5$2 î P o L
teindre'leurs mains pacifiques d u sang deleurs enfans , en les condamnant à la mort.II n’y a dans toute la Pologne que trois ouquatre villes qui puissent posséder des ter-res ; & quoiqu’on soit accoutumé à voirdans l’histoire de ce pays le malheureuxfort des paysans , on frémit toujours encontemplant cette dégradation de l’hu-manité , qui n’a pas encore cédé au chris-tianisme mal épuré de ce royaume.
La puissance souveraine réside dans îanoblesse ; elle est représentée par ses non-ces ou députés dans les dictes générales.Les loix se portent dans ses assemblées, &obligent le roi méme,.
Dans l’intervalle de ces parle mens deîa nation , le sénat veille à f exécution desloix. Dix ministres du roi , qui font lespremiers officiers de la couronne , ontplace dans ce conseil, mais n’y ont pointde voix. Les rois de Pologne en nommantà toutes les charges , peuvent faire beau-coup de bien , & pour ainsi dire , point,de mal. ■ ■
Le gouvernement est en méme temps^monarchique & aristocratique. Le roi,j.e sénat à la noblesse forment le corps’de Ia république. Les évêques, qui font’au nombre de quinze fous deux archevê-ques , tiennent le second rang , & ont lapresséance au sénat.
On vojr. dans ce royaume des grandspartageant la puissance du monarque , &Vendant leurs suffrages pour son élection.& pour soutenir leur pompe fastueuse. Onme voit en même íemps point d’argentdans le trésor public pour soudoyer lesarmées , peu d’artillerie , peu ou pointde moyens pour entretenir les subsides;une foible infanterie , presqu’aucun com-merce : on y voit en un mot une imageblafarde des mœurs Lc du gouvernementdes Goths.
En vain îa rologne se vante d’une no-blesse belliqueuse , qui peut monter à che-val au nombre de cent mille hommes : ona vu dix mille russes, après sélection duroi Stanillas, disperser toute la noblessepolonoise assemblée en faveur de ce prin-ce , & lui donner un autre roi. On a vud.ans d’autres occasions cette armée nom-
P O L
breuse monter à cheval , s’aíîembl sr ’ ^révolter , se donner quelques coupssabres, & se séparer tout de suite.
L’indépendance de chaque gentilh 001 ■est l’objet des loix de ce pays ; & ^ ^en résulte par leur liberum veto , est 1 vprelíxon de tous.
Enfin ce royaume du nord de 1rope use si mal de sa liberté & du drqu’il a d’élire ses rois , qu’il sembleloir consoler par-là les peuples sessins , qui ont perdu l’un & l’autre deavantages.
Pour achever complettement le ta ^ e %de la rologne , il ne nous reste <3 .crayonner les pr.ncipaux d’entr’eu*. pl’ont gouvernée depuis le vj. siécle ) u ^qu’à ce jour. Dans ce long espa cetemps elle compte des chefs intellig er ' gactifs & laborieux , plus qu’aucun. aU . 2état ; & ce n’est pas le hasard quidonné cet avantage , c’est la nature ^sa constitution. Dès le xiv. siecle e>fait ses rois : ce ne font pas des en*qui naissent avec la couronne avant 3d’avoir des vertus, & qui dans la ^ij e [rité de l’âge peuvent encore sommaifur le trône. ,Un roi de pologrii .payer de fa personne dans le sénat, û gles dietes , & à la'tête des armes* v.l’on n’admire que les vertus guerrier ^îa Pologne peut se vanter d’avoir eUgrands princes ; mais si l’on ne veut c °ter que ceux qui ont voulu la rendre Pheureuse qu’elle ne l’est , il y a beau cà rabattre. ^
Leck la tirades forêts & de larante , pour la fixer & Ia civiliser- ^toire ne nous a pas conservé son cí f 0 fl-tere , maison fait en général que ,dateurs des empires ont tous eu de l a& de l’exécution. , nI ií
Cracus, dans le vij. siecle , seur n ^les premieres idées de la justice, e ^blissânt des tribunaux pour décider - 0 {jférends des particuliers. L’ordre rcgla licence diminuoit. Cracovie idO“* c ■nora long-temps son tombeau : c eC °palladium. rtl i ef
Au jx. siecle, Piast enseigna se pSla montrant dans hii-même : ce "