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Tome vingt-sixième.
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Plis , ( Peinture■ ) voye{ DRAPERIE.

PLIAGE, s- m- ( Manufacture. ) maniéréde plier les étoffes : le pliage des étoffes delainage , Te fait fur une espece de table oumétier , que l’on appelle piioir. Lorsque lepliage est achevé , on l’affui a en mettant lapiece entre deux plateaux , & la serrantraisonnablement dans une preste : on plieles étoffes âpres qu’elies ont été sondées, &devant que de les appointer. Savary.

Pliage des chaînes des étoffes de foie. Pourpl:er les chaînes fur l’ensuple , il faut com-mencer à les mettre sur le tambour , qui estune roue de trois pies environ de diamètre ;& ensuite après avoir passé les portées sé-parément dans chaque dent du rateau, ondévide la chaîne fur l’ensuple ; & au moyende ce rateau, au-travers duquel passe lachaîne, on la dévidé de la largeur que l’onveut, & les portées se trouvent toujours lesunes à côté des autres. On observe de dé-charger suffisamment le tambour, asin quela chaîne soit pliée ferme.

PLIANT , adj. ( Grain.) qui est flexiblesur toute íà longueur : il se dit bien de l’o-fier & de tout autre corps qui fléchit facile-ment fans se briser, & qui se restitue mol-lement dans son premier état.

Pli ANT, ( Maréchal. ) la jointure pliante,fe dit du paturon. Voyet^ JOINTURE. Lesjarrets pli ans , voye % JARRETS.

5 PLICA PO LONLCA , ( Médecin, prat. )c’est une maladie , dont le principal simp-tóme & celui de qui elle tire son nom est unentrelacement indissoluble des cheveux ; lemot plica est latin , il signifie entrelacement ;on ajoute communément, même en fran-çois , l’épithete latine polonica , parcs quecette maladie est très-familiere auxPolonois,& presque endémique dans leur pays ; risl’appelient gofffec, gwo^dffec ou koliurn.

La figure que prennent les cheveux ens entrelaçant > & le plus ou moins d etenduede cet entrelacement , ont donne lieu a unedistinction astez futile du plica en maie &femelle ; le plica mâle consiste dans des es-paces de cordons fort ferres , fermes, enforme de spirale , par les différens contoursde cheveux, & qui pendent le long du dos.D ans I e plica femelle tous les cheveux dres-ses , repliés & entrelacés , couvrent entière-ment la tête comme un chapeau ; ils pré-

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sentent par-làun spectacle horrible & dé-goûtant. Quoique cette maladie puisse êtreregarcee comme propre aux cheveux , onsa quelquefois observé affecter le po : l quicouvre les autres parties du corps. M. JeanPaterson Ham a inséré dans les mémoiresdes curieux de la nature , ann. 3 . obferv.ízi. l’observation curieuse d’une femmequi avoir les poils du pubis d’une aune &demie de long Lc affectés d’un plica considé-rable ; elle étoit obligée de les rouler autourde sa cuisse pour empêcher qu’iîs ne traînas-sent par terre. Seanert prétend que cettemaladie n’est pas particulière aux hommes.,& qu’eile attaque aussi les animaux , & sur-tout les chevaux ; il raconte qu’un officiermena de Hongrie à Dresde , un cheval quiportoit un plica au col qui lui pendoir jus-qu’aux piés,

Cette maladie singulière s’annoncc ordi-nairement dans les hommes par un abatte-ment extraordinaire, par des douleurs vivesdans tout le corps, dans les membres, lesjointures , la tête ; les os paroillent brisés,le visage est pâle, défait, un bourdonne-ment incommode fatigue continuellementles oreilles ; il survient quelquefois des con-vulsions , les membres se contournent, ledos est recourbé , le malade devient bossu ;après ce premier temps, une partie dessimptómes disparaît, 6c toute la force dumal semble se porter à la partie extérieure& chevelue de la tête, une sueur abondantedécoule de cette partie , de petites écaillescomme du son s’en détachent, les cheveuxgrossissent, s’alor.gent rapidement ; ils de-viennent gras, onctueux , sales , fétides.Souvent alors ils sont infectés d’une quan-tité innombrable de poux. P 6 ye^ MAL PÉ-DICUL AIRE. Ils fe crêpent ensuite , se re-plient en divers sens", de leurs pores suinteune humeur tenace & glutineuse ; ils se col-lent l’un à l’autre , se compliquent, s entre-lacent & forment par ce moyen différenspaquets, cirri , presque solides & si forte-ment tissus, que tout l’artdumonde seroitvainement employé à les démêler & les dé-faire. Quelques auteurs ont assuré que danscet état les cheveux fe gorgeoient de sang& en laistòient échapper , lorsqu’on les cou.-poit ou racloit, quelques gouttes, & mêmedans certains cas une quantité considérable»