PO
ou montoit le crieur public pour faire fairesilence , étoit à côté. Plus loin il y avoir uncadran solaire, & au bout du Pnyce étoitUn temple dédié aux Muses. {D. j.)
P O
PO, LE , ( Géog. mod. ) en latin Padus ,Eridanus ; c’est le fleuve le plus considéra-ble d'Italie. II a fa source dans le Piémont,au marquisat de Saluces, dans le mont "V'ilo,& prend son cours en serpentant d’occidenten orient. Après avoir pailé la vallée du Pô ,une partie du marquisat de Saluces, il ar-rose le Montserrat, le duché de Milan ,coule entre îe Crémonoìs & le Parmésan ,traverse le duché de Mantoue, entre dansVétat de VEglise , òc se jette enfin dans legolfe de Venise par plusieurs embouchures.Le Tasse parlant de la rapidité avec laquellesi se rend dans la mer, dit en poète de gé-m e , au’il semble porter la guerre , & nonPas un tribut à la mer :
E pare
Gbe guerra porti , e non tributo al mare.
appelle purpweum le golfe deni ' e °ù le Pó se précipite. On sait quej f lrei,r 'i ne signifie pas toujours la couleurficatiorwP ' à qu’iî a quelquefois la signi-pelie l’E -‘d Candl ^ um ' L e même poète ap-
Gemina aurat Us Taurino
cornua cornu.
C’étoit peut-être ainsi qu’on représentoitce fleuve à cause des nombreux troupeauxde bœuf qui pailsoienc sur ses bords , & quienrichissoiçnt le pays. Dryden en a fait unebelle peinture :
There Pô fi r ft issues from hìs dark abodes ,■Aud au/ful in his cradle , ruiez the floods ,Tu/o golden horns on hìs large front he wears ,And his grim face a buis s ressemblance bears :With'rapid eourfe he seek the sacred main ,And fat tens as he runs the fruìtj'ul plain.
Un savant de Vacadémie des Belles-Let-tres de Paris » prétend qu’il y avoit deuxfleuves quiportoient le nom à’Bridan, l’unen Italie, Vautre en Allemagne, qui est laTome X X Fl.
P O C Z2I
Vtflule. 11 fonde son opinion fur l’ambre quequelques auteurs anciens on dic se trouversur les bords de PEridan. Mais cela vient dece que les négocians d’Italîa faisoient venirl’ambre du nord \ & Pembarquant fur le Pôpour le transporter dans la Grece par lamer Adriatique, les Grecs s’imaginerentqu il croiílòit sor les bords de ce fleuve.(D. J.)
POA , ( Sotan. ) tiom d’un genre deplante graminée, dont voici les caractères,dans le système de Linnams. Le calice estune balle contenant plusieurs fleurs dispo-sées en un épi oblong ; la fleur est forméede deux pieces ovales, pointues, creuíes ,appîaties & fans barbes ; les étamines sonttrois filets capillaires ; les anthères sont fen-dues á leur extrémité ; le germe du pistilest arrondi ; les stiles sont chevelus & re-courbés ; les stigmats font aussi très-fins ;la fleur adhéré fermement à ia semence, &ne s’ouvre point pour la laiísor échapper ;cette semence est unique, oblongue, poin-tue aux deux bouts, & en quelque maniéréapplatie. Línnaû gcn. plant. p. ao.
POAILLIER, f. m. {terme de Fondeur.)grosse píece de cuivre , dans laquelle portele tourillon du sommier de la cloche qui latient suspendue en Vair ; da-là on a appelépar extension ou figurément poaìllier , îeclocher d’une église. On a auffi appelé au-trefois pouaillier , la liste ou inventaire detous les bénéfices de France , d’où est venupar corruption le mot de pouillé des bé-néfices.
POCATSJETTI, f. m. {Satan, éxot.)
nom qu’on donne dans l’Hortus malabaricus ,à un petit arbrisseau du Malabars. Les ha-la i tans emploient ses feuilles pour décergerles ulcérés , & preparent de la racine pulve-risée & mêlée avec de Unifie , un onguentpour la gale. { D. J.
POCHE j POCHE-CUILLIER, voyeçPalette.
POCHE , f. f. en gênerai sac, OU sachetde toile ou de peau où Von enferme quelquechose. Voyelles articles suivant. Nos vestesnos culotes, nos surtouts', ont des pochas*quelquefois doubles & triples ; ] es unes oourles mouchoirs, les clés ; les autres pour les
choses précieuses, comme étuis tabatso-
«s.qu'onMvmpasIa^riXccIi:.-
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