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Tome vingt-sixième.
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*noìns que le pont n’eût été d’une solidité,flui en suroît augmenté la pesanteur auPoint qu’il n’auroit pu être soutenu parJes eaux , & qu’il n’eût pas été possible de*2 construire facilement.

Mais ici tout cédant , seau dont ona Voit tout à craindre pour les machinesr pides , devient par fa réaction & son élas-tl cité, une force auxiliaire dont factione st mise à profit, & dont on a trompé lesc aprices en y obéissant.

Lorsque le poids agit fur le bateau , il^enfonce à mesure que le fardeau passe,e n s’avançant il se releve , & la chausséeîfiii s’inclinoit, s’approchc successivementde la ligne horizontale, devient horizon-tale , & s’incline. xEnsorte que le spectateur qui exami-tieroit la figure que prend successivementje pont , à mesure qu’un fardeau passe deJ une de ses extrémités à f autre , verroit*es travées s’incliner & se relever , & lePont entier jouer & comme serpenter.

Les mouvemens instantanés des far-deaux se réduisent donc à altérer successi-vement la figure entiere du pont , maisP°n à le rompre ; la chaussée suivant tou-jours 1’abaissement & le relevement desPieces des travées, les travées s’abaissant& se relevant toujours avec le bateau ,le bateau s’enfonçant plus ou moins,* e lon que le poids approche ou s’éloignePlus ou moins de son sommier supérieur.

Ponc le mouvementinstantané des eauxÇui naît de faction du fardeau , ne tendnj à rompre un bateau, ni à rompre leP°nt par le déplacement successif des ba-teaux ; ce déplacement ne consistant que«ans un enfoncement plus ou moins grandSue les biseaux , les ouvertures coniques,Jpoignement des madriers & l’arrondifi* e ment des sommiers supérieurs rendentPossibles fans aucun inconvénient.

3°. Les mouvemens instantançs du venttendent ni à rompre les bateaux, n i àProduire en eux un déplacement qui occa-®onne la rupture du pont.

, Si ces mouvemens se font selon le cours° e la rivière , alors les eaux en ont soule-ss e nc p! us d e vitesse, frappent avec plu s,

violence contre la proue du bateau ,

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' bandent plus fortetnent la cord e qui parti de son mât, & puis c’est tout.

Si ces mouvemens au contrait e font irré-guliers & croisent la direction des bateaux,

! je vais démontrer pareillement que leursefforts seront inutiles.

Car de ces mouvemens , les principauxfont ceux de tournoyement & de gonfle-ment.

Par le mouvement de tournoyementdes eaux, les bateaux font frappés enflanc , & par celui de gonflement, ils sontsoulevés.

Or je prétends que, soit que les eauxtournoyent , soit qu’elles se gonflent ,elles ne briseront ni ne déplaceront lesbateaux.

Les bateaux ne seront brisés ni par leseaux tournoyantes , ni par les ea ux subi-tement gonflées : c’est une des suites évi-dentes de la solidité de leur construction ,& de l’attention qu’on a eue de les arc-bouter en tout sens : reste donc à démon-trer qu’ils ne seront pas déplacés.

Ils ne seront pas déplacés par les eauxtournoyantes , car pour cet effet il fau-droit, i d. que les pieces des travées fussentdéplacées, ce qui est impossible , retenuesqu’elles sont par des goujons d’une forceinsurmontable , & au nombre de onze parchaque bateau ; 2°. que les diagonales &les attaches fe rompissent, & elles sontelles feules d’une solidité à résister aux ef-forts les plus violens.

Ils ne seront pas déplacés par les eauxgonflées , car voyons ce que peut produirece gonflement.

Ce gonflement tend à soulever un ba-teau ; or ce soulèvement est toujours pos-sible. II se fera précisément comme il seferoit fi le fardeau qui tient le bateauenfoncé , étoit supposé subitement anéanti.

Mais, me dira-t on , fi le gonflementétoit très - considérable , les pieces destravées venant alors à s’incliner vers lesbords du bateau , & les bords à s’éleververs les pieces des travées , le bateau pour-roit en être froisse.

Loin d’affoiblir cette objection , je vaisen doubler la force en faisant observerqu’eile a lieu , non-seu'ement par rapportau gonflement qui soulevé les bateaux fZzzz 2