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Tome vingt-sixième.
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POE

flous ne voyons ni n’entendons rien parnous - mêmes directement, où tout nousest raconté.

Aut agìtur res inscenis , aut aclarefertur.

Si de ecs deux especes on en forme unetroisième qui soit mixte , c’est-à-dire mê-lée de l’épique Lt du dramatique , où il yait du spectacle & du récit ; toutes les ré-glés de cette troisième espece seront con-tenues dans celles des deux autres.

Cette division , qui n'sst fondée que furla maniéré dont la Poésie montre ies objets,est suivie cVune autre qui est prise dans laqualité des objets mêmes que l'on traite laPoésie.

Depuis !a divinité jufqu'aux derniers in-fectes , tout ce à quoi on peut supposer de1 action , est soumis à la Poésie , parce qu’il1 est à limitation. Amsi, comme il y a desdieux , des rois, de simples citoyens , des“ er gers , des animaux , & que fart s’estù les imiter dans leurs actions vraies ou^'stmblables , il y a auffi des opéra , destN > des comédies , des pastorales ,dont aP ^°® ues ’ à c'est la seconde divisionsoiK r ct Ue membre peut-être encoreiVl fé , selon la diversité d es objets,

quoique da-,,. ,

Ces e meme genre.

•stvîf. &■ j 1 Ver fe s especes de poèmes ont leurììlur leurs «Ries particulier.

egîes particulières dont il estarticle : c’est affez d’ob-

parlé lotis chaque _

server ici que tous les poèmes font desti-

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nés à instruire ou à plaire , c’est-à-dire que.dans les uns hauteur se propose principa-lement d’instruire , & dans les autres deplaire, fans qu’un objet exclue ! autre. E u-rile domine dans le premier genre , Pagre- |ment dans le second ; mais dans Fun futile ja besoin d’ètre paré de que'qu’agrèment j& dans Pautre P agrément doit être soutenupar futile , fans quoi le premier paroît dur,sec & trille, l’autre fade , insipide & vide.(D. L)

Observations fur les caractères propres au styleordinaire à celui de f Eloquence , & à çelui

de la Poésie-

II y a bien long-temps que l’on chercheL donner une définition du poème , & a

POE

tracer les limites exactes qui séparent lesperfections de ì’éioquence de celles de lapoésie. Suivant Aristote , la mesure desvers ou le style prosaïque ne distingue passuffisamment Phistorien du poète ; car, ditce philosophe , quand on mettroit Héro-dote en vers , on ne feroit pas de son ou-vrage un poème. Ces deux especes de pro-ductions diffèrent eísontieilement en ceque dans les unes on raconte les chosescomme elles ont été , & dans ies autrescomme elles auroier.t pu être. Ari/t. po ^Depuis qus ce docte Grec a mis cettequestion iùr le tapis , & l’a résolue le mieuxqu’il a pu , on P a renouvelles des milliersde fois, & cependant elle est presque tou-jours demeurée, au moins en partie , indé-cise. Ceux-là peut-être ont touché ie plusprès du but , qui ont dit que le poème estun discours parfaitement propre à exciterle sentiment , ou comme s’cxprime M.Baumgarfen , Pojrna est fenfitiva oratio per-fcêa. Cependant cette définition n’est pascomplette, & ne détermine pas suffisam-ment le caractère distinctes du poème, parcequ’il reste quelque chose de trop indéter-miné & de trop vague , dans Pidée de cequ’on nomme parfait.

La chose ne sauroit après tout être au-trement ; car le discours ordinaire, tel quel’oratcur Femploie , & celui qui est mis enœuvre par 3e poète , produiíènt des ou-vrage*. qui diffèrent plutôt en degrés , quepar des caractères essentiels qui en fassentdes especes réelles. Or , dans des sujetsde cette nature on ne sauroit marquer leslimites où les especes commencent, & cel-les où elles ceísont. Cela est auffi impossi-ble que de dire quelle est Pannes ou lejeune homme entre dans Page viril, & celleoù Phomme fait passe à la vieillesse. Ainsil’on ne doit pas être étonné , s’il existedes ouvrages fur lesquels on est embarras-sé de dire s’ils appartiennent à l’éloquenceou à la poésie. ,

Nous allons cepenaant essayer d’indi-quer , avec autant de précision qu’il R0USíèra possible, les caractères propres au styleordinaire, à celui de 1 éloquence, & à celuide la poésie.

. L f scouts ordinaire est un simple ré-atdes enosespour les présenter, tàqust