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sert à en défendre la partie qui s’avancequand il marche dans des chemins pierreux,ou dans le temps de gelée. Quand il y avoitquelqu’endroit chauve ou dégarni, ou quele poil y étoìt trop court , les anciens ma-réchaux avaient coutume de le laver avecde surine d’un jeune homme , & ensuiteavec une lessive de chaux vive, de céruseà de lítharge. Les modernes ont plusieursméthodes différentes : les uns lavent cesparties avec une décoction de racine d’al-théa ou de guimauve , les autres avec dulait de chevre , dans lequel on a broyé deFagrimoine. Quelques-uns frottent les par-ties avec de la semence d’ortie pilée, avecde seau de miel & du sel ; d’autres les bas-sinent avec du jus d’oignon ou de rave ;d’autres avec une compoíition d’alun , demiel, de crotte de chevre , & de sang deporc ; d’autres avec la racine de lis blancsbouillie dans l'huile: d’autres avec du gou-dron , de l’huile d’olives & du miel ; &d’autres enfin avec des coquilles de noix pul-vérisées , & mêlées avec du miel, de l'huiie& du vin.
Pour ôter le poil de quelqu’endroit, ony applique un emplâtre fait de chaux vivebouillie dans seau , auquel son ajoute dsl'orpiment.
La largeur d’un poil fait la quarante-huitieme partie d’un pouce, en sait demesure.
Poil planté ou poil piqué , se dit quand onvoit le poil du cheval tout droit, au lieud etre couché à son ordinaire , c’est signeque le cheval a froid , ou qu’il est malade
Foil lavé, voye{ LAVÉ. Souffler au poil,
voje^ Souffler.
Avoir toujours f éperon au poil , se dit ducavalier qui picote sans cesse le poil de soncheval avec les éperons , ce qui est un dé-faut.
Poil DE laine, ( Plumaffier .) duvetque fournit l’autruche : il y en a de deuxsortes, l’un fin & Pautre gros > dont le pre-mier entre dans la fabrique des chapeauxcommuns , & l’autre sert à faire les lisièresdes draps blancs les plus fins, pour êtredestinés à teindre en noir. (D. J.)
Poil de velours; on appelle poil deyclours, la chaîne qui sert à faire la barbe
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' du velours. Foyer FABRIQUE DE VE”; LOUES.
Poil des étoffés en foie S* en dorure ; oUappelle poil des étoffes de foie , la chaîne q ulsert à faire le figuré des écofRs où l’onen a besoin, ou celle qui sert à lier les do-rures.
POIL , terme de Fauconnerie ; mettre l'o>-seau à poil, c’est le dresser à voler !e gi-bier à poil.
POILLIER , s. m. ( Archìttcl. ) grost®piece de fer qui porte la fusée & la meui edans un moulin ; c’est fur cette piece qu®pose la poilette, qui est un vaisseau de grosfer da is lequel on me t !a graisse. ( D. J-)
PO! L VACHE , ( Gcogr. ) grande sei-gneurie des Pay i -Bas Autrichiens, dans 1 ®comté de Namur , aux Bords de la Meuse :c'est la premiere des douze pairies du comte,mais c’est le souverain qui la possede : ell®avoit autrefois une ville de son nom , dsmême qu’un château tròs-fort, que Marie ycomtesse d’Artois, racheta de la maison deLuxembourg , dans le XV e siecle , & donton ne voit plus aujourd'hui que les ruines.( D. G. )
POINCILLADE , f f. poinciana , (Hist-nat. Bot. ) genre de plante dont la fleur estcomposée ordinairement de cinq pétales dis-posés en rond , & au milieu desquels il y?une touffe d’étamines' recourbées. Le pistilfort du calice qui est divisé en cinq feuilles,dont l’inférieure est crochue & pliée engouttière ; ce calice devient dans la fuiteune silique aplatie & dure , qui s’ouvre endeux parties, Sc qui renferme des semencesarrondies, minces & séparées les unes desautres par des cloisons. Tournefort, infl-reì herb. Vo-yei PLANTE.
Ce genre de plante , remarquable par l abeauté de ses fleurs, est \q fr ut ex pavoninus ?five crista pavonis, de Breyxius , cent. j.acacia orbis americanì altéra, flore pulcherri-mo , hort. reg. Paris. Erythraxylon indicé*minus , fpinofum , colutce foliis , Jlliquisgufiioribus , flore ex luteo & rubro cleg& atervariegatis , Parad. bat. prodr. 333. .,
Cet arbrisseau étranger a six ou sept P ieSde haut. Son écorce est unie & purpurm ependant qu’il est jeune. Ses feuilles so ,lCoblongues , attachées plusieurs fur une cotede couleur purpurine, & toutes armées dan