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Tome vingt-sixième.
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qu il vaut toujours mieux le transplanter enautomne , la reprise en est plus assurée quequand on attend le printemps ; & il pousseVl goureuièment dès la premiere année : cequi est avantageux pour disposer la direc-tlon des jeunes arbres. On peut donner ^oou 24 piés de distance à ceux qu’on veut^lever à haute tige ; n ài; à ceux qsson* e propose de former en buisson , & 10 ouJ 2, pour ceux qu’on destine à l’espalier : c’esta qualité & la profondeur du terrain qui doiton décider.

. Le poirier souffre très-aisément la tail-, i on peut lui couper en tout temps &a tout âge des branches d une grosseurU^oyenne fans inconvénient. II faut taillerd^s Pautomne les arbres foibles , & atten-te le printemps pour ceux qui font tropv ,!goureux. On ne taille les arbres de haute5?§e que les premieres années, pour en*_ a Çonner la tête ; ensuite on se contented oter le bois mort & les branches surabon-dantes ou nuisibles. Pour donner une belledupoíìtion aux arbres que l’on veut mettre? n espalier , ceux qu’on destine à remplir? haut de la muraille, doivent avoir uneJ?§e de 5 à 6 piés ; à l’égard de ceux quiot>t destinés à garnir le bas, il faut les te-*V r tout près de terre. Ensuite on doit di-^§er de part & d'autre une quantité fus-ante de fortes branches à distances à-peu-Ptes égales pour former exactement l’é-v ?ntail, ensorce qu’il n’y ait aucun vide ,d 1 branches qui se croisent ; enfin que le° ll t luit arrêté à sa juste place pour don-r er aux arbres l’agrément de la forme , &Jj? Ptcparer à une production utile. On s’ap-Phqug á ménager le cours de la seve , dej ai dete qu’elle agisse également sur toutesoranches. On retranche, ou on accour--t celles qui se nuisent, qui se croisent,relancent trop, & qui font inutiles oue ectueuses ; mais on laisse plutôt les bran-ches se croiser que de souffrir un vide.

yuant aux arbres que l'on veut formeren buisson , la beauté de cette figure con-hste a ce que la tige soit fort basse, le group-Pe du buiíton parfaitement arrondi, exac-tement évidé dans le milieu , & bien for-5^ en vase , à ce qu’il ait une égale épais-st Ur , à ce qu’il soit garni uniformément3GS son contour, & à ce qu’il ne s’éleve

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pas à plus de 6 ou 7 piés. Au surplus, com-me en cherchant / agrément des formes,onne doit pas perdre de vue futilité qui peuten résulter, l’attention du jardinier doitausti se porter à ménager la taille de façonqustl laisse sur les arbres une quantité defruit relative à leur force & à leur éten-due. On n entrera pas ici dans le détail desréglés que 1 art du jardinage prescrit pour^exactitude de la taille , Ja nature de cetouvrage ne le permet pas. Voy. l e m otTaille.

L’accroissement du poirier est plus lentque celui du pommier , mais il est bienmoins difficile fur la qualité du terrain ; ilest de plus longue durée , & son bois a plusd’utiìité.

Le bois du poirier sauvage est dur , pe-sant, compacte, d’un grain très - fin, &d’une couleur rougeâtre. II prend un beaupoli, & n'est point sujet à être piqué parles insectes. Les charpentiers l’emploientpour des jumelles des presses & pour lesmenues pieces des moulins. II est recher-ché par les Menuisiers , les Tourneurs, lesEbénistes, les Luthiers, les Graveurs enbois & les Relieurs délivrés. Ce bois prendsi bien la couleur noire , qu’il ressemble àl’ébene , & qu’on a peine à les distinguerl’un de l’autre ; mais il a le défaut d’être unpeu sujet à se tourmenter, il n’est passi bon à brûler que celu’ du pommier.

En exprimant le suc des poires , on faitune boisson que l’on connoît fous le nomde poiré ; elle est assez agréable dans lanouveauté , mais elle ne se conserve pasaussi long-temps que le cidre. Le marcdes poires peut servir à faire des mottes àbrûler.

Nul genre d’arbres que l’on connoisse ,n’a produit dans ses fruits autant de varié-tés que le poirier. Nos jardiniers Iran coisqui ont écrit fur la fin du dernier siecle ,font mention de plus de sept cent sortesde poires qui ont pour le moins quinze centnoms françois ; mais il y a bien du choix àfaire , si l’on ne veut que de bonnes poires :celles qui paííent pour avoir cette qualité,vont tout au plus au nombre de quarante 'on en compte autant qui ne íbnt que mé-diocres , toutes les autres ne valent guere. mieux que ia plupart de celles que l’on