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Tome vingt-sixième.
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mues des étamines entre dans !a vésicule dela graine. Car outre que la cavité da pistils étend depuis le haut du pistil jutqu’aux em-bryons des graines, ces graines ou vési-cules ont une petite ouverture correspon-dante à l’extrémité de la cavité du pistil ;de sorte que la petite pouíliere ou farinepeut aisément tomber tout le long de cettecavité dans l’ouverture de la vésicule quiest l’embryon de la graine. Cette cavité oucicatricule est à-peu-pres la même dans ungrand nombre de graines , & on peut fansmicroscope la voir aisément dans les fèves ,les pois, &c. La racine du petit germe estprécisément vis-à-vis cette ouverture , &c’est par là qu’elle passe quand la petitegraine commence à germer.

Ce procédé de la nature dans la généra-tion des végétaux , & les dissérens moyensqu’elle emploie pour cela , sont si curieux& si peu connus , qu’il ne fera pas inutile del’expîiquer plus au long par le secours dequelques figures. Nous prendrons pourexemple le melon, dans lequel les par-ties de la génération sont fort distinctes.On doit remarquer en passant, que quoi-que le melon ait les deux sexes, cependantla disposition de ses organes est différentede la disposition générale que nous avonsexpliquée ci-dessus, en parlant de la tulipe.En effet, il y a dans le melon deux fleursdistinctes , dont Tune fait l’office de mâle ,l’autre de femelle, & que nous appelle-rons pour cette raison , l’une fleur mâle ,l’autre fleur femelle.

La fleur femelle de la courge , ou cellequi porte le fruit a un pistil qui n’estqu’une continuation de l’embryon du fruit..Le sommet du pistil so divise en plusieurscorps oblongs , dont chacun peut se sépareren deux lobes. Ces corps sont fort rabo-teux ; ils sont garnis de poils & de pe-tites vésicules, ce qiii les rend propres àgarder la pouíliere de la fleur mâle, & à laconduire jusqu’à l’ouverture des canaux quicommuniquent entr’eux auffi loin que lescellules des graines contenues dans le fruitencore tendre. Si on coupe le pistil trans-versalement dans fa plus petite patrie, ontrouve autant de canaux qu’il y a de di-visions à la tête du pistil; & ces canauxcorrespondent à autant de petites cellules

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j dont chacune renferme deux rangs degraines ou de semences placées dans unplacenta spongieux.

Cett£ théorie de la génération des plantespeut nous faire entrevoir comment on al-téré & on change le goût , la forme , lesfleurs & la qualité d’un fruit en imprégnantla poussière de ce fruit de la pouíliere d’unautre de la même classe-

C’est à ce mélange , & pour ainsi direà cet accouplement accidentel, qu’on doitattribuer non - seulement les variétés fansnombre qu’on observe dans les fruits &les fleurs nouvelles que la terre produiechaque jour, mais encore beaucoup d’au-rres phénomènes du régné végétal. VvvczMulet.

Laperpendicuîarité qu observent & qu’af-fectent en quelque maniéré les troncs cutiges des plantes, austi bien que leursbranches & leurs racines , est un phéno-mène fort singulier , auquel on n’a prisgarde que dans ces derniers temps. Lacause en est fort délicate, & a exercé lasagacité de dissérens philosophes , princi-palement de MM. Astruc , Dodart , laffire & Parent. Voye\ leurs dissérens sií-temes â P article PeRPENDICULARITÉ.

Le parallélisme constant que les touffesdes arbres observent avec le sol ou le ter-rain sur lequel ils sont plantés, est austiun phénomène digne d’attention. Voye[Parallélisme.

Sur la fécondité des plantes , voye^ FÉ-CONDITÉ.

Les plantes, eu égard à leur maniéréd’engendrer, peuvent se diviser en_ i. Mâles, qui ne portent point de fruitni de graines , & qui n’ont que I’organemasculin de la génération ; savoir, les éta-mines de cette espece sont :

Le palmier mâle ; le saule mâle ; le peu-'plier mâle ; le chanvre mâle ; sortie mâle& le houblon mâle.

2.. Femelles qui portent du fruit, & quïont Porgane féminin, savoir ; le pistil ouutérus , mais n’ont point d’étamines :

Tels sont le palmier femelle ; le saule fe-melle ; le peuplier femelle.

3. Hermaphrodites , qui ont à la foisles parties mâles 8c les parties femelles ,c’est - à - dire > le pistil & les étamines.