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Tome vingt-sixième.
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quand on supposeroit que la Terre est im-mobile , & que c'est le Soleil qui fait cha-que année une révolution dans l’éciiptique,il ne fera pas moins vrai de dire qu’unspectateur placé dans le Soleil , verroitchaque année la Terre parcourir le cerclede l’écliptique.

Toutes les planètes se meuvent dansleurs orbites autour du Soleil, & à-peu-près dans le même plan ; leurs mouvemensle font d’occident en orient, c’est-à-direqu’elles suivent toutes une même direc-tion. Quand nous disons néanmoins queleurs orbites font à-peu-près dans un mê-me plan , c’est qu’elles font fort peu in-clinées l’une à l’autre , & que la ligne oùse coupent les plans de ces orbites , passetoujours par le centre du Soleil. Or il fuitde-là qu’un observateur place à ce centre,seroir toujours dans le vrai plan de l’or-t>ke de chaque planète ; il leur verroitfaire exactement leurs révolutions périodi-ques dans le pian d’un grand cercle de lasurface sphérique concave du ciel ; mais ilne pourroit, à la vue simple juger de leurplus grande ou de leur plus petite dis-tance au Soleil. C’est pourquoi, afin demieux reconnoître les différentes distancesdes planètes au Soleil, aussi-bien que lesprincipales inégalités apparentes de leursmouvemens, il est à propos de transporterhors du Soleil l’œil de l’observateur. Onpeut donc le supposer élevé au-deíïus duplan des orbites des planètes, ou plutôtdans la ligne perpendiculaire à l’orbite dela Terre , qui passe par le centre du Soleil,& de plus à la même distance à ce centreque la Terre. L’observateur placé en cetendroit du ciel, pourra juger facilementdes différentes distances des planètes auSoleil, & des temps de leurs révolutions.

Les planètes secondaires sont celles quitournent autour de quelque planète prin-cipale , comme centre, de la même ma-niéré que les planètes principales tournentautour du Soleil ; telles sont la Lune , quitourne autour de notre Terre , & ces au-tres planètes qui tournent autour de Sa-turne & de Jupiter, & que l’on appelleproprement satellites . Voy. la théorie desplanètes secondaires > aux articles SATELLI-TES ct Secondaires.

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Les planètes principales se distinguent:encore en supérieures & inférieures.

Les planètes supérieures sont celles quisont plus éloignées du Soleil que notre Ter-re : telles sont Mars , Jupiter & Saturne.

Les planètes inférieures font celles quisont plus proches du Soleil que notre Ter-re , & situées entre la Terre & le Soleil ,comme Vénus Lt Mercure. Voye{ ] ordre ,la position , &c. des planètes dans les PI.d'Aftron.fig. 44 .

Cette figure représente la dispositiondes planètes dans le sistême de Copernic qsistême qui est le plus ancien de tous , &qui a été enseigné autrefois par Pythagore& ses disciples. Ce philosophe qui savoirappris dans l’Orient , le répandit bientócdans la Grece ; mais le commun des Phi-losophes embrassèrent long - temps aprèsun autre sistême , qui supposoit la Terreimmobile, & qui attribuoit aux cieux tousles mouvemens apparens. Aristote & ceuxde fa secte qui ont enseigné dans les écolespendant les siécles suivans, avoient adoptécette opinion , & l’ont soutenue long-temps , jufqu’à ce que le savant astronomeCopernic est venu tirer de l’oubli l’anciensistême de Pythagore , Punique & le vraisistême du monde, comme il écoit aisé àtous les bons esprits de s’en convaincre ,s’ilseussent réfléchi fur les solides raisons qu’iíen a apportées. Ce sistême a été depuis ap-pelé de son nom. Environ cent ans après,la découverte des lunettes d’approche afait connoître aux hommes un nouveauciel : on y a apperçu tant de phénomènessurprenans & inconnus aux anciens, que lssistême de Copernic a bientôt été recon-nu pour le vrai sistême du monde. Voy .Copernic & Sistême.

On représente les planètes avec les mê-mes caractères dont le servent les chimis-tes pour désigner leurs métaux , à cause dequelque analogie ou rapport que l’on sup-posoit autrefois entre ces corps célestes &les métaux.

Saturne est représenté par le caractèreï>, qui en chimie représente le plomb.Cette planète ne paroît à la vue simple »que d’une lumière foíble , à cause de sagrande distance. Elle achevé sa révolutibnautour du Soleil, dansl’espace d’envirotî