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'maux de tête ; en un mot, si on sent tropde chaleur , il est utile de se faire raser lescheveux ; il faut s’en donner garde à cequ’on dit dans le plica , parce que la liqueuroui se consumoit en cette moelle superfluede cheveux , croupit, rentre, & va atta-quer les yeux & autres parties nobles , &les es mêmes. Et cette théorie est fondée,ajoute- 1 -on, fur l’expérience. Un auteurparle d’un moine aveugle qui se guérit ense faisant faire la barbe, sans la laisser jamaiscroître, suivant sa coutume. Est-il bienvrai que les poils soient entre chaque partie,comme autant de piquets faits pour les te-nir séparées & ne pas troubler leurs fonc-tions ? de crois plutôt qu’il n’y a aucunspoils , où le tact est très-fin, où l’on fussouvent, & où par conséquent l’arrange-ment des papilles & des vaisseaux cutanésest fort nécessaire. L’homme a-t-il eu despoils , pour se couvrir comme les bêtes,quand la société lui refusoit d’autre habit ?je le crois an pubis comme à Tanus, cetteintention de la nature me paroît évidente.Spigel a observé autrefois , que le dos desbrutes & la poitrine de l’homme font cou-verts de poils ; chacun pour se garantir desinjures de la pluie & des vents qui agis-sent toujours plus fur ia poitrine de Thom-me que fur le dos.
Poil , ( Annat. ) les poils contre nature,-qtson trouve quelquefois en diftérens en-droits du corps dans les parties intérieuresde Phomme, ne se nourrissent point com-me les poils de la peau ; il n’ont point deracines ; ils ne font point adhérens aux par-ties ; ils y sont simplement collés, & on lesen détache facilement. Enfin , on lestrouve dans des parties greffes , ou con-fusément mêlés avec une matière onctueuse.Ainsi Torigine de ces poils pourroit bienêtre une matière grasse & onctueuse,.quiayant séjourné dans des follicules, s’épaiffitau point nécessaire pour faire des brins velusou soyeux , lorsque cette matière a été filéepar des trous excréteurs, ou par des pores.(D. J.)
PoiL, (Science miferocop.) Maîpighi atrouvé que les poils des animaux étoientcomposés d’un grand nombre de tubes ex-trêmement petits; c’est en examinant la ’crinière & la queue d’un cheval, & les soies :
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i d’un versât , v qu’il a fait cette découverts.'; On distingue fort aisément ces tubes ver*
: le bout des poils où ils paraissent plus ou-verts , & il en a quelquefois compté plus devingt. Dans les pointes des hérissons quifont de la rature des poils , il uppercut cestubes fort clairement, & il y vit des valvules& des cellules médullaires.
11 y a aussi dans les poils de plufieurs ani-maux , des lignes , qui dans les uns sonttransversales, dans les autres spirales, & <!ccouleur noirâtre. Les poils d’un rat sont decette espece ils paraissent comme s’ilsavoient des articulations semblables à cellesdel’épine du dos ; ils ne sont pas unis, maisdentelés par les côtés, & terminés par unepointe d’une finesse inconcevable. Les poilsdu ventre sont moins opaques & plus pro-pres au microscope.
Les poils des hommes, des chevaux , desbrebis , des cochons, &c. font composés defibres creusées en tubes, longues & min-ces , ou de plus petits poils entourés d’un sécorce ; par ce moyen un poil fendu paroîtsemblable à un bâton qui s’est rompu enfrappant ; ils ont des racines de différentesfigures en différens animaux; ils s’alongentpar impulsion , & sont plus épais au millionqu’aux deux bouts.
Les poils des cerfs indiens font percés dspart en part; ceux des cerfs d’Angleterreparaissent couverts d’une écorce écailleuse.Les moustaches des chats, coupées en tra-vers , ont quelque chose au millieu qui resi' semble a la moelle du sureau. Les pointesdu porc-épic ou du hérisson , ont aussi unsmoelle blanchâtre & étoilée ; & le poil d el’homme coupé de la même maniéré , pré-sente une grande variété de vaisseaux q ulont des figures fort régulières.
Les poils tirés de îa tête, des sourcils,des narines, de îa main , & des autres par-ties du corps paraissent dissérens, tant dansles racines, que dans les poils même ?^varient comme les différentes especes d’ uBmême genre de plante (D. J.) .
Poil DES INSECTES, (Scienc. mìcrofiop■)On trouve plusieurs especes d’inssctes ss ulfont revêtus de poils ; quelquefois très- visi-bles , & quelquefois si fins qu’on ne P ell ^ svoirqu’ál’aide d’une bonne loupe.Lesinsíctj-' 5n’ont pas de poils dans toutes les parties e