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sujet d u roi ou naturalisé françoîS, & avoirfait quatre ans ^'apprentissage , & le chef-d’œuvre prescrit par -les jurés.
Les fils de maître font exempts d’appren-tiílage & du chef-d’œuvre, pourvu qu’ilsaient travaille du métier pendant deux anschez leur pere, & font reçus fur une simpleexpérience.
Les apprentis qui ne font point de Parisne peuvent être admis à la maîtrise qu’ílsn’aient justifié de leur brevet d’apprentif-fage, & travaillé à Paris pendant deux anschez les maîtres.
Les veuves peuvent, tant qu’elles fonten viduité, faire travailler & tenir bou-tique ouverte , pourvu qu’elles aient pourla conduite de leurs travaux un compagnoncapable.
Les maîtres plombiers font tenus de mar-quer de leurs coins tous les plombs qu'il svendent ou qu’ils emploient, & cette mar-que doit ctre appoíée avant que le plomblotte de leurs boutiques.
II est défendu aux plombiers de jeter duplomb fur toile, & de J’employer, nonplus que celui qui a vaste par le moulin.
PLOMBIERES, ( Géog. mod.) bourgde Lorraine , dans la Voge , & fans mu-railles ; i! est à 3 lieues de Remiremone,à 4 de Luxeulx , à 5 d’Eptnal, à 17 deNan ci, &á 15 au dessous de Langres, en-tre deux montagnes escarpées , fans ro-chers ni bois qui lui fervent de clôture.
11 est traversé par l’Eaug
grogne qui monda
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en 1771, L:s bains qui ont rendu Plom-bières renommé , font les eaux chaudes quisortent de ces deux montagnes. Il y ena de trois fortes, savoir pour le bain »pour suer, & pour boire 3 mais c’est - làl’objct d’un article particulier. II suffit dedire que Plombières est un lieu bas, étroit ,qui ne contient qu’une petite patoisse , &un couvent de capucins. On y trouve deuxgrands bains (1), le particulier qui est ou-vert , & ordinairement réservé pour lesfemmes, appartient aux chanoinesses deRemiremont > comme dames & patronesde ce lieu. Long. 24- lot. 47.38. {D. J.)
PLOMÉE , fi L ( Architea. ) selon le P.Derand, par corruption de plombée , estune ligne tirée à plomb.
PLOMMER , terme de Potier 4 e terre ,c’est la même ehofe que plomber , c’est-à-dirc, vernisser la poterie de terre , parceque le vernis se donne avec du plomb ,ou du moins des minéraux qui en tiennentlieu , & des drogues tirées de ce métal.
Les potiers se servent ordinairement àcet usage de Falquifoux ou plomb minerai,du plomb en poudre qui se fait en jetantdu charbon pilé dans du plomb en fission,& des cendres de plomb, qui ne font au-tre chose que son écume & ses scories.
PLOMG - RQNCO , ( Minéral. ) lesEspagnols appellent plomo-ronco le plus ri-che de tous les minerais d’argent qui setirent des mines du Chily & du Pérou ,le plus facile à exploiter , & qui coûte lamoins de fiais. 11 est noir & mêlé de
îe bourg & causa beaucoup de dommages
(1) La partie de la paroisse du Val-d’Ajol est du Diocèse de Besançon. En 1192, Ferri III ybaut un château pour ìaíurecti des baigneurs , & donn^ Plombières pour apanage au princeFerri son fils’. En 149 $ 1 un incendie consuma entièrement ce bourg. Les capucins s’y établirenten ití51. Le 12 mai 1682 il y eut un tremblement de terre considérable. L’hôpital (ut fondé en1401. Stanislas le Bienfaisant y a fondé douze lits pour ceux de ses sujets pauvres, que leursinfirmités obligeront d’y aller prendre les eaux. Comme ces lits ne sont occupés que pendantvingt jours par chaque malade , on y _en envoie cinq fois par an , ce qui multiplie les platesjusqu’au nombre de soixante. Ce bon roi a encore accordé d’autres grâces à cet hôpital, & enfait augmenter les bâtimens. On a travaillé par íes ordres à rendre plus praticable & moins roidela descente dans Plombières , dont les eaux minérales sont célébrés. On peut voir dans Expilly ,toni. ) p. 363, les qualités de ces eaux , & dans un ouvrage in- 4 0 . imprimé à Nanci , 1754,Ions le cure de Mémoire sur la. Lorraine, par M. Dunval , lieutenant-géne'ral de police à Nanci.II seroit à souhaiter que nous eussions de pareils mémoires pour routes les autres provinces dela France j la description en seroit alors des plus exactes & des plus complettcs. On y peutjoindre le vol, in-sol. de 400 pages des bienfaits publics de Stanislas. O11 ne peut lire ce recueilde fondariovs & d’établiílèmens , fans être frappé d’admiration & saisi d’attendriísement, à lavue d’un si grand nombre de monumens de religion, de magnificence, de sagesse & d’huma-mté.(C)
plomb ^