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démonstration ; une troisième par voie jde supposition. f
H íáut que l’orateur conr.oisse l’homme , jles différences de Fespece humaine > ies <formes diverses de l’énosciation, les mo- jtifs de persuasion, Lt les avantages des cir- j£9 n ftances : c’eít-là ce qui constitue Fart deb'sn dire.
II ne faut pas ignorer la maniéré dont lesophisme prend le caractère de la vérité.
. La cormoiffance des mots & la raison de, dénomination ou rétimologie ne sont pase trang eres à la dialectique.
De la philosophie contemplative de Platon ,f P r e/nìérement de sa théologie. II ne se faittien de rien.
. H y_a deux causes des choses, Tune dont*J'®s sont; l’autre par laquelle elles font.v^ell e - c ; e st Dieu; l’autre est la matière.Leu & l a matière sont éternels & égale-tiient indé-sendans, quant à leur essence , àJ eut existence.
. f a matière est infinie en étendue & enQiirce
La matière n’est point un corps ; maistQl * 'cs com s sont d’elle.
, 11 Y a dans la matière une force aveugle,ri ,'tû , néceflaire, innée, qui la ment te-tF^talrcment, & dont elle ne peut etre en-^lerement dépouillée. C’est un obstacle queDieu même n’a pu surmonter. C’est la rai-son pour laquelle il n a pas fait ce que l’onconçoit de mieux. De-là, tous les défautsà tous les maux. Le mal est nécessaire ;d y en a le moins qu’il est possible.
Dieu est un principe de bonté opposéea la méchanceté de la matière. C’est lacause par laquelle tout est ; c’est la sourcedes êtres exìstans par eux-mêmes, spiri-tuels & parfaits ; c’est le principe premier ;
c’est le grand ouvrier ; c’est Fordinateuruniversel.
à Fentendement de s’élever
dvlnlT 11 ^.ànzereux à l’homme dedivu.guer ce qu A eu a conçu.
On peut démontrer évidemment son exis-tence & tes attnhuts.
Elle se manifeste à celui qui interrogelui-même , & a celui qui jette quelques re-gards attentifs sor ì univers.
Dieu est une raison incorporelle qu'on nesaisit que par la penses-
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II est !ì' rs, il est puissant, i1 est soge,i! dispose de la matière autant que l’essencede celle-ci le permet.
II est bon ; un être bon & inaccessibleà l’envie: il a'donc voulu que tout fût bon;qu il n’y eut de mal que celui qu’il ne pou-voir empêcher.
Qu’est-ce qui Fa dirigé dans ['ordinationdu _monde ? Un exemplaire éternel quiétoit en lui, qui y est, & qu j n e changepoint.
Cet exemplaire éternel, cette raisonpremière des choses, cette intelligence 'contient en elle les exemplaires, les raisons& les causes de toutes les autres^ : cesexemplaires sont éternels par eux-mêmes »immanens , & les modelés de l’essencades choses passagères & changéantes.
Lorsque Dieu informa la matière , lors-qu’il voulut que le monde fut, il y plaçaune ame.
II y a des dieux incréés ; il y en a deproduits.
Ceux-ci ne sont par leur nature ni éter-nels , ni immortels, ni indissolubles ; maisils durent & dureront toujours par un actede la volonté divine qui les conserve & qSiles conservera.
11 y a des démons dont la nature estmoyenne entre celle des dieux & del’homme.
Ils transmettent ce qui est de dieu àFhomme, & ce qui est de l’homme à dieu.Ils portent nos prières & nos sacrifices enhauc ; ils descendent en bas les grâces &les inspirations.
L’être éternel , les dieux au-dessous delui, mais éternels comme lui ; les dieuxproduits, les démons, les hommes, lesanimaux , les êtres matériels > la matière ,le destin , voilà la chaîne universelle.
De la physique de Platon. Rien ne se fait
sans cause.
L’ouvrier a en soi le modele de son ou-vrage ; il a les yeux fur ce modele en tra-vaillant : il en réalise sodée.
Puisque le monde est, il est par quelqu©principe.
C’est un grand automate,
II est un > parce qu’il est tout.
II est corporel, visible & tangible, maison ne volt nen fana feu, on ne touche point