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Tome vingt-sixième.
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gu'il y a plus d’avantage à la semer dansdes terrains ou dessaisies plates. Pour yparvenir , on emplira jufqu’à deux poucesdu bord le vase dont on se servira , avec dela bonne terre de potager > bien meuble, &mêlée d’unc moitié de terreau de vieillescouches, bien consommé. On commen-cera par détacher les graines du noyauqui les rassemble, & qu’il faut rejeter : ilfaut une bonne poignée de graines pour se-mer une terrine : on en prendra la quan-tité nécessaire à proportion du nombre deterrines que l’on veut semer : ensuite on lamêlera avec du terreau sec & bien con-sommé , que l’on aura passé dans un cribletrès-fi n ; puis on frottera ce mélange en-tre les mains pendant environ un quart-d'heure, tant pour mêler les graines avecla terre, que pour détacher le duvet qui les«nvironne. Cette opération étant faite avecfoip, car elle est essentielle , on mettradans les terrines, qu’on suppose disposéescomme on l’a dit, un pouce d’épaisseur en-viron , de ce mélange , fans qu’il foie besoinde Je couvrir d’antre terre.

Le temps le plus propre à semer cettegraine est du io au zo avril : elle leversau bout de trois semaines , & tout ce quidoit venir leve en 6 ou 8 jours ; aprèsquoi 51 n’y a plus rien à attendre. II fau-dra entretenir les terrines dans un état defraîcheur par des arrosemens légers & fré-quers. Dès que les graines commencent àlever , il faut redoubler d’attention en lesabritant soit contre les pluies de durée,ou contre la trop vive ardeur du soleil,«?n les arrosant au besoin fort légèrement.

Les jeunes plans s’élevent dès la premiereannée à xz ou i* pouces. On les fera passeri’hiver dans l’orangerie , & on pourra lesmettre en pépinière au printemps suivant.Si on les y soigne bien , ils feront en état aubout de quatre ou cinq ans d erre transplan-tés à demeure. On peut élever !e platane deboutures qui réussissent très-aisoment. Vyy,la façon de sûre ces boutures par une nou-velle méthode , au mot MURIER. Elless’élevent dès la premiere année jusqu’á six &sept piés, & la plupart font assez de racinespour être mises en pépinière dès l’automnesuivant. Au bout de trois ans elles seront«w état d’être transplantées à demeure ;

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mais fi elles peuvent rester dans leur prMmiere place fans se nuire, on gagnera en-*core une année.

Un grand moyen de faire venir îe pla-tane , c’est de le multiplier en couchant fosbranches , fans qu’il soit besoin de lts mar-cotter. C’est le parti le plus prompt, íaplus facile & le plus avantageux. La plu-part des pians que l'on éleve de cette façonprennent dès la premiere année jusqu à dixpiés de hauteur fur une tige droite , forte& vigoureuse , qui souvent se trouve suffi-samment enracinée pour être transplantéel’automne suivant. Mais fi on les laisse enplace, ils s’éleveront dans la seconde an-née jusqu'à 14 ou 1Ç piés, fur 4 à ; poucesde circonférence. En sorte qu’en 18 moisde temps, caron suppose que les branchesont été couchées au printemps , on a desarbres faits , qui sont très-vigoureux, biengarnis de branches , & fort en état d’ètretransplantés à demeure. 11 faut pour celacoucher en entier des arbres de trois ouquatre ans. II est vrai que toutes les bran-ches que l'on couche ne donnent pas desplans d’égale force , mais il ne faudra au:tplantes fòibies qu’une année de plus pouratteindre les plus forts. Sur la façon decoucher ies branches , voye^ le mot MAR-COTTER.

Cet arbre , fi petit soic-il, est robustelorfqu’i! a été éleve de graine, de branchescouchées, ou par le moyen des racines.Mais il n’en est pas de même des plantsqui font venus de bouture ; comme cesboutures ne commencent à pousser vigou-reusement qu’en été , & que l ur seve setrouve encore en mouvement jusque bienavant dans le mois d’Octobre ; le bois naso trouvant pas alors suffisamment saison né ,il arrive quelquefois qu’elles font endom-magées par les premicres geléesd’automne ;& ce qu’il y a de plus fâcheux . c’est quepour peu que les plants aient été gelés à lacime, il en résulte une corruption dans laseve qui les sait entièrement périr pour 11plupart. Mais outre que cet accident estrare , c’est qu’il n’arrive que dans des paysmontagneux , dans des vallons sotrés , dansdes gorges étroites, & dans le voisinagedes eaux où les gelées so sont sentir pluspromptement'& plus vivement que dans, les-