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Tome vingt-sixième.
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inférieures, firent sauter les coins des boisqui les retenoientaufond ; ces bords furentfur le champ conduits à flot à leur destina -rion entre deux grands bateaux , les pointesen 1 air, pour palier l’hiver dans l’eau &pouvoir servir sur de nouveaux fonds auxpiles qui restoient à fonder.

A peine ce travail fut il exécuté qu’onfit approcher le long de la pile deux grandsbateaux chargés de grosses pierres , aveclesquelles on remplit rout Pefpace restantentre la maçonnerie de la pile & les pieuxd’enceinte, jusqu’à environ quatre piés fousl’étiage , pour fe trouver à peu près à l'af-fleurement de la digue faite à l’extérieur-dont on a parlé précédemment.

Telles font les diftérentes opérationsqu’on a faites jufqu’â ce jour pour la fon-dation de cinq piles du pont de Saumur fansbatardeaux ni épuifemens ; il suffit d’avoirMais en usage cette façon de fonder pour seconvaincre de ses avantages: la certitudequ on a de réuíîìr dans une entreprise decette conséquence , l'avantage de descen-dre les fondations à une double profon-deur, Pemploi de tous les matériaux auprofit de l’ouvrage & fa plus grande soli-dité ne sont pas les moindres avantagesqu’on en retire ; l’expérience de plusieursannées a fait connoître qu’il y a la moitiémoins de dépense qu’en faisant usage desbatardeaux & des épuifemens.

De/cription de la machine à scier les pieux.Cette machine est composée d’un grandchâssis de fer , qui porte une scie hori-zontale ; à 14 piés environ au dessus dece châssis, est un assemblage ou échaffaudde charpente, fur lequel fe fait la manœu-vre du sciage , & auquel est suspendu lechâssis par quatre montans de fer de18 piés de hauteur, portant chacun uncric dans le haut, pour élever & baisser cechâssis suivant le besoin.

Ce premier échaff ud est porté sur undes cylindres qui roulent fur un autregrand échassaud , traversanc toute la lar-geur de la pile , d’un côté à Pautre decelui d’enceinte ; ce grand échaffaud portelui-même sur des rouleaux , qui fervent àîe faire avancer ou reculer à mesure qu’onscie Le s pieux , fans qu’il soit besoin deit biaiser en cas d’obliquité de quelques

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pieux , îe petit échaffaud auquel ost nu-pendu la machine , remplissant aisémentcet objet au moyen d’un plancher mobil®que l’on fait au besoin sur le 8 raníJéchaffaud.

On doit distinguer dans cette machin®deux mouvemens principaux ; le prennesqu’on nomme latéral , est celui du sciage»le second , qui se porte en avant à messinqu’on scie Ie pieu , & peut néanmoin*revenir sur lui-même > est celui de ckajfcrappel.

Le mouvement latéral s’exécute P atdeux leviers de fer , un peu coudés ifleurlóngeur , portant à une de leurs extrc*mités un demi-cerde de fer recours tauquel est adaptée une scie horizontal »les points d’appui de ces leviers s° nCdeux pivots reliés par une double entr e “toise, distans l’un de l’autre de 2.0 pouces,»lesquels ont leur extrémité inférieure enca*'trée dans une rainure ou coulisse ,facilite Ie mouvement de chaste & de rapp^'bainsi qu’on l'exprimera ci-après. Us l° nsoutenus au deíïùs du châssis de sec Pjsune embasé de z pouces de hauteur, &déchargés à leurs extrémités par quatr®rouleaux de cuivre. ç

Ces leviers font mus du dessus de Péchai'saud supérieur par quatre homtn®* *appliqués à des bras de force attaches ades leviers inclinés, dont le bas est arrsf®fur le plateau , & fur lesquels estla base d’un triangle équilatéral , du”le sommet est arrêté au milieu d’une tra verhorizontale. ,

Cette traverse qui embrasse lesmirés des bras de leviers de la scie, f e , ffbreve dans une coulisse de fer pratiq liedans le châssis , ou portant fur des r .° ^seaux , elle va & vient , & procure ain ^à la scie le mouvement latéral, au si 10 ^des ouvertures ovales formées à 1 al j fextrémité defdits bras de levier qu 1permettent de s’alonger & de fe raccmU ^alternativement , suivant leur difì anCe ^centre de mouvement ; ces onveit j govales embrassent des pivots fixes ** sdemi-cercle de la scie dont nous aparlé , & portent dans le haut, aude plusieurs rondelles de cuivfc' nt . u,diaires, les extrémités d’un second