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^ Ul convient le mieux aux pommiers : ils? e croissent pas íì bien dans les terres0r tes , & leurs fruits n’y ont que peu de, & ils viennent mal dans les terres^blonaeuses ou trop pierreuses n. M.-L'bamel du Monceau dit qu’un terrein, profond , un peu humide est leMeilleur pour le pommier : on sent que^jîjgré la différence des termes , on peuta uement concilier ces deux auteurs. LesOutres auteurs du jardinage , plus occu-L es des potagers , où la terre est ordinai-jertient factice , que des vergers , ne par-ie ntpa s de l’efpsce défalqué le pommierRéféré. Le pommier fur paradis demandeetl général des terres plusJégeres que le-Pommier fur doucin & fur franc. Nous^ «vons cependant qui portent de très-eaux fruits dans une terre rouge assezîorte.
La distance qù’on doit mettre entre lesJaurès dans les vergers , est un articlelen plus important qu’on ne pense : le'Pommier qui étend prodigieusement sestanches , en demande fur - tout uner? s ~grande, & l’on peut dire en géne-qu’on les plante en France beaucoupy°P près les uns des autres ; il faut non&ll letnent que le soleil puiífe toujours^braiser , pour ainsi dire , de ses rayons,c ° ut: e la touffe d’un fruitier , il faut en-î) ° re qu’il pénétré la terre à son pi'ed :Y°us connoistbns nombre de vergers oùe q branches s’entrelacent , où la terre" bans cesse ombragée , ils ne donnent3 !?® <bs fruits sens couleur & fans goût.A 1 *Â er ^ un ancien auteur anglais M.usten , demandent entre les pommiers
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à 180 pieds de distance : écoutonstaisons qu’en donne le dernier. « Les
n ar bres bien espacés deviennent infini->j plus gros & deux gros arbres qui„ a étendent fans obstacles, portent plus^ ,r e fruits que cinq ou íix de ceux qui„ ont ferrés, d’ailleurs les fruits en font>3 a S beaux & meilleurs ; mais ce qui» j o sl core plus important, en plantant,z , es fruitiers ( & fur- tout les pommiers )d a o ne gtande distance , on fera à-peu-„ Jo mème profit de la terre que»> j 1 n ’y avoir point d’arbres plantés :a charrue y aura par-tout un libreTome XXVL
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» accès i on pourra y cultiver des grains," des légumes, &c.
Un autre auteur anglois nommé Law-fon, donne les mêmes conseils, & les appuiedes memes raisons auxquelles il parolequ’on doit fe rendre. Thomas Hitt fecontente de quarante pieds , qui est fansdoute la distance convenable lorfqn’oàne fe propose pas d’enscmencer la terrefous les arbres. Ce dernier auteur donnedans fa derniere section d’exceilens avisfur la plantation , la préparation & lsen-tretien des vergers , les remedes qu’il in-dique pour rendre fertile tel arbre qui nedonne que peu de fruit, en remontantpour chaque cas aux différentes causesde cette stérilité , nous paroiísent aufSbons qu’ils font nouveaux pour la plupart.Ne soyons pas honteux de prendre desAaglois des leçons fur les vergers , puis-que les leurs & fur-tout ceux de la pro-vince d’Hertfod, font les plus beaux damonde.
Souvent les pommiers demandent del’engrais ; le fumier est de tous le moinssain. Mortimer conseille le sang de laboucherie. Thomas Hìtte préféré la terrebrûlée , mêlée de cendre & de terreneuve. Tout ce qu’on peut dire de plusgénéral , c’est que chacun doit choisiti’engrais qui convient ie mieux à la qua-lité particulière du fol : quel qn’iì soit, ilne faut pas íe mettre au pied de l’arbre ,comme on fait d’ordinaire , mais l’étcn-dre dans un pourtour considérable, afinque les racines latérales en profitent ; encertains endroits on est dans l’uíage dedéchausser les fruitiers avant l’hiver ,pour que la gelée ameubli ’e la terre àl’origine des racines. Cette pratique peutavoir son avantage dans les terres fortes,mais c’est un grand abus &. dont il ré-sulte les plus funestes effets, que de lais-fer venir une prairie fous un verger: ilfaut le tenir tout entier en labour & enengrais , ou pour le moins cultiver àcamender dans le sens des rangées unebande de terre de dix ou douze piedsde large.
On fait quel ravage font fur les pom-miers certaiues petites chenilles dont o*
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