíon.

Quand la fable n’a pas été combinée avecc^tte méditation profonde, on s’en apper-çoit au défaut d’harmonie & d’en semble , àía marche incertaine & laborieuse de Fac-tion , à Fembarras desdéveloppemens, au

mauvais tistu de 1 intrigue, dc d une cer-taine répugnance que nous avons à suivrele si! des evenemens.

La marche d J un poème, quel qu’il soit,

I