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Tome vingt-sixième.
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se sert pour abattre un cheval, ou pourlever ses jambes dans un travail, afin defaciliter plusieurs opérations du maréchal.

PLA.TE-LONGE , {Chajje. ) bande de cuirlongue , qu on met au cou des chiens quifont trop vites , afin de les arrêter : cesbandes s’appellent auíîi bricoles.

Plates , touches plates, ( Peinture. ) sedit d une façon de toucher la couleur enl’aplatiílànt avec le pinceau ; ce qui formeune petite épaisseur presque insensible àchacun de ses côtés ; mais qui néanmoinsdonne un grand relief anx objets, lorsqueces touches partent d’une main savante.Rien ne caractérise tant l’homme certain deses coups , que cette façon de faire, quin est cependant que pour les petits tableaux.

PLATERON , voyej Bordeliere.

PLATEUR , f. f. ( Minéralogie. ) c’estainsi qu’on nomme dans les mines de char-bon de terre , la partie où la couche de ceminéral, après s’être enfoncée , soit per-pendiculairement , soit obliquement, com-mence à marcher horizontalement, & en-suite à remonter horizontalement vers !asurface de la terre. Suivant M. de Tilly ,les placeurs fe trouvent ordinairement à troisou quatre cens pies de profondeur ; quelquescouches ne les ont qu'à sept cents pies; cellesqui sont le plus perpendiculaires , ont leurplatei r à une très-grande profondeur. C'estdans cet état que les mines de charbon sontplus avantageuses & plus faciles à exploiter.f^oye^ le mémoire fur Vexploitation du charbonminéral , par M. de Tilly. (-)

PLATILLE, f. f. ( Toilerie. ) on appelleplatillcs , certaines especes de toiles de lintïès-hlanches , qui fe fabriquent en plu-sieurs endroits de France, particulièrementdans l’Anjou , & eu Picardie.

Les platilles se vendent en petites piecesde cinq aunes de long , sor trois quarts &demi de large, mesure de Paris; les unesplus grosses , les autres plus fines. Ce íontîesEípagnoisàquielles sont toutesenvoyees,qui leur ont donné le nom de platilles- Euesfont pareillement propres au commerce quife fait en quelques endroits des côtes d’A-frique, au-delà de la rivière de Gambie.

I! se tire de Silésie, particulièrement deBreílaw , capitale de cette province d’Alle-ïuâgne, quantité de toiles auxquelles l'on

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donne pareillement le nom de platilles. Ce ssortes de toiles qui sont à-peu-près sembla-bles à celles d’Anjou & de Picardie , fontaussi destinées pour les mêmes pays , c’est-à-dire pour 1 Espagne , l’Amérique, & l’A-frique ; & elles y sont portées par les Ham-bourgeois. Savary. { D. J.)

platine > ou or blanc , f. f. ( m?.

nat. Minéralogie & Métallurgie. ) en espagnolplatina , platina di pìnto , ou juan blanco. Cenom a été donné à une substance métalliqueblanche comme de sarger.t ; autant & mê-me plus pesante que 1 or, trés-fixe au feu,qui ne souffre aucune altération ni à Pair ,ni à Peau ; assez peu ductile, êz qui soûle estabsolument infuíxble au degré de feu le plusviolent, mais qui s’allie par la fusion avectous les métaux.

Le mot espagnol plnta , signifie argent ;celui de platina , signifie petit argent ; il pa-role que ce nom a été donné à la substancedont nous parlons à cause de sa couleurblanche. Quelques-uns - cependant l’ont ap-pelé or blanc, par ce que la platine a plu-sieurs propriétés communes avec le plusprécieux des métaux : c’est ce que nous au-rons occasion de faire voir dans le cours decet article.

II n’y a que peu d’années que Pon cor.-ncît cette substance ; elle se trouve dansl’Amérique espagnole. Le premier auteurqui en ait parlé, est dom Antonio d’Ulloa ;dans son voyage du Pérou, imprimé à Ma-drid en 1748 , il dit: que dans la provincede Quito , au bailliage de Choco , iî fetrouve des mines d’or, que Pon a été obligéd’abandonner A cause de la platine dont leminerai est entremêlé. II ajoute : " la pla-« tine est une pierre ( piedra ) íî dure ,» qu’on ne peut la briser sur Pencîume , ni» la calciner, ni par conséquent en séparer» le minerai qu’elle renferme, sans un tra-" vail infini & fans beaucoup de dépenses >».Il est aisé de voir que c’est très-impropre-ment que Fauteur appelle cette substanceune pierre.

Dès Pan 1741, M. Charles Wood, mé-tallurgiste anglois , avoir déjà apporté enAngleterre quelques échantillons de cettesubstance ; illesavoitreçusdanslajamaïque;on lui avoir dit qu’ils croient venus de Car-thagène ; fans lui déterminer précisé méat